‹ Chouart et RadissonChapitre 57 sur 75 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

ous retraçons encore une fois la présence de Radisson dans les eaux de la grande baie. Voici dans quelles circonstances. Le capitaine Berger, Canadien-Français, avait quitté, le 15 juillet 1685, rétablissement situé à quatre lieues du poste des Anglais, à la rivière Nelson, lorsqu'en revenant à Québec, il fit la rencontre d'un Taisseau armé de dix ou douze canons et commandé par le capitaine Oslar. Ce navire, qui arborait le pavillon anglais, portait le gouverneur Bridger, le même que Radisson avait emmené à Québec avec les deux Gillam, père et fils. Au cours d'une conversation que Berger eut avec le capitaine Oslar, il apprit que Radisson et son neveu, Jean- Baptiste des Groseilliers, étaient rendus au fort

de Sainte-Thérèse, et avaient l'intention d'y hiverner ^.

Charlevoix nous apprend qu'en 1689, M.

d'Iberville et son frère Maricourt, revenant de la baie d'Hudson, rencontrèrent sur leur route un navire anglais où était Chouart, fils, « qui n'avait pu encore se tirer des mains des Anglais depuis la surprise du fort de Nelson ^. »

Le même historien dit que « Chouart (le fils) est mort en Canada, et Radisson en Angleterre ^. » Il aurait pu ajouter que Médard Chouart finit ses jours à côté de son beaufrère, car nous ne trouvons sa trace nulle part en Canada. Le Dictionnaire généalogique ne fait à leur sujet d'autre mention que celle dont il a été question au début de ce travail. Nous sommes fondé à croire que Radisson finit ses jours en Angleterre. En 1700, il mit tout en œuvre pour obtenir de la Compagnie de la Baie d'Hudson la place de gardien de douane à Londres, mais on la lui refusa à répétition. En 1710, la Compagnie lui payait une dernière fois encore certains dividendes trimestriels que

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