‹ Choses d'autrefoisChapitre 12 sur 39 · RÉPONSE · texte numérisé non relu

RÉPONSE

je connais cette terre, et je l’aime si bien

Due sur mon cœur, hélas ! tes vers ne feront rien.

Les brumes effrayant ta frileuse personne,

A son mâle habitant n’offrent rien qui l’étonne.

La tempête mugit ! Sur sa barque rapide Il s’élance, et, docile à la main qui le guide, L’esquif ouvre les flots... Oh! la mer en fureur A des beautés, crois-moi, défiant le rimeur.

Monté sur son canot, quand la vague repose Au sein d’un calme plat, gaiement il se dispose A chasser le huard aux brillantes couleurs,

La gentille pétrelle et les canards plongeurs.

Tu te plains de l’hiver, pauvre enfant des salons.

Tu te plains de la neige et des froids aquilons.

Tu te plains du roc nud où la lame se brise: Sybarite élégant, va chauffer ta chemise !

choses d'autreeois

Ne crains pas le catarrhe à nos fortes poitrines ! Dans nos fertiles champs il n’est pas de famines; Josephte peu s’enquiert où l’on doit l’enterrer, Certaine que toujours il faudra bien l’aimer.

Toronto, 5 août 1851.

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