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CHRONIQUE DE JANVIER

'année 1883 s’est ouverte gaîment. Au

' premier jour de l’an, Janus n’avait plus qu’une seule face, celle qui regarde l’avesnir ; et cet avenir semblait rose pour tout le monde.

La nuit des Rois a été très froide. Balthazar, Melchior et Gaspard ne voyageaient pas par une semblable température. Il est vrai que l’amour et l’espérance qui réchauffaient leurs cœurs, et les rayons de l’étoile mystérieuse qui leur servait de guide, auraient pu leur faire oublier même les rigueurs d’une nuit d’hiver canadienne.

Les reliques des Rois Mages sont déposées' dans la cathédrale de Cologne. Une autre église de Cologne — l’église de Sainte-Ursule contient une des urnes dans lesquelles 1 eau fut changée en vin aux noces de Cana.

Cette fête des Rois est la fête de l’universalité de la Rédemption. Les jansénistes n’admettaient pas cette universalité, mais la voix infaillible du souverain pontife Innocent X a condamné leur erreur.

Où en serions-nous, avec nos discussions et nos disputes, où serait notre foi si Dieu n’avait pas donné à son Vicaire le don de l’infaillibilité?

L’usage de tirer le gâteau des Rois est, il me semble, moins général qu’autrefois. Les jeunes garçons et les jeunes filles craignent-ils de se trouver rois ou reines pour de bon ? S’il leur fallait prendre ce rôle au sérieux, ils n’auraient peut-être pas tort de s’effrayer. (( On a vu, a dit Chateaubriand, des reines pleurer comme de simples femmes, et l’on s’est étonné de la quantité de larmes que peuvent contenir les yeux des rois. »

Le mois de janvier rappelle deux dates bien tristes de l’histoire des rois de France et d’Angleterre. C’est le 30 janvier 1649 que fut exécuté Charles Ier d’Angleterre, et c’est le

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21 janvier 1793 que Louis XVI, roi de France, périt sur l’échafaud.

Les Canadiens français ont eu le bonheur d’échapper à la grande révolution de 93 : ils n’ont jamais fait mourir leurs chefs ni brûler les demeures royales, et lorsque le château Saint-Louis fut détruit par le feu (le 23 janvier 1834), ce fut par pur accident.

La Législature de Québec va bientôt entrer en session. L’éloquence de nos députés va venir alimenter nos chroniques.

Les représentants du peuple ne parleront que juste le temps nécessaire pour se faire comprendre, et sans songer à l’effet de leurs discours sur l’auditoire élégant et muet de la galerie de 1 ’ orateur. Pendant toute cette session, les journalistes n’écriront que la vérité, et rien autre chose que la vérité. Après cela, attendons-nous à voir notre province citée comme la plus sage et la plus aimable des sept sceurs de la confédération canadienne.

J’allais oublier de parler des marcheurs à la raquette de Montréal, qui ont eu l’heureuse pensée de venir nous faire visite. Ils ont été reçus froidement par la température et chaleureusement par notre population.

Le concert donné à l’occasion de cette visite, par le corps de musique de la (( cité de Montréal, » a été ravissant. L’ouverture de Guillaume Tell nous a transportés par l’imagination dans la douce et poétique Italie ; car si la scène du drame de Schiller se passe en Suisse, la mélodieuse musique de Rossini est bien de ce pays charmant où, comme l'a dit Métastase, la langue elle-même est une musique, musica stessa !

Cette introduction à la partition de Guillaume Tell (avant l’orage, — l’orage, — pastorale,— ouverture) est tout un poème musical. Qu’on veuille bien me permettre de mêler un peu de description à l’analyse de cette œuvre admirable, telle que transcrite pour musique militaire :

L’atmosphère est brûlante ; un calme sinistre. précurseur de l’orage, règne dans la na-

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ture ; pas un souffle dans l’air. La mélodie (donnée par le basson), languissante, épuisée, mais d’une incomparable suavité, revêt avec grâce quelques lambeaux d’une harmonie diaphane que lui jettent mollement les cors aux timbres émus.

Un sourd trémolo des petites caisses annonce le tonnerre lointain ; le solo s’interrompt un instant, pour reprendre, plus languissante encore, sa marche mélodieuse.

Les instruments attaquent l’orage.

« C'est d’abord rumeur légère ; )) puis le rythme s’anime : l’idée se développe. Des notes brèves, des cris inquiets sont donnés, en syncopes, par les clarinettes et les hautbois, sur un dessin des secondes clarinettes et les notes soutenues des cors et des , bassons. Les ophicléïdes, les trombones, les flûtes, les fifres, les cornets et les trompettes font leur entrée : tous les instruments éclatent dans un ensemble formidable. La forêt ploie sous l’effort de la tempête ; sa chevelure de feuillage est tordue par le vent ; des cris aigus sortent de son sein. Tour à tour les instruments gravissent l’échelle

sonore avec une irrésistible puissance ; puis les notes refoulées à l’aigu commencent, en chromatique, une descente furieuse. On dirait d’immenses vagues franchissant les limites de l’océan, inondant le rivage, puis rentrant précipitamment dans le gouffre. Toutes ces clameurs ont des intervalles pendant lesquels un bruit sourd, lointain, solennel se fait entendre.

Ces intervalles s’élargissent : l’orage s’éloigne peu à peu.

Une hirondelle rase la terre de son vol rapide et jette son cri dans les airs. Ces notes sont données par la flûte, qui exécutera des dessins délicieux pendant le solo qui va suivre.

Ici commence la pastorale, la belle et admirable pastorale, jouée par le hautbois et accompagnée du sostenuto des cors, pour remplacer le pizzicato des instruments à cordes.

Une douce rêverie vous a transportés dans les montagnes, loin, bien loin du théâtre. . . . tout à coup, une fanfare vous rappelle à la réalité. Voici l’ouverture proprement dite, chaude, vive, brillante, superbe. Mesure à deux temps,

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rapide, précipitée. Les clarinettes se livrent à des vocalises ravissantes ; la strette finale est d’une chaleur extrême ; l’entraînement est irrésistible, et les dernières mesures sont toujours couvertes par les applaudissements de l’auditoire.

Guillaume Tell nous a fait oublier le club des marcheurs à la raquette. On parle de la création d’un club identique à Ouébec.„ L’idée est excellente. L’usage de la raquette est très hygiénique ; c’est aussi pour nous un usage national. D’Iberville et ses compagnons, dans leurs courses héroïques, et tous nos grandspères, dans leurs guerres contre les Anglais et les plaisirs de la saison d’hiver, se servaient de cet original et élégant accessoire de la chaussure canadienne. Les premiers missionnaires de la Nouvelle-France en faisaient aussi usage, comme nos missionnaires d’aujourd’hui, et j’ai lu quelque part que Monseigneur de Montmorency-Laval, premier évêque du Canada, se rendait de Quebec a Saint-Joachim les raquettes aux pieds.

LES “ DISCOURS ET CONFÉRENCES ” DE M. CHAPAIS (Juin 1898)

oiivÀ un noble livre, — noble par la pen-

V sée, par le sentiment et par le style. L’auteur, l’honorable M. Thomas Cnapais, a tenu amplement les promesses que son précoce talent donnait au public instruit de Québec dès. l’année 1880.

Aux premières pages de ce volume se trouve une conférence d'un souffle si puissant et de si grande allure que j’ai eu la curiosité de consulter les journaux du temps pour me rendre compte de l’effet que, débitée devant un auditoire populaire, elle avait dû produire. Voici ce que j’ai lu dans le Canadien du Ier avril 1880:

La soirée d’hier fera époque dans les annales

choses d’autrefois

du Cercle catholique. Le jeune conférencier qui en a fait les frais était à son début; mais nous n’exagérons rien en disant que, du premier coup, il s’est placé au rang de nos meilleurs orateurs.

M. Thomas Chapais a de la diction, du savoir, de l’idée, de la chaleur, de la foi, et il n’a que vingtdeux ans. Il est facile de prédire qu’il devra jouer un rôle important dans notre société.

Nous félicitons le Cercle catholique d’avoir eu les prémices du talent de M. Chapais, et nous félicitons le conférencier d’avoir débuté dans un milieu si bien fait pour le comprendre et pour le seconder dans l’avenir.

Comme le comte Albert de Mun, c'est devant un auditoire populaire que le conférencier •canadien a fait ses débuts ; c’est dans l'humble ‘salle d’un (( cercle catholique )> qu’il a commencé à s’habituer au son de sa voix élevé au diapason du discours.

L’année suivante, M. Chapais paraissait devant le public plus exigeant de l’Institut canadien de Québec, et il y donnait une conférence sur les classiques et les romantiques dans laquelle il révélait à son auditoire absolument captivé une érudition littéraire et un talent qu’on ne lui connaissait pas.

feuilles éparses

Citons ici le début de cette conférence. M. Chapais y parle de Lamartine dans une prose voisine de la poésie et qui a quelque chose des strophes mélodieuses du grand poète:

C’était en l’année 1816, au début de la seconde Restauration. Une marquise du noble faubourg recevait chez elle l'élite de la société parisienne. Portant l’un des plus beaux noms de France, elle brillait au premier rang de ces patriciennes distinguées par leur intelligence autant que par leur position sociale, qui, dans le monde et dans la conversation, tenaient le sceptre du bon ton et du langage poli. La réunion était nombreuse et choisie. Il y avait là des ambassadeurs, des hommes d’Etat célèbres, des orateurs dont la voix éloquente avait de l’écho en Europe, des écrivains pour qui la réputation allait bientôt faire place à la gloire, des femmes élégantes et spirituelles devant lesquelles s’inclinaient toutes ces illustrations, obéissant à ce charme délicat et tout-puissant qui semble, Mesdames, devoir être toujours et partout votre gracieux apanage. La beauté souriait au talent, l’esprit donnait la réplique au génie, les parures étaient pleines de fraîcheur et d’éclat, les fleurs, les parfums, l’harmonie, les lumières étincelantes, tout concourait à faire de la soirée de Madame la marquise une de ces fêtes magnifiques qui reposent des luttes extérieures et enchantent l’imagination.

A un certain moment cependant les causeries

s’interrompirent, l’orchestre devint muet, il se fit un grand silence, et un jeune homme d’une physionomie intelligente et d’une tournure aristocratique, acquiesçant à la demande de la reine du logis, s’appuya sur le marbre d’une cheminée pour faire face à l’auditoire recueilli, et laissa tomber de ses lèvres les vers suivants :

Ainsi toujours poussés vers de nouveaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour,

Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges Jeter l’ancre un seul jour?

O lac ! l’année à peine a fini sa carrière,

Et près des bords chéris qu’elle devait revoir, Regarde, je viens seul m’asseoir sur cette pierre Où tu la vis s’asseoir.

Et le jeune homme continua cette pièce que tout le monde sait par cœur, jusqu’à la dernière strophe:

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,

Que les parfums légers de ton air embaumé,

Que tout ce qu’on entend, l’on voit et l’on respire, Tout dise: ils ont aimé!

Alors, au milieu des applaudissements qui éclataient de toutes parts, un des auditeurs s’avançant avec empressement vers le poète, lui dit en lui serrant la main : « Qui êtes-vous donc, vous qui

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nous apportez de tels vers ? » Cet interlocuteur enthousiaste, c’était M. Villemain, et le poète, inconnu jusqu’à ce moment, mais dont la renommée allait bientôt rayonner d’un radieux éclat sur la France et sur le monde, c’était Alphonse de Lamartine.

Il n’était pas surprenant que cette immortelle élégie, le Lac, allât droit à l’âme de la société française. C’était une poésie nouvelle que M. de Lamartine apportait au siècle nouveau, et cette poésie était une révélation. Intime, mélancolique, prenant sa source au plus profond de l’être humain, elle répondait merveilleusement à l’état des générations nées à la fin du dix-huitième siècle, ou avec le dix-neuvième. Elle était l’explosion de tout un monde de sensations, de rêveries, d’aspirations et de désirs ; elle donnait une voix à cette soif d’idéal qui tourmentait alors la jeunesse française. Et chacun, en entendant cette langue colorée, chaude et pleine d’harmonie, se disait a soi-meme . ah ! oui, cela est vrai, cela est vivant, cela est moderne; voilà enfin ma poésie et voilà mon poète.

Après ce hors-d œuvre tout a fait dans le genre romantique, M. Chapais entre en matière et fait une étude rapide de la littérature française, depuis son éclosion dans les chants des trouvères, qui parlaient la langue d’oil (oui), comme les troubadours parlaient la langue d oc,

les trovatori la langue de si, et les minneisingers la langue de ia, — jusqu’à la période des écrivains du siècle de Louis XIV ; puis de cette période à celle du romantisme: puis enfin de l’ère des romantiques à l’époque actuelle, (( où le romantisme est traqué à son tour par le naturalisme brutal. ))

Il y a une surprenante maturité de talent dans cette conférence intitulée : Classiques et Romantiques. Les jugements y sont portés dans des termes clairs, justes, toujours distingués, qui ne laissent aucune place à l’hésitation ; l’anecdote et l’incident y coudoieht le fait historique ; les citations heureuses, le trait, la période, le coup d’aile s’y succèdent comme les figures d’un kaléidoscope et tiennent le lecteur constamment sous le charme.

Cette étude littéraire, qui est presque aussi une étude historique, devrait être entre les mains de tous nos jeunes humanistes.

On trouverait aussi dans plusieurs autres parties des Discours et Conférences de M. Chapais de belles pages à apprendre par cœur et à déclamer, — pages très françaises par le style et

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la pureté de l'expression, très canadiennes par le souffle patriotique et national, très fortifiantes aussi par l’élévation des sentiments et 1 affirmation des principes chrétiens.

Celles que l’auteur a intitulées : L’art de bien dire et Pamphlétaires et Satiriques suffiraient, à elles seules, à faire du volume de M. Chapais un ouvrage précieux.

L’érudition de l’orateur se retrouve un peu partout, et spécialement dans sa vibrante conférence sur la bataille de Carillon, son discours (compliment) au comte de Paris, son grand discours des fêtes colombiennes, et la gracieuse (( adresse )) présentée, au nom du Cercle catholique, aux membres de la famille du héros de Sainte-Foy.

Cette (( adresse )) rappelle les inoubliables fêtes de la fin du mois de juin 1895, 1 inauguration de la statue de Lévis qui orne la façade principale du Palais législatif, et la visite à Québec du marquis et de la marquise de Lévis, du marquis et de la marquise de Nicolay, du comte et de la comtesse de Hunolstein et de la jeune et infortunée comtesse Henriette d’Hin-

nisdal. Il règne dans cette pièce un goût très sûr et une éloquence aussi vraie que facile.

....Héritiers et descendants de Levis — dit M. Chapais en s’adressant au marquis de Lévis et au marquis de Nicolay — vous êtes des nôtres; durant les jours épiques de 1758, de 1759 et de 1760, vous étiez ici au champ d’honneur dans la personne de votre grand aïeul ; nos souvenirs sont donc vos souvenirs, nos malheurs sont vos malheurs, et vos gloires sont nos gloires. Vous pourrez parcourir d’un œil assuré les pages de nos historiens et de nos poètes: le reproche ne vous y atteint pas et la reconnaissance enthousiaste est votre seul partage.

Soyez les bienvenus parmi nous, messieurs, et ne vous étonnez pas que votre présence produise une si vive émotion. Elle rajeunit pour ainsi dire, de plus d’un siècle et quart, le Canada français. Elle donne comme une figure et une réalité vivantes au fantôme aimé du passé.

... .Le 28 avril 1760, ce que le héros de Sainte- Foy semait de sa main victorieuse, dans les sillons historiques deux fois rougis et fécondés du sang des braves, ce n’était pas la mort, c’était la vie ; c’était autre chose que des cadavres de soldats, de miliciens et de sauvages, c’étaient la foi, l’honneur et la liberté d’un peuple. Semence généreuse dont notre siècle a vu mûrir les immortelles moissons, et qui a fait de Lévis plus que le héros du passé, le sauveur de l’avenir .

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Que sommes-nous maintenant par rapport à la France? M. Chapais va le dire au chef de la famille de Lévis :

Votre nom, M. le marquis de Lévis, est donc l’un des plus puissants anneaux de la chaîne infrangible qui nous unit à la France. Loyaux sujets et sujets heureux de l’Angleterre, nous n’en conservons pas moins l’amour de la noble nation qui nous a enfantés à la civilisation et à la foi chrétiennes. Et, durant votre séjour parmi nous, notre fierté et notre joie seraient que vous eussiez un peu l’illusion de la patrie française. Autrefois nous étions la Nouvelle-France. On nous dit que les rôles sont changés, que la France nouvelle est en Europe et que la vieille France est ici. Nous acceptons volontiers cette interversion et nous consentons à être, en Amérique, la vieille France. Non pas, sans doute, au point de vue de ces formes sociales et politiques qui sont susceptibles de modification suivant l’action du temps et la marche des siècles, mais nous consentons à être la vieille France par ce qui constitue surtout l’âme d’un peuple : par la foi, par l’attachement aux institutions religieuses et nationales, par la fidélité aux antiques traditions qui ont fait la force et la grandeur de la fille aînée de l’Église.

Cette France-là, Messieurs, cette France chrétienne qui est la nôtre, nous savons^ qu’elle vous compte parmi ses plus illustres représentants. Et

c’est un titre de plus que vous avez à la respectueuse sympathie du Cercle catholique de Québec, dont tout le programme et toute l’ambition sont de marcher de loin sur les traces des œuvres analogues que des catholiques éminents ont fondées dans votre pays.

Après avoir dit adieu au marquis de Lévis et au marquis de Nicolay, l’orateur ajoute:

Nous vous remercions cordialement de la visite que vous avez bien voulu nous faire avec les personnes distinguées qui vous accompagnent. Et nous vous prions de croire que ce jour comptera, pour notre société, comme l’un de ces jours fortunés que les anciens marquaient d’une pierre blanche afin d’en commémorer l’heureux souvenir.

La publication de l’ouvrage de l’honorable M. Chapais est un événement heureux pour les lettres de notre pays, et ajoute encore à la réputation littéraire de la ville de Québec. Je consigne simplement ici le fait bibliographique important de l’apparition de cet ouvrage, ne sachant pas comment les anciens s’y prenaient pour marquer d’une pierre blanche les jours et les événements fortunés.

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