‹ Chorée et Grippe (A propos de 4 observations de chorée)Chapitre 5 sur 11 · CHORÉE ET INFECTIONS · texte numérisé non relu

CHORÉE ET INFECTIONS

La théorie microbienne spécifique de la chorée ne repose que sur un seul fait rapporté par Pianese en 1891 et qui n’a été ni confirmé, ni contrôlé.

Les recherches de l'agent spécifique par Soie et Wassermann sont restées infructueuses.

M. le professeur Bosc considère la chorée de Sydenham comme «une maladie mfectieuse due à un virus de même ordre que celur du rhumatisme ».

Leredde a constaté la présence du staphylocoque blanc dans le sang.

Sachs a trouvé dans le sang de deux choréiques: du staphylocoque dans un cas, et dans l’autxe cas un bacille indéterminé.

Triboulet a noté, dans certains cas, le staphylocoque doré dans le sang et a proposé la théorie suivante :

«La chorée reconnaît pour origine une septicémie banale nullement spécifique, à agents pathogènes non localisés sur le système nerveux, une septicémie produisant ou non son action nocive par l'intermédiaire d’une sécrétion de produits solubles disséminables sur l’axe cérébro-spinal, cette détermination sur le système nerveux étant commandée alors néanmoins par la prédisposition névropathique du sujet. »

Moebius est partisan de la nature infectieuse de la chorée : |

«Tout homme sain auparavant et même sans antécédents héréditaires est susceptible d'être atteint de cho-

BRAS re rée; l’évolution de la chorée est celle d’une maladie infectieuse et non celle d’une névrose : on peut mourir d’une chorée tandis qu'on ne meurt pas d'une névrose : l’'endocardite et les arthropathies sont des témoins de l'infection ; les troubles psychiques de la chorée sont semblables à tous les autres délires toxiques. » Rhumatisme, syphilis sont deux infections souvent invoquées dans l’étiologie de la chorée. Nous verrons tout d’abord ce que pensent les auteurs au sujet de ces deux affections, et nous mentionnerons ensuite très rapidement les diverses maladies infectieuses invoquées dans l’étiologie de la chorée.

Rhumatisme.

G. Sée a été un des premiers à soutenir la nature rhumatismale de la chorée : « Les phénomènes spasmodiques de la chorée ne sont pas une névrose, mais un état nerveux au cours d’une maladie et en particulier de la diathèse rhumatismale. »

Pour Roger, « rhumatisme articulaire aigu, chorée et maladie du cœur sont les trois termes d’une même phase pathologique ». |

« Un enfant choréique est toujours menacé de rhumatisme, de même qu’un enfant rhumatisant est toujours sous le coup d’une chorée. » (Roger).

« La nature rhumatismale de la chorée, dit-il, prouvée par les faits de coïncidence avec le rhumatisme, l’est encore par les faits de coïncidence des maladies du cœur. » |

G. Sée, Rilliet, Barthez, Cadet de Gassicourt invoquent à l'appui de leur conception les données des chi-

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