LEXIQUE
km Avec. Etre éPaccord à queîqi^un.
Raccorder à quelque ckim, y consentir.
Àf prép. Avec, à pou de paroles, Avec peu de paroles. Combattre à qaelqn'on. à fàrœy Arec force, en employant la force, à toute sa rouie, Arec toute sa troupe. £n itaL a ragione, avec raison.
âf prép. Auprès. Il eetoU entré en fnmd grâce à tous les Flamands.
Fkoîssart.
à^prép. Contre. «Avoir de lahi^e à quelqu'un. » Se courroucer à eulx.
Jbàmer aux François, Les assaults et les escarmouches quiestoient presque tous les jours à ceux du ehastel, Froiss. EMle à lui, Id.
à 9 prép. Dans, etc. Au fcùet du prince, Dans l'action, par Faction du irâice.
àf prép . En . Je mourrai plus àpadx.
Froissart.
km Envers et pour. Amour filiale OH foi, mon père. Gerson. Piteux au peiipfe. Comines.
âf prép . Par. à qui commencerai-je ?
Use lainoitplus gouverner à d^autres q^àeile.
àf prép. Pour. A quoyferoge plus long conte. H se présenta à demander cesie eharge. Amyot. Ils le vouMent avoir à seigneur. Froiss. Il avait à femme lafilkmeseire Hue. Id. Us le eommnerent à roL Id.
â^ prép. Sur. Répandre les faveurs OKX autres gentilshommes. Mettre à voiture, comme nous disons mettre à cheval. Au XVII"* siècle, on trouve des exemples de tontes ces acceptions
AC
dans Bégnier, Malherbe, Corneille, Molière, Bossuet.
J^f du verbe avoir, souvent pour Il y a. Avait, H y avait.
Aaialori aalMi^ alser^ nJMiwfy etc., V. a. Mettre à l'aise, soulager, aider, causer du plaisir, satis&ire.
Abominery v. a. Haïr, détester.
Abordée^ s. f. Abord, de prime abordée^ de prime abord.
Aooebvtey voy. Hacquebute.
Aooolnty a4j. Familier, lié avec quelqu'un.
Aooointanooy s. f. Familiarité, b'aison , connaissance , compagnie.
Prenne acoointance des uns aux autres. Se lier, se familiariser les uns avec les autres.
. Aoooisoi> aoooysloi^ aohoi^ sor^ aquayioiy etc.^ v. a. Adoucir , apaiser , calmer. De Gm, quies.
Aoeomplli> voy. Armes.
AœoBsair, acononlr^ «ooonolaiirey aooonraire, v. a.
Suivre de près, atteindre, rejoindre.
Aooordy s. m. Parti. Estre de f accord de la raine.
Aooordory v. a. Promettre, s'engager à £ure ce qu'un autre demande.
AooordeiV v. h. Convenir, tomber d'accord.
Accorder (S') à quelque chose, V. pron. Y consentir. *
Acoovstoi^ V. a. Écouter.
Aooomtiiiiianoey s. £. Coutume, habitude.
Aooneilliry v. a. Becueillir. S'accueillir, V. pron. Se rassembler, se concentrer.
AC
A oe que^ loc. adv. et conj. De manière que, afin que.
Aoortenorf v. a Rendre certain, informer.
Aoertesy aoertement^ adv.
Assurément, sérieusement, avec assurance.
Aoosmory amosmory assemery etc., v. a. Orner, parer, embellir. On le fait dériver du bas latin cuxmare^ peigner les crins des chevaux, étriller.
Aoonragéf adj. Courageux.
AddresBe^ s. f. Direction, avis.
Addressery adreasor^ adresaier, adrechar^ adretery aderoer^ etc., v. a. Diriger, dresser, redresser, corriger, faire réussir. Ad et âirecium. En bas latin addrêtiare, addressare. Ester à droit, comparaître devant le ju^e.
Adextre^ adj. ou partie. Accompagné ou ayant à sa droite. H estait adextré des deux princes,
Adiiiendrli> v. a. Amoindrir.
Admiration. Plein â^admiraiûm. Digne de toute admiration.
Admlraly s. m. Amiral. En allemand Admirai
Admonnatementy s. m. Admonition, exhortation; avertissement.
Admonere.
Adoler^ adouler, v. a. Affliger, chagriner. ~ V. n. S^afiftiger, ressentir de la douleur. Dohr,
Adonoy adhoncy adoni^ adoncquesy adv. Alors. Ad tune. Jusqws cuUmc, jusques au moment que . . .
AdonOy conj. Donc.
Adrerae^ s. f. Direction, but vers lequel on dirige ses efforts. De Adressier, adrecer, etc. Diriger, redresser, parvenir.
AdulouTy s. m. Flatteur. Adidari,
Advenir^ v. n. Arriver, avoir lieu.
Advenir (S'), v.pron. S'accorder, convenir.
Adventure^ s. f. Par cas d^adventure, loc. adv. Par hasard.
Adventnrea A Vadventure, loc.
adv. Peut-être.
Advenney avonnoy s. f. JËvénement, aventure.
Advisy 8. m. Bon conseil, avertissement, prévision.
AF
Advisy s. m. Sentiment, opinion, idée. Il m'est adnis, se nCest advis, ce m'est advis. H me semble, je crois, c'est mon opinion. Roquefort dérive advis et adviser du bas latin advisoere; Du Gange dérive advisare du vieux français a<2m;Hickesius (6ram.theot) de la préposition latine ad et du vieux allemand wisan, en kymri visa, montrer, instruire. M. Diez le fait venir plus naturellement de visum, visum mM fuit; en vieux italien, fu visa a me; en vieux français, U m'est vis^ li est vis. De là s'est formé le composé italien awiso^ prov.; en français, advis, avis.
Advis do pajSy s. m. Bruit public, opinion répandue.
Advisoy adlj.Sage, prudent,éclairé.
Adviaemoniy aidsementy s. m.
Avis, conseil, intelligence.
Adviser^ v. a. Faire savoir, délibérer, consulter, avoir égard, avertir.
AdviBor (S') de, v. pron. Imaginer, concevoir une idée, se rappeler, prendre conseil de.
Advocasser, v. a. Plaider.
Aer^ s. m. Air. Air.
Afaitor, afaitior, affaiterv affaioter^ etc., v. a. Réparer, entretenir, disposer, arranger, préparer.
Afaitiëy adj. Instruit, savant, poli, ajusté.
Affaire 9 s. m. Homme de grand affaire, Homme à grandes apures, personnage important.
Affectëmenty adv. D'une manière affectée.
Affecter^ v. a. Ne se prend pas seulement dans le sens d*affectation ou de recherche , mais signifie aussi désirer, unir, approprier. Cela m'est affecté, Cela m'appartient en propre.
Afectar, en espagnol, a toutes ces acceptions.
Afferery aferer^ afferlr^ v. n.
Convenir, être convenable , appartenir. Il affiert, il convient Afferre.
ASenaer^ v. a. Affirmer. Firmut ayant été changé enferme, affermer était la forme naturelle , comme <rffermir.
Afifier^ V. a. Confier à la foi de quelqu'un. En bas latin , affidare signifiait : 1" Engager sa foi, promettre.
AF
et aaXni"^ siècle (i^i^Ser avait le même sens ; 2* Certifier, prouver; 3" Fiancer. £n italien, affidare, assurer, donner sa foi Au X\I"* siècle, la signification ^affier était changée en confier.
Afflger^ V. a. Afficher. Jffîgere.
Af&Dy s. m. Parent, allié, voisin. Jffims.
Alfoler^ V. a. et n. très-usité , a pluaears significations : 1* Blesser le cœur, l'esprit, par une passion, surtout par l'amour, faire perdre la raison; 2** Perdre l'esprit, la raison; 3* Blesser d'une blessure incurable ou qui laisse totgours des marques ; estropier; 4*" Causer un dommage, détruire, perdre. Voir Ducange , Gloss,, in 4ffiÂare. Selon ce savant, le mot fol, fou est d'origine gauloise (celtique); chez les Armoricains, ^o2 signifiait fou, imbécile, idiot.
AifûÈr^ V. n. Fuir.
Afhiatery v. a. Mettre à l'affÙt, viser, mirer.
Afonrrager^ v^a. Pourvoir de
fourrage.
Aggrandir (S'), v. pron. Grandir.
Agmodëréy adj. Modéré. On
trouve dans Plante admoderari avec
la même signification que moderari.
AgOf adj. Aigu, tranchant, incisif.
AaUus.
Amillloiiy s. m. Aiguillon.
. £aii9 s. m. Peine, mtigue, respiration violente, tourment. Ce mot est une imitation du bruit d'une respiration précipitée.
Aidiei> adler^ alstei> aydei^ etc., V. a. Aider, servir, donner secours. Aist, présent du subjonctif:
lITaist ddex, que Dieu m'assiste, m'aide. De même au participe passé. Adjwoare.
AXe^ ahiey ajOy etc., s. £ Aide, secours. Exclamation de douleur pour demander secours.
Alnçoisy coig. Au contraire, aussitôt, avant, mais, plutôt, en attendant. AJbis, co^j. Mais. Très-usité jusqu'à la fin du XYI"* siècle, même encore quelquefois dans la première moitié du XVH"-.
Êâïïm^ prép. et adv. Avant, auparavant
léf a4j- Aîné.
AM
adv. Ainsi.
que 9 adv. A mesure que, dès que. « Bs les occirent cdnsi ^ilz les trouvoient errans çà et là par les champs. » Amyot
Ainsi quoy coi\j. Lorsque, quand.
< Et si estoient les François fort las et travaillés ainsi gu'ils vauoient. »
Froiss.
Ainsi qney coiy. Dès que, aussitôt que.
Abiflois quey coig. Aussitôt que, dès que.
Ainfl que^ copj. Avant que.
Aise 9 Tout aise, à plaisir, à son aise.
Alenvlron (d'), adv. D'à l'enriron^ d'alentour.
Allangonrir^ v. a. Rendre lan-
Aller (s'en), construit avec un participe passé, ou nous mettons aller avec l'infinitif. Il s^en va mort, B va mourir. Montluc. La réligûm s'en àlloit perdue, La religion se perdait, allait se perdant. Ce tour a été imité par les plus anciens poëtes du XVII"^ siècle. Malherbe a dit : Mes années s'en vont terminées. Nos pasturages battus de gresles et ancrages, s'en allaient désolés. Et Racan : Nostre printemps s^en va presque expvrL
AUianooy s. f. Relation d'amour.
AUoiory alloyer^ aloior, v. a.
Lier, allier.
Amboy ambesy adv. et nom de nombre. Avec; les deux. Quelquefois amhe Us deux, comme en italien amhedue, anibo.
AmsnriTy amendrlry aman* rlr^ V. a. Amoin<hrir, diminuer, mutiler; V. n. Dépérir, s'amoindrir. Minuere.
Amentevoir, v. a. Rappeler, redire, comme ramentevoir. Mens.
AMKteur^ s. m. Amateur, du verbe amer, amare.
Amoderer^ v. a. Modérer, ralentir.
AmolUor^ v. a. Amollir, adoucnr.
AmonteFf v. n. Monter, avancer, arriver à un but élevé ; v. a. Elever, hausser, agrandir, exalter.
Amy^ s. m. Estre amy à quelq^iun.
Vous m' estes oiriy. — Aussi amy de quelqu^vn.
AN
Anatomltf Betihe^ s. f Squelette.
Montaigne,
Ancesseriey anoessoriey aii« chiieHey anoesterie^ s. f. Ancienneté d'une £unine, suite d'aïeux.
Anoielly adj. Vieux. Les anciens pères. Aujourd'hui encore provincialisme.
Anely s. m. Anneau.
AilgelOy s. m. Ange. Angélus.
Anuity annuité eniralt, anityty etc., adv. Ce soir, cette nuit, aujourd'hui. Formé de à et nuit.
Aorer^ aonrery adonrer, aeurep, aorrer^ etc., v. a. Prier, adorer, honorer. Aderare.
Aomery v. a. Orner. Adomare.
Aoarer, v. a. Honorer, adorer.
Aperty apperty adj. Intelligent, connaisseur, savant; évident Apertus, En appert, évidemment
Apertemeniy adv. Ouvertement,
AperUse^ apporUse^ s. f. Adresse, dextérité, capacité, évidence.
Apotiser> appetissery appetloier^ V. a. Rendre petit, diminuer, amoin^ir.
AppaourlTy v. a. Appauvrir.
Appareillemeiiiy adv. Avec soin, avec préparation.
Apparemeniy adverbe. Evidemment.
Apparence^ s. f. Probabilité, vraisemblance, apparence de raison ou de droit; excuse, moyen de justification. Ma soÉur dit quHl rCy avoit point â^apparcnce de m^envoyer sacrifier comme cela. Marg. de Valois.
Aroareniy s. m. Apparence, préparatif. Faire apparent cfe, Faire mine de, se montrer disposé à.
Apparer^ aparer^ aparolr, apperer^ v. n. et a. Paraître, apparaître; faire paraître, rendre évident, prouver. De apperer, il appert. Apparère.
ApparolPy V. n. Apparaître.
AM^artenaiity adj. Convenable, qui appartient à la chose, à la situation. J/emouvoir guerre au rai ^Angleterre, ce n^ estait pas chose quifust appartenante. Froiss.
Appenaerf v. n., appeiuier (s'), v. pron. Penser, méditer, agir avec prudence.
AB
Appertiae^ s. £ Manifestation, montre.
Appetety V. a. Désirer. Appetere.
Appetity s. m. Désir, goût, fantaisie; à mon appétit, à ma iantaisie. A V appétit éPautrug, an goût, selon le désir d'autrui.
Appoliiteiiionty s. m. Arrange^ ment, accord, conciliation.
Appointer^ V. a. Convenir, déterminer. Appointer avec gti6Z(p/ii»i> s'entendre, traiter avec quelqu'un.
Aprèsa En après, loc. adv. Après cela.
Après '€6 que 9 loc. conj. Après que.
Appresser^ appreaaiei^ ▼. a.
Accabler, oppresser, fouler, poursuivre.
Approohemeniy s. m. Approche.
Approfiter, v. a. Mettre à profit.
Approuvander, approTen* der^ V. a. Pourvoir d'une prébende, approvisionner.
Archiey ardhiezy s. f. Courbure d'un arc tendu, forme d'arc.
ArdolTy ardre^ v. a. Brûler. Participe passé ars. Ardere.
Arffentiery s. m. Officier préposé à des oistributions d'argent. L'argentier du roi était autrefois le surintendant des finances, appelé aujourd'hui ministre des finances.
Arguer^ v. a. Argumenter; réprimander, blâmer; avertir. Arguert.
Armes. Accomplir les armes, terminer légalement un combat; remplir les conditions d'un combat singulier.
Armiirey s. f. Mis pour homme armé ; armure de fer, cuirassier, comme kmce pour soldat armé d'une lance.
Arois— aroienty conditionnel présent de avoir, aurais — auraient
Aronde, arondeUe^ s. f. Hirondelle.
Arraisonnery v.a. Parlerraison; interroger, questionner. £aiKm;ra^
Arrenterv v. a. Doter d'une rente.
Arrere^ arrière 9 adv. et prép.
Derrière, arrière; de retour; chef, auprès.
Arrêter^ v. n. Durer, tarder. Eî n'arresta gueres que Jacotin rmf , H ne se passa guère de temps que... Voy. Demeurer.
AB
Aniere de (Estre) , n'avoir pas atteint, être pmé de.
AvriTee. De MU onMe, Dès l'abord, dès le commencement
Armmr^ s. m. Incendie ; action de mettre le feu.
Artlovleiiieiit, adv. Nettement, d'une fiaçon bien articulée.
AflçaTOlr,adY.Sayoir^c'e8tpà-dire.
AmoxMMÈf adj. Aucun, quelque.
AMassinateiiry s. m. Assassin.
Mot adopté par les langues romanes ; assasskio en italien et portug ., asesmo en esp., assassin en prov. Ô'après le savant Silvestre de Sacy, fl vient de l'arad>e 'TiaschiscMn, nom des membres d'une secte dans l'Orient, qui, exahés par une boisson , *hatMMch, tirée du chanvre, juraient d'exécuter tout homicide qui leur serait ordonné par le Vieux ou le Scheik de UiMontagne, ScJuych àigabai.
Assegnranoey assognranoliey s. f. Assurance, promesse.
Assemblée 9 s. f. Assemblage, réunion.
AMemblery v. n. S'assembler, se joindre à. A cdle compagtM assembla le comtestabk. Assembler aux ennemis, V. n. En venir aux mains.
Assentir, s'assentir. Consentir, donner son assentiment; sentir, pressentir, ressentir. AssenHri
Assesy asseiy assez^ aaseii^ etc., adv. Assez, beaucoup, trop, en grande quantité. Hasses, aboncuunment H suffirait asses n'est pas une tautologie, mais ngnifie : « il suffirait hien.»
Aaseiiry adv. Assurément, certainement; en sûreté, en sécurité.
Assenrer (S'), v. pron. Se confier, compter sur, avec de. < Vous avez raison de vous asseurer de moy. » Se rassurer; se convaincre.
AmIs, a4j. Sis, sitné.
Aianty à-tantyataniey aiaimty a^launif adv. Au temps, alors, après, maintenant, au réMe.
Atomer, «toumery aioriieir. atoumelr^ v. a. Arranger, habiller, parer; adapter, régler.
A touty loc. prépos. Avec. A tout la langue, Avec la langue. A tout les armes. Avec les armes.
AV
Atrampéy a(]|j. Modéré, tempérant.
Atramperf v. a. Modérer, tem-* pérer. Atramper son vin, y méîer de l'eau; c'est Toiigine de l'expression usitée depuis : tremper son vùu Roquefort a omis ces deux mots.
Attempranoe^ s. f. Modération.
Ad temperare.
Attendre (S') à^ v. pron. Faire attention.
Attralre^ v. a. Attirer, allécher.
Nous en avons conservé le substantif atiraU,
Auoquesy anques^ adv. Alors, en ce moment; quelque part. A4j. Aucun, quelqu'un.
Aucmiemeiity anloimeiiieDty adv. De quelque manière, en quelque degré.
Audiancery v. a. Assigner à une audience ; prendre jour pour juger une cause.
Auparavant 9 prép. Avant. Aur paravant cette bataille.
Auparavant que 9 coig. Avant que. Corneille fait plusieurs fois usage de cette conjonction. Voltaire dédare que cela n'est pas français.
Aussi 9 adv. Au commencement d'une proposition. De même. Aussi disoyt le franc aercUer de Baignolet.
Rabelais.
Autant, jy autant que, adv. D'autant plus que ; puisque, comme, pour autant que.
Autant, d'autant que^ co^j.
Parce que, comme. ly autant qt^U n'y a point Rappel du roy,pour cette ra^ son U appela,,, Castelnau. < Cette locution, qui a tout à flût vieilli, s'employait surtout en style de pratique et de chancellerie. » Acad.
Autel, otel, a^j. Semblable, tel; adv. Semblablement
Authorlser, v. a. Sanctioimer, donner autorité.
Autre* L'autre Mer, avant-hier, il y a peu de jours ; comme nous disons Vautre jour. En italien, Vaitro jeri, jer VaUro, àttrieri.
Au3d, aad, auzlnt, adv. AussL
Aval, prép. et adv. £n bas, vers le bas; à travers, par. «D fut manifesté aval le pays, > par tout le pa^s.
AV
Avaler^ t. a. Faire aller à val, abaisser, jeter bas, renverser; accoucher. Dans la seule acception que ce mot ait conservée, avaler signifie donc fiure descendre la nourriture. Bavafer se rattache dans un sens moral à la signification primitive.
Avaller^ v. a. Mettre à val, en bas, abaisser, descendre ; v. pron. S'avalîer, se glisser en bas, descendre.
Avaiaerf v. a. Evaluer, faire valoir, augmenter la valeur.
Avant 9 en avant, du temps. Dès îcrs en avant, dès ce moment, dans la suite.
Avaniy prép. avec l'infiniti£ Avant mourir, Comines.
Avant quef conj., suivi d'un infinitif. Avant que choquer. Construction firéquente chez Corneille et ses contemporains.
AY
Aveaainmenty adv. D'une &çon avenante, avec gr&ce.
Avenant, adj. Agréable, affable, convenable.
Avenir^ advenir^ v. n. Arrirer.
Il avint, advint.
Aventurer^ v. n. Aller à l'aventure, chercher fortune.
Aventureux 9 acy. Qui aime les aventures.
Aver, V. a. Avoir.
Avérai, averrai, averoUi, averroisa J'aurai, j'aurais.
Avlctoalller, v. a. Pourvoir de vivres.
Avoléy adjectif. Etranger, qui est d'un autre pays ou qui est passé dans un autre pays ; étourdi, tête légère. Avoîare, voler d'un lieu dans im autre.
Aye, s. f. Aide, secours.
BA
Bacheler, bachelier, bâchelard, s. m. Jeune homme en dessous de l'âge viril, mineur, gentilhomme aspirant à devenir chevaUer, apprenti dans les armes, les sciences ou les arts. Ital. haccaJare, puis du fi:, hocceUiere, esp. ha/:hiUer, port, ba^charel, prov. hacaîar. Ducange a traité à fond cet article au point de vue des choses. Baccalaria était un petit fonds de terre tenu en fief et cultivé par un vassal d'un rang supérieur aux simples paysans , et qui portait le titre de hcuicaUmus. Ce sens remonte au IX*"' siècle, et le mot était usité surtout en France et dans le nord-ouest de l'Espagne (Diez\ Plus tard, on a donné le nom de oacealarii à des hommes voués à la carrière militanre, mais pas assez riches ou trop jeunes pour lever bannière. De là viennent les acceptions du mot bacheher. L'étymologie de baccalaria, haccalarius, est fort controversée, mais non éclaircie.
Bactéler, batteler, v. n. Battre, firapper à coups redoublés , en parlant, par exemple, du carillon des cloches.
BA
Baoinet, baaainet, s. m. Espèce de chapeau de fer des hommes d'armes.
Bacnl, s. m. Croupière.
Badin, adj. Sot, extravagant
Bagne, s. f. surtout usité au pluriel. Bagages, bardes, meubles. Sortir vie et bagues sauves, c'est-à-dire avec tout ce qu'on peut emporter.
Bailler, v. a. Donner.
Baloier, baloyer, v. n. Flotter, voltiger, se mouvoir de çà et de là.
Ital. bàlicare, catal. bal^ar. Roquefort le dérive de vaeUîare, au moyen d'une transposition forcée de consonnes. M. Diez hésite' à le fiiire venir de baUare, danser. Mais de baJayer dérive naturellement balayer.
Balotter^ v. a. Donner son suffirage , voter au moyen de balotes de couleur différente.
Ban, s. m. Défense, ordonnance; peine, punition, exil.
Ban, s. m. Territoire d'une seigneurie; circonscription territoriale des biens et des droits d'une commune. Ducange a traité à fond tout ce qui concerne le ban et les mots qui dérivent de ce nom^ au mot Banerwm,
BA
ty baimerety banderet, banrety bannlory etc., s. m.
Chevalier ayant droit de porter bannière à la guerre et assez de vassaux pour former une compagnie. Dans quelques parties et villes de France, et de la Suisse française, on appelait ainsi certains officiers de paroisse ou fonctionnaires municipaux. De Ban,
BannerollOy s. f. Banderole, petit étendard.
Baragovln, barragouliiy employé comme adjectif par Montaigne :
« Autheurs barragouina et François. > Ce mot est substantif. Il dérive des mots bretons hara, pain, et gtom, vin, qae les Français entendaient souvent de la bouche des Bretons; ils en firent le nom d'un langage barbare, étrange.
Ce mot se rencontre le plus anciennement dans des chansons satiriques.
YiDemarqué, DicHonn, franc, bret.
Baraif baral^ baras, barazy s. m. Embarras, empêchement, ruse, tromperie, dispute. Ital. baratta, esp.
baraio, prov. 5ara/,marché ou échange frauduleux.
Barge^ baije^ s. m. Barque, esquif, grande barque.
BeûPomde^ s. f. Réunion de barons.
I9 adv. En bas, Bas, à voij^
Voy. Vespre.
»9 8. masc. Baume. Bàlsar
Bastoiivbattoiif s. m. Arme, bâton, hache, épée. Toute arme offenmve ou défensive. Voir Olivier de la Marche.
Bataille^ s. f. Bataille; corps de troupes, coips d'armée; l'ensemble des troupes.
Batterie, s. f. Faire batterie, attaquer une place avec de l'artillerie.
Battre des mains, (voy. Pauhne).
BeaUf Voir son plus beau. Avoir beau jeu, jouir des faveurs de la fortune.
Bêchée, s. f. Becquée ou béquée.
Béer, ba^er, v. n. Aspirer à, attendre avec mipatience, viser à, désirer ; se construit avec à. Béer à haut chaire; béer à trahison. Au sens propre : Rester la bouche béante à regar-
BO
der une chose; bayer aux œmeiUes, Molière.
Béguine, s. f. Religieuse de Tordre de ce nom.
Benevolence, s. £ Bienveillance.
Besogner, v. a. Travailler, se donner de la peine.
Biax prononcez biau), acy. Beau.
Bidans, bidaux, bideanlds,
Sitaux, s. m. pi. Froissart. Corps e mauvaise infanterie qui combattait avec des lances. Monstrelet les nomme bibauœ. BidaMi en bas latin, dérivé du français.
Bien, adv. Estre bien de quelqu'un, Etre bien vu de quelqu'un, être dans ses bonnes grâces.
Bienenrë , bien enrë, ad. Bienheureux.
Bienfaict, s. m. Action honorable, mérite.
Bienp^aire, v. a. Faire du bien, rendre service. Je luy bien-feray volontiers.
Bienséance, s. f. Convenance, utilité, avantage.
Bienveigner, v. a. Faire bon accueil, souhaiter la bienvenue.
Bien venir qnjBlqn*im, v. a.
Bien accueillir, bien recevoir.
Bien, bleoa Voy. Jurons.
Boe, s. f. Boue.
Bon, Tout à bon, ioc. adv. Ouvertement, rondement.
Bon homme- Homme bon, moral, honnête homme.
Bouchon (à). Cette expression ne se trouve dans aucun lexique ou dictionnaire. Nous ne l'avons rencontrée qu'une fois dans Olivier de la Marche, abattre à bouchon; elle veut dire le visage (la bouche) contre terre. En italien coder bocoone (de bocca, bouche), tomber le visage et le ventre contre terre. En patois de la Gruyère Tsegi a bothon (le th prononcé comme en anglais). Quand les Gruyeriens parlent français , ils traduisent cette expression par tomber à bouclons,
BonllcTert, s. m. Boulevard, boulevart. Chez Roquefort BoHewerque et boulwrch; diez Nicot boutever; chez Oudin boulevard, bouleoert, boulever. De l'allemand BoUwerk^ bastion.
BO
Bontëey s. t Effort, attaque, impuJsion.
Boutera Bouter trais testes en un chaperon, loc. prov. Se rapprocher, se concerter.
BoutlolOf 8. f. Boutique, magasin. Ital. bottega, esp. hotica, prov.
hotiga, n&pol. potega, sicil. ptttiga. De Apoiheca. Diex.
Boutfleriey s. f. Intendance du vin de la cour. Il ne s'est conservé dans la langue moderne que le titre de houtiïlier, échanson. Grand boutU- Uer de France.
BontlBy s. m. Choc, rencontre (action de houter).
Bomriiief s. m. Race bovine, bœufs et vaches.
Adj. Bestes bouvines.
Bragmarty braquemart^ s. m.
Epée courte et large, sabre.
Bra^e^ bragiiée, braguier^ s. f. et m. Divertissement bruyant.
Faire hrague, etc.. Se divertir, vivre dans la joie.
BragueriOf s. f. Braverie, étalage de luxe ou de divertissement. Se braguer, provincialisme, se vanter, faire étalage de quelque chose.
Braver^ v. n. Faire le brave, le fringant, marcher fièrement
Braverie, s. f. Bravade.
Bref. Voy. Heure.
Brehagne, brehaig, breb^l-
BU
gne 9 brehalnef etc., adj. Stérile , infructueux.
Breiiy 8. m. Son de fiarine; ordure ; l'ordure la plus sale.
Brevementy adv. Dans peu, bientôt
Brieff a4j. Bref. De brief,loc. adr.
Dans peu, bientôt ' Bngandlnei s. f. Sorte d'armure ancienne en forme de corset ou de cotte de mailles.
Briser^ v. a. Au XIY"* siècle, dans le sens de rompre, si usité au XVI*»
et dans la première moitié du XVII"», pour toute espèce d'interruption ou de cessation. Briser un voyage. Froîss.
Brodnre. s. f. Broderie.
BroiasailleBy s. f. pi. Broussailles.
Broidllasy s. m. Brouillard, temps obscur.
BronllliBy s. m. Désordre ; broofllerie.
Bndty s. m. Renommée , réputation. Gagner son bruit ^ Se fai^ un nom. Afoir le bndty Avoir la réputation; passer pour le premier dans son art
Buffe^ buffle^ s. f. Coup de poing, soufflet.
Buffety s. m. Soufflet.
Voy. le curieux article Buf dans^ Dicz, Etymol Wôrterb.^ 76.
BnUisarty s. m. Petit navire de transport
CA
Ça bas 9 adv. Ici-bas, dans ce monde.
Caduquey a^j. Caduc. Le mal cadumie^ Le haut mal, l'épilepsie.
Gagne, calgne, cagoie, s. f.
Chien, chiemie. Canis.
Oale, oalette, cale^ s. f. Calotte, ornement de tête, bonnet.
Cambre, s. f. Chambre. Caméra.
Campana, s.f. Cloche. Campana, de Campame où les cloches rarent inventées.
Campanea d'or et de soie; ornements , sans doute en forme de cloches.
GA
Canosnière 9 s. f. Meurtrière dans une muraille pour tirer des coups de feu sans être vu.
Capeluohey s. f. Chaperon. Voy.
ce mot
Cappe, chappe, s. £ Chaperon, capuchon; gros manteau.
Cappette, s. f. Petit manteau.
Care, s. f. Visage, figure. (Vojez Chère.)
Caraque, oarraque, oaraveUe, s. f. Barque, nacelle. Ital. coracca, esp. et port, carraca. En bas lat carraca^ navis oneraria, comne rinterprète Ducange.
CA
Ciarger, oargf er, v. a. Charger.
ItaL caricare, carcare, esp. et prov.
eargar, Enital. curicare signifie aussi snrcharger, exagérer; de là caricatura, caricature; en ^nç. charger et charge ont la même acception.
Carme 9 s. m. Poème, poésie.
Carmen,
CarrouMe, s. f. et CarrovZf s. m. Débanche de table, intempérance. Faire carroux, Faire des excès de table.
Cas, s. m. Acte, trait
Cathëdrant, s. m. Celui qui préside à une thèse de théologie ou de philosophie. Celui qui parle en chaire.
Cathedra,
Canif cavlt. adj. Rusé, fourbe ; sage, prudent, dautus,
Cavtelle, s. f. Précaution. Cauteku Cautèle signifie maintenant ruse, finesse.
Caatement^ adv. Prudemment , avec circonspection.
CaoillletuCf a4j. Rusé, précautionné, prudent; cauteleux.
Caaâony s. f. Précaution. Cautum de catere.
Cependant qne, conj. Tandis que, pendant que. Cette conjonction est encore employée au XVIl"* siècle par Malherbe, Régnier, Racan, firéquemment par Corneille, une fois par Molière dans sa première pièce, V3- (ourdi, en 1653. Dans La Fontaine, le Chêne dit au Roseau:
Cependant tfue mon front au Caucase pareil. Non content d'arrêter les rayons du soleil, Brave reflbrt de la tempête.
Charles Nodier dit sur an^màant que:
« Manière emphatique de parler qui est plus propre à la poésie, surtout dans cet exemple. > I)ans le grand nombre d'exemples que nous avons recueillis, cependant que est une manière ordinaire de parler et signifie tandis que, ni plus ni moins. Nouvel exemple du peu d'attention que même des linguistes renommés ont donné à l'histoire de la langue. Yaugelas, Bemarque 448, dit: « Pour bien parler, on ne doit jamais dire cependant que.
CH
non plus qu'ai4j7arat7an( que, > Certalnetey s. f. Certitude,
as-
surance.
Certes (à), adv. Avec certitude, sérieusement.
CesteSa pron. dém. plur. Ceslea présentes (lettres); aussi pour: ce temps-là.
Ce temps 9 pendant y loc. adv.
Stapendunt dans la langue populaire. Cependant. On écrivait aussi ce pendant que,
Chache, chace, s. f. Chasse; l'acte et lé produit.
Claire 9 s. f. Fauteuil, chaise.
« Assis en la chaire des Conseils. »
A l'entrée de Brenuus dans Rome, il vit les sénateurs assis dedans leurs chaires en gravité sans mot direAmyot
Chalan, chalon, s. m. Petit bateau où l'on nourrit le poisson; espèce de barque ; boutique.
Chalange^ chalongey cha^ laonçe, s. m. Contestation, dispute, opposition.
Chaloir, v. n. Importer, dans le sens de se soucier. Il se construit avec le datif. H ne leur doit chaloir, Ils ne doivent se soucier.
Champa Estre, mettre aux champs.
Etre; mettre en campagne, en parlant de troupes.
Chanter, v. a. Dire, contenir, en parlant d'un écrit : « Une cédule chantant que on doibt à tel tant. > Gerson. Cette signification s'est maintenue dans le langage populaire et plaisant.
< Qu'est-ce qu'elle chante, cette physique? > demande le Bourgeois gentilhomme,
Chann, a4j. Chenu, blanc de vieillesse. Canus,
Chapel, s. m. Chapeau.
Chaperon, s. m. Habillement de tête, espèce de capuchon que les hommes et les femmes de tous les rangs portèrent jusqu'au XV"" siècle. H était en drap, et ressemblait à un bourrelet, avec des pendants aux côtés du chaperon. On s'en enveloppait la tête comme avec une coiffe. Riches et pauvres portaient le chaperon , et , suivant le commandement de Charles VU, en 1447, chacun fut obligé d'avoir une croix dessus , à moins qu'elle ne fôt sur la robe. Lorsqu'on voulait saluer quelqu'un , on levait ou l'on reculait le chaperon de manière que le firont
CH
fût découvert La reine Isabelle de Bavière prit en haine Jean Torel, par la seule raison qu'il ne levait pas son chaperon lorsqu'il lui parlait Lorsque les habits étaient mi-partis^ c'est-àdire de deux couleurs, le chaperon l'était aussi. Cappa, capero de caput; en provençal capagroun. Roquefort.
Chapley caple. capleis. chapleisy chapliz, etc., s. m. Combat, carnage, combat à l'arme blanche^ cliquetis d'épées, blessure. Du Gange le dérive de capidatura, capuHatio, blessure; capulare, capeUare, tailler.
Char, s. f. Chair, viande. Caro.
Chamnrey s. f. Carnation.
Charope^ s. f. Femme paresseuse et indolente. Mot dauphinois et suisse roman. Charoupe, Glossaire genevois de J. Humbert. Tsarope, patois vaudois. Charospa (prononcez tcharàspe) en provençal moderne, une coureuse, une femme de mauvaise vie. Honnorat, Dictionn, franc, prov. Digne, 1846, 47; 3 vol. in-4«.
Ohastellerie, s. f. Chàtellenie, territoire d'un baron, d'un châtelain.
C^hastelet^ohâteletY s. m. Petit château. Il y avait autrefois à Paris deux châteaux : le grand Châtélet, où l'on rendait la justice, et le petit CMtelet, où l'on tenait les prisonniers. Il signifiait également, à Paris, la juridiction, le tribumd où les affaires civiles et criminelles se jugeaient en première instance. Conseiller au Châielet. Notaire au Châteht. Procureur du Châtélet. Sentence du Châtélet. Académie franc.
Cniaadeoolef chaade-ooney s. f. Promptitude, premier mouvement de colère. Cole dérive, comme colère, de xoXt), bile.
Chmwvtr^ ohauTir. chonery T. n. Remuer, dresser les oreilles, comme les ânes, et comme quelques honmiçs aussi. Yoy. Dict. de BayU, art Hercule, rem. G.
Chef, chief 9 s. m. Tète, bout Au chef de, Au bout de.
Ohef, 8. m., t de Blason. Pièce qui est au haut de l'écu, et qui en occupe le tiers.
CHieoIr, choir, v. n. Tomber, tourner en injure.
CH
Oherm Aimer cher. « Taimeroie aussi cher que mon escolier eust passé le temps à jouer à la paume. » Montaigne. Atoirplus cher, Préférer. Ils avoient plus cher à mourir que fuite vilaine leur fust reprocliee. Froiss.
Chère. [Voy. Chiere.)
Cherger, chergler, carger^ V. a. Charger, enlever.
Chermerf v. a. Charmer, enchanter, ensorceler.
Cheme, s. f. Chaîne.
CQIieTaler, v. a. Monter à cheval, s'en servir pour poursuivre quelqu'un ou une affaire. Soumettre comme un cheval que le cavalier force à lui obéir. Chevaler les voyageurs, les poursuivre pour les dépouiller.
CheTaleretuCf adj . Qui a les quahtés d'un chevalier, héroïque.
Chevalerie, s. f. Vertus, qualités chevaleresques. La fiance gu'tl avoii eu en la chevalerie de son chevalier.
— Réunion de chevaliers.
Chevaletf s. m. Petit cheval.
Cheranoe. s. f. Bien, faculté, héritage ; bonne fortune, ruse. Les mots de la basse latinité chevanda et cabentia dérivent du français ; on les trouve à la fin du XIII— et du XIV— siècle dans des chartes écrites en Angleterre.
CheTaachier f cheTaacher 9 V. n. Monter, aller à cheval.
CnieTeetref s. m. Licol.
CheTetain, cheTetalney che- ▼etaigne^ s. m. Capitaine, chefl La forme primitive, que l'on trouve aussi, est chefvetain. CapiUmeus en bas lat.
Caput, chef.
Chiere, chère, s. f. Visage, mine, contenance ; accueil. Chiere lie, bonne mine, visage gai \ faire chiere lie, bonne ou heUe chiere, faire bon visage, bon accueil. Faire grandechere, faire grand accueil ; étaler de la pompe. Cbra en bas latin , visage. On voit dans Corripus, poëte du VI— siècle : « Postquam venere verendam Csesaris ante caram. » Ducange fait dériver ce mot de xapa, la tête , que les Eoliens faisaient féminin. Cara, espagn., portug.
et provençal.
CThlertë, s. f Cherté, rareté. Eslre en chierié. Etre cher, rare.
CH
GbieiCK^ prép. Chez. Chîmakcree^ chimagree, s. f.
Simagrée, façon affectée.
OheTaober^ v. n. Cheyaucher.
CViosef s. f Souvent employé pour personne. Vous estant la chose du monde que f aime le plus. Ce sens est fréquent dans les poésies du XIII"" siècle. Voy. Bien.
C^hoiise^ s. f. Chose. ÇSSD^ s.)
df CT, adv. Ici.
CI9 oui, oest, pron. dém. Ce, ces, ceux, ceux-ci. J«te, XIII"* s.
Clthroy 8. f. Cithare, guittare.
Glidr, 2^. Sincère, ouvert. De éiair caewr. Froiss.
Clamer^ v. a. Crier, publier, recommander, accuser, appeler, nommer. Clamare.
Olersley s. f. Clergé.
Coadjatenry s. m. Aide, appui, dans un sens général, non ecclésiastique.
Cooie d'armes 9 ootte-d'ar* meSf s. m. Casaque que les chevaliers portaient par-dessus leur cuirasse.
Cooney s. m. Petit bateau.
Cohardiaef s. m. Couardise, poltronnerie.
Colacion, collation^ s. f. Conférence, assemblée, discours, harangue.^
Oolëe f s. f. Coup d'épée sur le cou; coup, soufflet.
Ck>lier9 s. m. Ce qu'on appelle aujourdîiui coZ2e^, espèce de lacs à prendre les Kèvres, les lapins, etc.
Collégial^ s. m. Homme de collège, professeur.
Combattre^V. a. Rivaliser. Combattre la durée de quelque chose, Rivaliser de durée.
Combien que 9 conj. Quoique.
Combien qtion le suppliast.
Comiie^ s. m. Sous-officier de navire qui répète l'ordre du capitaine.
Commander^ v. a. Recommander. A Dieu je te command.
Comme 9 adv. Comment. Même dans les interrogations. « Comme voulez-vous que je me la fasse rendre? > Rien de plus fréquent dans la première moitié du XYII"** siècle. Dans Tartufe encore (1667), Orgon de-
CO
mande : Comme est-ce qt^on ^ y porte?
Comme ainsi^ eoit que... Espèce de locution coi^jonctive. Comme Û arrive que, comme il est d'usage que; ce qui pourrait simplement se rendre par comme suivi de l'indicatif.
Comme 9 avec un adjectif. Quelque. Comme qrand qi/ilfust, Quelque grand... Froiss.
Comment que 9 conj. Pendant que.
Comnum9 s. m. Le peuple, la
Commatatlbn9 s. f. Echange.
Compagner9 compaigner9v. a.
Accompagner, faire société ; soutenir le parti de quelqu'un.
Compagnon 9 s. m. Nom donné en Flandre à une petite monnaie valant un gros ou deux sous et demi.
Comparer9 compaiTer9 comperer9 v. a. Acheter, payer, acquitter, récompenser, rémunérer. Esp.
comprar, ital. comperare, comprare.
Comparare en latin classique et en bas latin signifie aussi acheter.
Compétent 9 adj. Suffisant. En assez competani nombre. Amyot.
Comporter (Se), en parlant des affaires, Marcher, être dirigé.
CompoBë9 adj. Constitué, formé.
Concept9 s. m. Intelligence.
Concion9 s. f. Discours, harangue. Condo.
Condition-9 s. f. Humeur, goût, disposition.
Condltionnë9 a4j. Doué de certaines qualités bonnes ou mauvaises.
Gens mal conditionnés, Gens corrompus, pervers, méchants.
Les conditions, les qualités bonnes ou mauvaises, le caractère d'une personne.
Condacteiir9 s. m. Chef de bande, chef de partisans , qu'on appelait en Italie condottiere.
Condiilseiir9 s. m. Conducteur, chef.
Condiiit9 s. m. Gouvernement, direction, action de mener.
Conférer ' Se) avec quelqu'un, se concerter, conspirer avec lui.
Confè89 confez9 adj. Confessé, avoué ; qui se confesse.
Confiance9 s. f., suivi de de au lieu
CO
CO
de en. Je pris conficmce de moy-meane.
Conforler, y. a. Fortifier.
Confortant, part, présent pris substantivement, Aide, appui, auxiliaire.
Congé 9 s. m. Permission (dans un sens général).
Oonnila s. m. Lapin. Canicidus,
ConnilleTf v. n. Esquiver, fuir, comme le lapin qui se cache dans son terrier ; tergiverser, chercher des défaites. .
Connoissant, s. m. Une personne que l'on connaît, une connaissance.
Conqaerenry s. m. Conquérait.
En anglais aussi œnqueror,
Oonqaester, v. a. Conquérir.
Çonroiy oonroy, ooroi, etc., s. m. Compagnie, troupe; provision; soin, suite, ordre. Cura,
ConsaUf oonsanlSf oon- •aulx 9 etc., s. m. Echevin, consul; dessein, résolution; avis, conseil, projet. Consulere.
Conseiller (Se) àf v. pron. Délibérer avec, prendre l'avis de.
Consister, v. n. Etre affermi , avoir de la consistance.
Compte ; comte , conte , compter, conter> Par suite des progrès de la science grammaticale , rorSiographe plus réglée sépare des notions que primitivement Torthographe arbitraire avait mêlées. Nousécxivons comte, dérivé de cornes, le titre du gentilhomme qui accompagnait le prince. En vieux français, il s'écrit fort souvent conte, comme les fabliaux et récits. Les Italiens disent de même conte, comte ; contado, comté, contrée ; les Espagnols, les Portugais conde; les Provençaux, conformément à Tétymologie, coms, Conie, en vieux français, se dit aussi pour compte, conter pour compter et raconter. Ces deux notions, entre lesquelles il y a un rapport naturel, sont exprimées dans plusieurs langues par le même mot:
kal. contare, esp. contar, prov. conUar, anc. haut allemand zetjan, allemand zœhAen. (Jompter dérive de comptriare.
Conserve, s. f. Conservation.
Consonante,s. f. Consonne. Conr sonans, Contemnement, s. m. Mépris.
Contemner, v. a. Mépriser, dédaigner. Contemnere,
Contemptible, adj. Méprisable.
Cont&nnere,
Contendre, v. a. Prétendre, soutenir.
Contens, content, oontends, s. m. Contention, dispute. Prendre contens à quelqu^un, Se prendre de querelle avec quelqu'un.
Contentement, s. m. Estre en contentement à quelqu'un, Le contenter, lui faire plaisir.
Contester (Se), v. pron. Coatester l'un avec l'autre.
Continuer, v. a. Lier, former un ensemble.
Contour, s. m. Changement de mouvement, mouvement de côté ou en arrière, retour.
Contourner, v. a. Circonvenir, prendre dans ses filets.
Contraires Au contraire, loc. adv.
Dans un sens opposé à ce qui a été dit ou fait.
Contraire, contrere, s. m. Accident, malheur, chagrin, ennui.
S. m. Adversaire. Les contraires de la foi chrétienne. Froiss.
Contre, prép. Au-devant, à la rencontre.
Contredit, s. m. ContradictîoB, opposition, résistance. Sans contredit.
Sans opposition.
Contregarder, v. a. Se mettre en garde contre, protéger.
Se contregarder, parer les coups.
Contre-mont, adv. En haat.
Gravir contre mont
Contrepointé, adj. Tout piqué comme une contre-pointe ou coortepointe, couverture de parade d'un lit.
Contre-roUe, contre-ronlle, contre-roUer, contre-rollenr, contrôle, contrôler, contrôp lear> Ces mots dérivent d'un rôle authentique avec lequel on en compare un autre pour examiner l'exactitude de celui-ci.
Convenance, s. f. Conrention, stipulation, condition. Accord des opinions.
Convenant, s. m. Contenance, disposition.
ConTenir, v. n Arriver, comme
CO
conséquence nécessaire ; être imposé comme devoir ou oblig^on : il me dotma urne téUe deacharge que tomber me comvifU par terre. Convient que iitmtes choses par nature preignentftn.
Se construit avec l'accusatif et avec le datif: Mourir le convint, Mowrir lui OOfiemt Froiss.
Goaventy s. m. Convention, condition.
ConTenter, v.n. Faire un accord, s^engager à, promettre.
CoBversatlon et Convener ne désignent pas seulement les entretiens, mais Phabitude de vivre avec les autres, comme conoersoiri et conversaiio.
Coa^iTe^s. m. Repas. Convivium, CJonvoler f oonTOTer^ v. a. Condnire dans la voie, guider, accompagner. Cumviare,
Copf ooopf oopef s. m. Un coup, une fois ; coup que Ton frappe- A cc^, Tout à coup, à l'instant.
Coquin f a4j. Gueux, mendiant.
€JoT^ s. f. Cour.
Corde 9 cordelle. s.f Attache, parti. Attirer à sa corâelU, trere à sa oorde, Engager dans son parti.
Oordoniiiiiera s. m. Cordonnier.
Autrefois la ville de Cordoue, en Espagne , fournissait la meilleure peau pour les chaussures, soit de ses propres fabriques, soit comme entrepôt du maroquin qu'eUe tirait du Maroc.
La peau pour les souliers en reçut^ en espagnol, le nom de cordoban, en ital.
eordoan, en provenç. cordoanj en français cordouan. Celui qui en Dabriquait des chaussures fut appelé en italien œrdovaniere, en françus cordoamer, eordouanier, d'où dérive la forme plus moderne cordonnier,
Coreuzy &d^. Attaché de cœur, dévoué; courageux.
CorlTy V. n. Courir ComeTf V. a. Sonner du cor.
ConiM* Dresser les cornes, Faire le fien
Co»6iy s. m. Coin, par exemple, d'une pièce d'étoffe. Les quatre cornets dupoeste.
CorodeTf coireolerf oorrooleTf oonreoldery v. a. Courroucer, mettre en colère. M. Diez ramène
CO
ces mots à l'étymologie italienne 4Sorruccio pour coUeruccio, de choiera bile, affection bilieuse. Roquefort les dérive de cor, Ménage de coruscare, Barbazan de corrodere.
Corpsy s. m. Personne.
Corpnlanoef s. il L'extérieur, la conformation.
Corpolenoef s. £ Forme du corps, stature.
0<MTOBipablef a4j. Corruptible.
Cortine, oourtlnef s. f. Rideau de lit ; loge ou galerie , ornée de rideaux.
CotOf oosty oottOf s. f. Veste, soubreveste, robe de dessous.
Covlenrf s. f. Apparence, prétexte.
Covleniney oovlearinay s. f.
Canon long. Au XV"» siècle , couJewine , coulevrimers , couleuvrimers, désignaient non l'artillerie, mais une espèce de milice armée d'arquebuses.
Covlpe^ s. t Faute. CkUpa,
Coiq^ A coup, loc. adv. Promptement, tout à coup. A un coup, l3'un seul coup. IVoj) à coup. Trop subitement Voyez Cop,
Coupe* Un mont coupé, Escarpé, à pic.
Courage 9 s. m. Du XXV*"* siècle jusqu'au milieu du XVH"*, ce mot a eu les significations suivantes : 1* Ame, comme être et substance; 2? Ame, cœur, comme siège du sentûnent; 3" Disposition d'àme, sentiment; 4" Indépendance d'esprit, disposition d'esprit toute personnelle; 5" Bravoure, valeur, malheureusement la seule acception qui subsiste, en attendant que des écrivains de renom aient le courage de rétablir les autres. Au pluriel , les courages se dit des âmes courageuses. Corneille a fait des divers sens de ce mot le plus bel usage. On en trouve des exemples isolés dans La Fontaihe, Racine et Lemierre. — De bon courage, De bon cœur.
Conrenzy s. m. Coureur.
Courre 9 v. n. et a., qui n'est plus usité que dans le langage de la ch^e, l'était autrefois de la même manière que courir. Courre et reoourre de bastaPJe en estour, Artois.
Covmréef s. f. Corvée.
CO
CooBteaa, constotuc, couatetf s. m. Coteau; couteau. Uultellus.
ConstUlOf s. f. Epée tranchante des deux côtés. Chdtellus,
Coastiller, oonstillier, s. m.
Soldat armé de la coustille.
Coyementf adv. Tranquillement, sans bruit. De coi,
Cranequliif s. m. Pied de biche, instrument en fer pour bander les arbalètes ; il se portait à la ceinture. . Cranequinier, s. m. Arbalétrier à pied et à cheval.
CreablOf adj. Croyable.
Creantery v. a. Consentir, garantir, promettre, cautionner.
C^dltf s. m. Confiance. A crédit, Par confiance, sur la foi d*autrui.
Creffe, s. f. Gale, écaille. Par la crefe-Dieu, jurement dans JoinviUe.
Est-ce par leur gale infligée de Dieu?
CrelBty prêter, déf. de croire, il crut. Credtdit(X[nr' siècle.) Nos créons. Nous croyons.
Cremenr, cremory cremonr, etc., s. m. Crainte, de cremer, cremayer, cremir, craindre. Tremere,
vrever^ v. n. Eclater, sortir, commencer à paraître. L'aube crevé.
Cri, s. m. Mot d'ordre, mot de ralliement ou qui sert de signal.
CrochOy s. f. Crosse.
Croissementf s. m. Croissance, augmentation.
Crottster, v. a. Couvrir d'une croûte. Nous avons encroûter, en terme
CY
de maçonnerie, Enduire de mortier ; s'encroâier et le participe encroûté, le plus souvent employés au figuré.
Cm, crad. A crud. Sur la peau nue.
Craeasemeiitf adv. Cruellement
Cry. Lecryetle huy, La levée en masse. (>y signifie l'appel au secours, et Imy ou hm aigourdliui, à l'instant.
Caelllirf v. a. Accueillir, surprendre. Un tourment le prit et cueiUU en mer.
Coidery onjderf v. n. Penser, croire.
Cuider, s. m. Opinion ; opinion qu'on a de soi, présomption, de là outrecuidance.
Cuire, V. a. Digérer, comme en latin concoquere.
ColtiTenrf s. m. Celui qui cultive, étudie à fond une science.
Capidiiëf s. f. Désir en général, désir vif.
Cure, s. f. Soin, inquiétude. Nous vieillissons plus par force de cures que par nombre d^ans. Cura.
Cariai 9 s. m. et adj. Courtisan, appartenant à la cour. Les gens euriaulx, les personnes de la cour. A.
Chartier.
Curieux 9 adj. Exact, soigneux, soigneux par affection. Le curieux soin que fy apporterai. Cura
Cforiositéf s. f. Recherche d'une chose singulière ou rare.
Cyrt^ s. m. Sire.
DA
D'adTantai^, adv. D'ailleurs, de plus.
Daguerf v. a. Tuer à coups de dague.
Danger^ s. m. Pouvoir, merci, dépendance. Bemettrc en son danger et du roi. Livrer de nouveau à sa merci et à la merci du roi.
Davantage, d^aTantage, adv.
Au commencement d'une proposition.
De plus, d'ailleurs.
Davantage que^ adv. J«w davantage que Vautre,
DE
Davant qae, conj. Devant que, avant que.
Deablef s. m. Diable.
Débat. Prendre débat. Commencer ime querelle, chercher noise.
Debattabley adj. Sujet à être débattu, contestable.
Débouter 9 v. a. Chasser^ renvoyer, repousser, pousser. Aigom> d'hui ce mot n'est plus qu'un terme de palais, signifiant déclarer par jugement qu'une personne est déchue de la demande qu'elle a faite en justice.
DE
Debrisery débrider f v. a.
Rompre, abattre, estropier.
DebleoTy s. m. Débiteur.
DebTOiTy devoir. Etre à wn dffmr, Faire son devoir.
Deçà, delay ad?. Dans ce pays, dans raatre, en deçà de nos frontières et au delà. Par deçà, pair delà, même signification.
Deceindrey v. a. Oter une chose ceinte. Deceindre son eypée.
DeoepTanoef s. f. Déception, tromperie. Decipere.
Dechassery y. a. Chasser, expulser, exiler.
Dechanzy adj. Déchaussé, nupieds. Cet adjectif commun, au XYI"^ siècle encore, n'est plus usité que dans le nom de Carmes-déchaux,
Decolerf v. a. Décapiter.
Deconforterf y. a. Déconcerter, abattre.
oecoQTSy s. m. Cours, durée.
Beerepiie^ adj. au masc. et au fém. Décrépit.
Deoroirey v. a. Ne pas croire, nier.
Dedans^ çrép. Pendant, durant.
Dedans deux jours.
Defanty s. m. Manque, perte.
Defaolte^ s. f. Défaut, manque.
Deffalre^ v. a. Tuer, mettre à mort. Nous disons : Se défaire de
Defifier^ y. a. Destituer, priyer.
Défié de secours,
Deffenae* Se mettre à dtffense, en défense.
Defidenoe* s. f. Défiance.
Defoolerf v. a. Jeter par terre, fouler aux pieds.
Degasterf y. a. Ruiner, déyaster. Gâter, gaster, guastare en italien, guastar en ancien esp. et port.
Plus tard gastar dérive de vastare; selon d'autres, de l'ancien haut allemand tocu^an,
Dejeeter, dejetter, y. a. Re- ' poasser, éconduire. rejeter.
Delà> yoy. Deçà.
Delaiiaery y. a. et n. Laisser, cesser.
Delayerf y. n. et act. Différer.
De délai, DOaJtum.
Da^ezy prép. Près. (yoy. Lez),
DE
Délibéré, adj. Décidé, résolu.
Délibérer (Se), y. pron. Se résoudre.
Delicierf y. a. Délecter.
Deliéf a4j. Délicat, délicieux. De delis (yoy. ce mot).
Délia, délit, delioi, s. m. Plaisir, joie, soin. Delicia,
Délivrance, s. f. Remise, action de liyrer.
Délivre, adj. Libre, affiranchi, agile.
Démener, y. a. Mener, traiter, conduire, arranger.
Demeurant, s. m. Reste.
Demeurer, y. n. Durer, tarder.
Ne demeura gueres que le roi assembla, H ne se passa guère de temps que...
Voy. Arrester,
Demi>oeint, s. m. Tablier, ceinture d'argent ayec des pendants que portaient les femmes du peuple.
Demonatrance, s. f. Manifestation.
Demonrant, Au demeurant, loc.
ady. Du reste.
Demonrer, y. n. Demeurer, tarder. « Ne demeura gueres que ceux reyiendrent. > Il ne se passa guère de temps qu'ils reyinrent.
Demonrer, y. n. Demeurer, Je demourantj Celui qui reste, le suryiyant; le reste.
Dénoncer, y. a. Annoncer, proclamer.
Départir, y. n. Partir.
Diatrlbner, y. a. Partager.
Déport, s. m. Délai, retard, méigement, ba ment.
nagement, badinage, joie, délasse-
Déporter (Se), y. pron. S'abstenir de, cesser.
Depositoire, s. m. Lieu où l'on dépose ou expose quelque chose.
Depvia, ady. Du depuis, loc.
ady. Dès lors; aigourd'hui c'est un proyincialisme, comme bien d'autres locutions de l'ancien français.
Députer, y. a. Désigner, destiner.
Deqaoy (De <quoy). De ce que.
Deroyer, dearoyer, y. a. et n. Dérouter, détourner du bon chemin, égarer, tromper, sortir du bon
DE
chemin, s'égarer. De ro^, ligne, ornière, sentier.
Deromprey t. a. Rompre, défaire, déchirer.
Derrièrea adv. En arrière.
Desappomterf t. a. Priver un fonctionnaire de ses appointements, le destituer.
Desbonderf y. a. Lâcher la bonde, déboucher, v.n. Se répandre.
Dès œ qae^ loc. coi^'. Dès cela que, dès que.
Desohaoiery déobacer^ t. a.
Chasser, mettre en fuite.
DesoheTettrer, y. a. Dépêtrer, tirer d'embarras, dégager.
Desdalrier^ desolairery t. a.
Déclarer, expliquer.
Desoirer, y. a. Déchirer.
Desconfire^ v. a. Rainer, défaire, détruire.
DesfaToriflerf y. a. Ne pas fayoriser, desseryir.
Denfermery defférmery y. a.
Ouyrir.
Deamettre (Se), y. pron. Se laisser aller, s'abandonner. Oiidin le rend en espagnol par dexarse.
DeamouTOir, y. a. Détourner, faire changer; apaiser.
Daapecer, despederf y. a.
Briser, mettre en pièces.
Daapendrey y. a. Dépenser.
Despeaoherf y. a. Débarrasser, renyoyer. Se despescherde quélqtiun, Se débarrasser de quelqu'un.
Deapiiy s.m. Dédain, proyocation.
Daapite, deapiiëf deapitalre, despIteoTa deapltenx^ a4j. Courroucé, cruel, de mauvaise humeur, dédaigneux, rebutant. Despiciens.
Deapoincier f despointer f daapolntler, y. a. Destituer, effacer, priver d'un emploi.
Daapriaer, desprialer, y. a.
Dédaigner, mépriser.
Desprovuy adj. Dépourvu.
Dearoly denroiSf dearoy^ s.
m. Désastre, désordre, confusion, ruine, discorde, trouble.
Dearoapta deroup* deampt^ dlaroupt^ aaj. Rompu, brisé, mis en pièces. Dùrupttts,
Dearoatery dearoaptery v. a.
Rompre, briser.
DE