‹ Chorée et Grippe (A propos de 4 observations de chorée)Chapitre 6 sur 11 · CT OS · texte numérisé non relu

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fres des statistiques qui montrent la fréquence presque prépondérante du rhumalisme parmi les causes de la chorée. Pour faire la chorée, le rhumatisme frappe le système cérébro-spinal ou ses enveloppes comme il atteint les séreuses. La chorée n'est en quelque sorte qu’un rhumatisme nerveux dont la localisation est déterminée par la prédisposition névropathique.

Pour Charcot, la coexistence assez fréquente du rhumatisme et de la chorée n’est pas due à une relation de cause à effet, mais au fait que l’arthritisme et le nervosisme proviennent souvent d’une source semblable et sont pour ainsi dire deux rameaux d’un même arbre.

Si le rhumatisme est fréquemment associé à la chorée, il n'existe pas moins un nombre relativement considérable de cas où la chorée évolue sans aucune attache rhumatismale. Par suite, nous devons en chercher la cause déterminante dans d’autres infections et en particulier nous devons nous demander quel rôle peut jouer la syphilis dans l’étiologie de la chorée.

Syphilis.

Milian, dans une communication à la Société médicale des hôpitaux de Paris, le 28 juin 1912, a soutenu la la nature syphilitique de la chorée de Sydenham : la syphilis héréditaire est notée chez un grand nombre de choréiques et de plus le facteur syphilis explique le succès de la médication arsenicale.

Dans une deuxième communication, le 29 novembre 1912, il note la syphilis, grâce au Wassermann et aux antécédents héréditaires, chez 15 choréiques.

Syphilitiques :

certains Il soit 73,33 o/o probables 2? » 13,33 0/0 douteux 2200193910 /0

Les douleurs osseuses dites de croissance relèvent la plupart du temps d’ostéopathies syphilitiques frustes et ne doivent pas être considérées comme des douleurs rhumatismales. LES

Les cardiopathies dues à la syphilis héréditaire sont très fréquentes et ne doivent pas être un argument en faveur de la nature rhumatismale.

Ces communications de Milian. ont soulevé une vive opposition de la part de Comby, Guillain, Grouzon et Nobécourt.

Gougerot réfute aussi les idées de Milian : la chorée ne serait pas de nalure syphilitique, mais serait favorisée par l'hérédo-syphilis.

Dans une communication du 6 décembre 1912, Babonneix affirme que 25 o/o des chorées sont de nature syphilique.

De cette étiologie syphilitique de la chorée, il en est résulté un nouveau traitement, les injections :intraveineuses de 606, préconisé par Pierre Marie et Chateli in

à l'Académie de médecine en 1912.

Mais, pour Gautier, ce traitement n’est pas spécifique : « Le salvarsan agit, dit-il, non pas, comme le eroyait Ehrlich, en stérilisant l’économie, mais en multipliant les globules blancs et en leur donnant l'aptitude de résis- ; ter aux toxines et d’englober les microzoaires et les bactéries toxiques. »

HINNEE

Autres infections.

Parmi les'causes étiologiques de la chorée, nous voyons cités dans tous les traités classiques, outre le rhumatisme et la syphilis, les fièvres éruptives et en particulier la scarlatine, la coqueluche, les oreillons, les angines, la fièvre typhoïde, les affections gastro-intestinales, le rachitisme, la scrofule, l’anémie, la tuberculose. Pour cetle dernière maladie, Comby ne voit pas là une relation de cause à effet, mais une simple coïncidence.

Enfin 1l faut ajoutér aujourd’hui la névraxite épidémique qui a réalisé dans certains cas des phénomènes choréiques pendant sa période d'état, et dans d’autres a laissé des séquelles excito-motrices parmi lesquelles on peut noter des mouvements choréiques irréguliers ou rythmiques.

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