SCÈNE VII
Les mêmes, Barbeau et Hébert (qui reviennent du combat consternés).
EoBERT. — Hé ! comment ça va-t-il ?
Barbeau et Hébert — (ensemble). — Ça va mal,
Hébert. — Le pauvre Lebeau est gravement blessé.
Eobert. — Est-ce que les Iroquois Remportent ?
Barbeau. — Ah I les freux I Ils sont légion.
Oh ! quel combat !
Hébert. — On suivait le chemin du chantier.
C^est de ce côté qu^aboyaient Pilote et la meute. Nous n^étions.qu'à Forée du bois quand une décharge de mousquets éclate sur nous comme un tonnerre. " Jetez- vous dans le bois ^^ ordonne le gouverneur. Nous nous élancions, quand une seconde mousquetade retentit d'un autre côté. On entend un cri de douleur. C'était Lebeau qui s'afiFaissait, gravement blessé. "Ne m'abandonnez-pas", criait-il. Pendant que nos compagnons foncent sur l'ennemi et portent ailleurs les périls du combat. Barbeau et moi, nous portons assistance au pauvre Lebeau, l'emportons jusqu^ici et le remettons aux soins de mademoiselle Mance.
Robert. — ^Et le gouverneur ?
Bàbbeau, — Hélas ! nous l'avons laissé là-bas
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avec les antres compagnons. Payant d'audace, ensemble ils bravent les perfides Iroquois. Hélas ! ils périront tous.
SoBERT — {à part). — Ça va à merveille.