Ibidem
plus longtemps parmi les Anglais, doit obliger les sieurs de Denonville et de Champigny de faire tout ce qu'ils pourront en cas qu'on ne puisse se saisir de lui, pour le faire revenir, et pour cet effet, Sa Majesté lui permet de convenir avec lui aux conditions qu'il estimera à propos » \
Radisson retourna à la baie d'Hudson, mais il n'y fit pas un long séjour. L'année même de sa rentrée en Angleterre avec sa pacotille, les Français, conduits par de la Martinière ^, coururent à Port-Nelson pour s'en emparer. La Martinière n'y put réussir, ses forces étant trop inférieures à celles des Anglais, mais en revenant il prit une quaiche anglaise qui se dirigeait vers la baie.
En 1686, le chevalier de Troyes, capitaine d'infanterie, s'y rendit par terre avec Sainte- Hélène, d'Iberville et Maricourt ^ et plusieurs autres Français, quatre-vingt-deux en tout, y compris le Père Sylvy, missionnaire jésuite. « Ils partirent de Montréal au mois d'août 1686, raconte la Potherie, traînèrent et por-