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APRÈS LA SESSION

Québec, 23 février 1875.

\ clôture de la quatrième session du deux-

L. ième parlement de notre législature provinciale a eu lieu aujourd hui, à deux heures. Ministres, députés de toutes couleurs, écrivains, messagers tout le monde avait 1 ai 1 ahuri, exténué. Un grand nombre de mesures ont reçu la sanction du représentant de Sa Maj esté, et, parmi ces mesures, plusieurs ont exigé un travail, dans les comités, dont on ne se fait pas d’idée au dehors.

Les débats de l’Assemblée Législative sont présents à la mémoire de tous : je ne reviendrai sur ce sujet que pour en apprécier le côté purement artistique, ou plutôt anti-artistique.

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choses d’autreeois

On peut affirmer qu’un bon tiers de notre députation parle micmac. Il paraît qu’il faut un certain courage pour dire cela, puisque personne ne le dit quand tant de gens le pensent. J’ai entendu des députés entasser des verbes à la diable, sans sujets et sans attributs bien déterminés et en bonne place, et dire souvent le contraire de ce qu’ils voulaient exprimer. D’autres commençaient à énoncer une proposition, qu’ils lâchaient en route pour entamer une incidente, abandonnée à son tour avant d’être achevée, et oubliaient de revenir à la proposition principale, au grand ahurissement des sténographes, obligés de deviner la pensée que tant de paroles devaient envelopper.

Nous entendons presque toujours parler incorrectement, dans nos villes à population mixte, et, comme le disait dernièrement un homme haut placé, pour y apprendre à bien parler, il faudrait commencer par se boucher les oreilles.

Quant aux anglicismes, le répertoire le plus complet et le plus varié de ces agréments de langage se trouve ordinairement dans la

FEUILLES ÉPARSES

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