‹ Chomedey de Maisonneuve: drame chrétien en trois actes; Samuel de ChaplainChapitre 12 sur 31 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

Tous les colons sur le théâtre, — (beaucoup ^agitation.)

Hébert, Primot, La vigne — {entrent en courant ^ arrivant de la forêt pour annoncer la nouvelle, ils crient). — Les Iroquois I les Iroquois !

DRAME GHRÉTISN 33

Lambert Closse et Barbeau qui suivent Hiherty Primot, havigne ; Robert de Maupertal, GoRRY et comparses qui nrrivent sur le théâtre par le côté opposé ; ceux qui sont déjà sur le théâtre ; iotis ceux-là crient, interrogeant: — Les Iroquois ? — (Avec colère) — Ah I les freux !

La VIGNE — (haletant). — Nous étions à l'orée de la forêt, abattant l'orme et l'érable quand Pilote, la chienne fidèle, se mit à aboyer dans la profondeur de la futaie.

Hébert. — :Bt toute la meute des chiens hurle. Primot. — Ils jappent dé tout côté. Les Iroquois sont là assurément.

Mattemaille. — Il faut aller à leur rencontre.

Archambault. — Eesterons-nous toujours derrière nos bastions comme des lâches ?

Mattemaille. — Il faut faire violence à M. de Maisonneuve.

Tous. — Oui...., si.... si.*..

Robert de Maupertal. — Le gouverneur s'opposerait-il par hasard à une sortie contre ces barbares ?

Plusieurs. — Il refuse avec entêtement.

Robert de Maupertal. — C'est une conduite inouie pour un français. Nos frères, Boissier, Berte, Laforest, sont assassinés et on ne les venge" pas !

Tous. — C'est honteux.

Robert de Maupertal. — Des français sont insultés, bravés avec insolence et on ne bouge pas.

Plusieurs. — C^est lâche, c^est à rougir.

BoBERT DE Maupertal. — Est-ce timidité chez cet homme ? Mais qui ignore sa valeur intrépide. Il se défie donc de vos courages. Il ne croit pas à votre vertu. Amis, endurerez-vous sa prétention injurieuse d^avoir, lui seul, le noble feu du courage et de l'honneur.

Tous. — C^est offensant, outrageant ; nous ne le souffrirons pas.

Archambault. — Mes amis, voici le gouverneur, on va s'expliquer.

Tous. — Il faut qu'on s'explique.

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