OBSERVATION Î
(Due à l’obligeance du docteur Euzière)
X..., 10 ans, élève au Petit Lycée, tombe malade le 16 janvier 1922. À ce moment régnait dans cet établissement une épidémie de grippe assez importante, puisque sur un total de'cent cinquante pensionnaires quarantecinq furent atteints. La plupart de ces grippes furent bénignes et loutes à peu près calquées sur lé même modèle. Deux seulement furent graves et se compliquèrent d'accidents pleuro-pulmonaires sérieux. Toutes se sont terminées par la guérison.
X..., comme tous ses camarades, se plaignit d'abord de la gorge ;: la température monte d'emblée à 38%5 ; le voile du palais, les amygdales étaient d’une rougeur diffuse. Il n'y avait pas de ganglions, pas de signes stéthoscopiques, pas de phénomènes nerveux. Le lendemain matin, la température était à 38°; l'enfant toussait ; à l’auscultation on constatait quelques gros râles de trachéo-bronchite ; la langue était saburrale; le malade ne se plaignait de rien; il suait abondamment. Il fut purgé. Le soir, la température était à 382. Dès le lendemain, la température tomba el, le quatrième jour de la maladie, le petit malade était apyrétique..
L'enfant fut envoyé trois jours après en convalescence. Il était chez lui depuis quatré jours, c’est-à-dire dix jours après le début de la maladie, lorsque sa mère le ramena avec tous les signes d’une chorée de moyenne
intensité.
Lo L'enfant était très émotif, pleurait pour un rien, se montrait très instable. Les mouvements choréiques généralisés prédominaient nettement au membre supérieur gauche. L'examen objectif était négatif.
Les mouvements choréiques ont persisté pendant plus de trois mois. L'enfant est aujourd’hui complètement guéri ela pu rentrer au Lycée après les vacances de
Pâques, le 24 avril,
OBSERVATION, ÎI
(Due à l’obligeance du docteur Euzière)
R. D.., âgé de 13 ans 1/2, élève de l’école pratique de Nimes. Il a passé les vacances de la Noël dans sa famille sans que cette dernière remarquât rien d’anormal. À peine rentré en classe, il tombe malade le 5 janvier 1922. À ce moment, sévissait dans l’école une épidémie de grippe ayant, semble-t-il, les mêmes caractères cliniques que celle qui, à la même époque, fut observée à Montpellier. L'infection fut sans gravité. Quand l'enfant fut apyrétique, la famille vint le chercher ; dès cette époque, il présentait quelques signes d’instabilité motrice.
Observé le 13 janvier 1921, le diagnostie de chorée n'était pas contestable. On découvrait à l’examen objectif l'abolition des réflexes achilléens.
Un traitement arsenical fut institué. Vingt jours après, la guérison était à peu près complète.
Revu quelques jours avant la rentrée de Pâques, l’enfant était tout à fait normal. Les réflexes avaient reparu.