V. n. Rentrer en soi-même
Bealemeni, adv. Réellement, effectivement.
Beamplir, v. a. Remplir.
Bebattre, v. a. Rabattre, abaisser, faire descendre.
Bebellatif, acy. Rebelle, qui tient de la rébellion.
Beboucher, v. a. Emousser.
Bebonm, a^j. Revêche, fâcheux^ morose.
Bebouter, v. a. Repousser, réprimer, rejeter; rebuter.
Bebrader, rebrachier, v. a.
Disposer à faire une chose.
Bebai , s. m. Action de repousser, dé&ite, échec.
Becelée (En), loc. adv. En cachette.
Beohef, s. m. Changement, retranchement.— Derechrf, loc. adv.
devenue plus tard l'adverbe derechtf.
Bechiner, v. n. Rechigner.
Bedoore, reololre, reolouir, V. a. Refermer.
BecoL reooy, s. m. Repos, tranquillité. En recoi signifie aussi en secret.
Beconirer, v. a. Rencontrer.
Becordatlon, s. f. Souvenir, commémoration.
Becorder, v. a. Rappeler, &ire souvenir; rapporter, raconter; parler, enseigner. Becordairi.
Beoorder (Se), v. pron. Se rappeler. Il ne signifie plus que : Se concerter avec quelqu'un.
BecouTrer, recouTrir, reoovper, verbe actif. Recommencer, rétablir, refaire; recouvrer. Becuperare.
BecoQvré, part. Etre recouvré, Etre de nouveau en possession.
Becons, reooux, reooui, a4j.
Délivré, sauvé du danger. Roquefort le fait dériver de recuperare; ce mot en efifet signifie, dans la basse latinité, *Bcitfer, et comme verbe neutre guérir, se rétablir; se recuperare, se sauver.
RE
se mettre en sûreté. Ces diverses notions s'accordent avec reœus,
"Becrans, reorant, adj. Fatigué, abattu.
Recueil, s. m. Accueil.
Reeaeillette, s. f. Recaellz, s. m. Accueil, réception.
Recmeillir, v. a. Accueillir. Bien recuetUir, Faire bon accueil.
Refireder, v. a. Refi-oidir, calmer, apaiser. lta].freddo, froid, languissant, indifférent.
Refireschlr , v. a. Rafraîchir. Cette vieille forme du mot se rapproche de fresœ, frais en ital. esp. port.; en prov. fresc, en bret. fresk, de l'ancien haut allem. frise, en allem. moderne frisch,
Reùàjr à faire quelque ohosey Eviter, décliner de.
Regain, s. m. Nouveau gain.
Regard, regart, s. m. Aspect, apparence. — Respect: La crainte et regart de toute discipline,
— Surveillance.
— Soin, attention : Avoir regard à, Veiller à.
— Ce qui regarde quelqu'un; considération: Pour h regard de, loc.
prépositive, A l'égard de. Pour ce regard. Pour cette considération. Pour leur regard, Pour ce qui les concerne.
— Volonté, jugement, avis, ordonnance : Dessus vous ne veuH je point mectre de regard. Je ne veux point avoir d'avis supérieur au vôtre, rien changer à ce que vous aurez ordonné.
Réguler, v. a. Régler.
Relenquir, rellnqner, relliiP* quir, V. a. Laisser, délaisser, abandonner. Beîinquere.
Religion, s. f. Ordre religieux.
Toutes les autres religions, Pasquier.
Relique, s.f. Reste, suite. Valeureuse et honorable reUque de hataiUe, Les troupes qui restent d'une bataille où elles ont vaillamment combattu.
Remâcher, v. a. Se redire, réfléchir. C'est exactement le sens de ruminer,
Remaigner, remaindre, remener^ remanolTf v. n. Demeurer, rester; finir, cesser. Bemaigne^ remaint, il reste; remest, il cessa; au plur. remistreni, remansirent, remain-
RE
aist, restât; remanroient, resteraient; remés, remez, part, demeuré, cessé.
Lat. Bemanere.
Remède , Pounxnr de remède à quelque chose, Y remédier.
Remerir, t. a. Rémunérer, récompenser.
Remestre, v. n. Cesser.
Remettre one chose sur quelqa^im, S'en remettre à quelqu'un.
Remettre sut* Rétablir, remettre en vogue.
Remparer, t. a. Entourer de remparts ou d'autres moyens de défense : Bemparer de charrettes,
Renardise^ s. f. Ruse, tromperie.
Renoholr, t. n. Retomber.
Rentier, s. m. Celui qui doit une rente. — Fermier des rentes ou des revenus d'une ville.
Renvier sur, t. n. Rivaliser, l'emporter.
Repalrer, v. n. Se montrer, vivre £unilièrement avec quelqu'un.
Repos* Etre à repos, En repos, hors (Tinquiétude.
Répons, s. m. Repos.
Resaner, v. a. Guérir. Sanare,
Resoosse, resconsse, re« oonsse, s. f. Recouvrement, acte de délivrer un prisonnier.
Resconlr, resconjr, v. a. Recouvrer, trouver, trouver l'occasion de.
Resconrre, resconrlr, rescorre, v. a. Secourir, aider, sauver, dégager, recouvrer. Roquefort le dérive de recuperare.
Rese, reze, adj. Tondu, rasé:
Table rese, Table rase. Le verbe est rere, rcdre, Badere.
Resilir, v. n. Retourner en arrière ; sortir de nouveau. BesUir cPune entreprise. Abandonner une entreprise.
Resongner, ressongner, re« soigner, v. a. Craindre, redouter, appréhender.
Résoudre (Se), v. pron. Se persuader, se convaincre (résoudre, décider en soi).
Resonrdre, ressonldre, ressonrdre, resordre, part, passé ressous; v. a. Ressusciter, relever, ranimer, rétablir.
Respit, s. m. Terme, délai
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Restlver, v. act et neut. Répugner, résister, hésiter, s'arrêter en parlant.
Restreindre, v. a. Resserrer, rajuster.
Rétention, s. f. Action ou fiiculté de retenir, de se souvenir.
Retralre, retrere, v. a. et n.
Retirer, se retirer, revenir en arrière; discontinuer; rapporter, retracer, raconter, expliquer. Retrahere,
Reiralt, s. m. Retraite. Un seur et açreable reirait.
Réussir, v. n. Devenir^ sortir d'une affaire, d'une entreprise, avoir une issue bonne ou mauvaise. Btussir bien, réussir nud. Ayant plustôt envie d'en réussir habiPhomme q^hommesaoanL Montaigne. Beustdr à néant. Pasquier.
Corneille a dit dans le même sens:
Réussir en vain. En italien, on dit de même riuscir mate, et dans le sens indéterminé d'une issue quelconque:
ComnUnciô ad aspettare queRo, a ch^l fatto dovesse riuscire. Bocc. Nov. Attendu dove voi vogUàte riuscire. Conformément à cet usage des deux langues, Molière a écrit:
Quoi qu'il en réustisse le te viens contre tous faire offre de senice. Fdch.
Voyons ce qui pourra de ceci réuttir.
M. Auger dit sur ce vers : « Molière fait ici du verbe réussir un emploi que n'autorise l'usage ni de son temps, ni du nôtre. On dit bien voyons comment ceci pourra réussir; mm non pas, voyons ce qui pourra réussir de ceci.
Dans cette dernière phrase , résulter ou arriver serait le mot propre. » En italien escire, plus souvent uscire, en walon esi, vieux esp. exir; prov. vieux franc, eissir, issir, ussir. De exire. Au composé italien riuscire correspond le frânç. réussir, anciennement finir (reissir). Dans uscire comme dans réus- «tr, on entrevoit l'influence des snbstanti£s useio, en vieux franc, us (uis, huis) la porte. On vivait dans la maison, non en plein air; la porte présentait l'idée de la sortie avant celle de l'entrée : en latin/oros ire, en grec ftûpoiCt Içx'^o^i expriment le mouvement de l'intérieur vers la porte pour
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sortir; dans la langue basque, cUhea, Qflcio, athercUa, uscire. Diez.
Revenir (Se), v. pron. Revenir à soi, se remettre, se réveifler d'un profond sommeil , d'un évanouissement.
Reveniie, s. f. Retour; revenu, rente.
Reroqiier, v. a. Rappeler, faire revenir.
Rez à rez, prép. Tout près, avec de, Bea à rez delà main.
Rlbaad, s. m. Homme vigoureux, homme de peine, crocheteur, etc.; bandit, scélérat, libertin. Au XIII»* et au Xiy""* siècle on appelait ribauds les soldats d'élite, la garde du roi ; le rm des ribatuU était le commandant de cette garde.
RlbaudalUe, s. f. Troupes légères; enfants perdus, goujats.
Rlbleor, ribleyeur, s. m. Aventurier, coureur de nuit, débauché.
De ribUer, nbUr, courir la nuit
Rien , s. m. Quelque chose. < Us gardoient si soigneusement le pas de la mer que à trop grand mesaise venoit rien en l'art des Anglois. > Froiss. — Personne, nul. BÀen au inonde ne wïus honnore autant que moy, Marg.
de Valois. Fréquemment dans les poésies du Xin*"* siècle. Voy. Chose. Du latin rem.
Rien ou liens, adv. Point, pas.
Gens qui n'ont rien de fofu. Il ne doute riens ses menaces. Cela s'est conservé dans le langage populaire de la Suisse française : c JQ ne fidt rien cÎMud, >
RIgle, s. f. Règle.
RIot, s. m.
RIote, s. f. Bruit, tapage, combat, duel. Faire riote, gronder, quereller.
Rire* Voy. Gueulle.
Rober, v. a. Voler, piUer.
Roberie, s. f. Vol.
Roialme, s. m. Royaume.
Rolde, Mj. Raide, dur, escarpé, impétueux dans ses mouvements; opini&tre, inflexible.
Roldement, adv. Rondement, vigoureusement
Roldenr, s. £ Force, impétuosité.
Rompre , v. a. Faire cesser, interrompre. Rompre la balaiïle (combat singulier). Bompre un commandement. H v^estennostre pouvoir de rom-
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pre les destinées. Montluc. Bompre un coup (un coup monté, un complot). Id.
Bompre le somme. Jehan de la Taille.
Corneille, Molière et Bossuet, qui ne reniaient pas tout l'héritage du XVI"* siècle, font un fréquent et heureux usage de ce mot commode, énergique, bref, qui sert à la concision:
Bompre VinteUigence des esprits, les discours, Vassurance,uneentreprise, un dessein, un projet, les attentes, le destin, le sort, V ordre conunun, urte pensée, les spectacles, le cours d^une chose, le suças, les effets, un départ, une loi; cet homme me rompt tout. Mol. Mais gare Voltaire et M. Auger!
Ronoln, rond, ronchi, s. m.
Cheval de selle pour domestique, cheval de service, mauvais chevaL
Roquet, s. nu Rochet, surplis à manches étroites que portent les évoques et d'autres ecclésiastiques. — Sarreau, blouse, souquenille.— B&ton ferré.
Route, s. f. Troupe, armée; déroute.
Routier, s. m. Le Dictionnaire de l'Académie explique ce mot dans les termes suivants : < Celui qui sait bien les routes et les chemins. Il n'est guère d'usage qu'au figuré , dans cette expression familière : Un vieux routier^ Un homme exercé aux affiedres par une longue expérience, un homme fin et cauteleux. > — L'histoire de la langue semble conduire à une origine différente. On la trouve dans le latin du moyen âge, et, pour remonter à la première origine, rvmpere signifiait alors défricher, labourer; de là les mots rupiidum, ruptura, rupta, terre défrichée ou labourée; rupiurarius, défricheur ou laboureur; de ce mot on a fait roturier. Vers le XI"* siècle, il se forma de la chisse des paysans ou laboureurs des bandes qui parcouraient et pillaient les provinces, hordes indisciphnables que les princes prenaient quelquefois à leur service.
Ces brigands militaires , pour n*être pas confondus avec les paysans laborieux, avec les n^turarii, furent appelés ruptarii; les chartes et les chroniques du Xn— et du Xm-« siècle les désignent souvent par ce nom, que
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la prononciation française changea en futarii, et la langue vulgaire en roM- Uers, ÈtUia, ruta, routa était le nom latin d'une troupe de routiers, route le nom français. Rastellus, jurisconsulte anglais , dit que dans son pays on appeUe roui « quand peuple assemble eux-mêmes, et puis procédant ou chivauchant ou allant avant, ou movant par instigation d'un ou plusors que est conduit de eux : c'est appelé un rout, pour ce que ils movent et procèdent en rout et nombers. » Nous lisons dans le Boman de Garin:
Ea 8a compagne ot de chevaliers mil Grand ta la route quand li Dus desçandi.
Ducanse. Glosiar. med. et inf.
Latin, ad voc. Rumpere.
Joinville écrit: < Ainsi comme nous en alions à pié et achevai une grand route de Turcs vint hurter à nous, et me portèrent à terre et alerent pardessus moi et volèrent mon escu de mon col. > Il résulte de tout cela qu'un routier n'est pas un homme qui connaît bien les routes, mais un soldat expérimenté, rompu à toutes les ruses du métier. Régnier, qui s'ap-
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plique ce mot à lui-même et à ses campagnes amoureuses, en donne l'explication immédiatement après:
Je dois estre routier en la ^erre d'amour; Et comme un vieux guerrier blanchi dessous lésâmes.
Ep. II, 8.
La Fontaine ajoute au même mot une circonstance qui en détermine le sens d'une façon analogue :
C'était un vieux routier qui savait plus d'un
tour.
Même il avait iierdu sa queue à la bataille. L. m. f. 48.
Bout, en anglais , a la même origine et la même acception que notre vieux mot route. Nous saura-t-on gré d'être arrivé à la source étymologique des assemblées tumultuaires du grand monde qu'on appelle, suivant la prononciation anglaise, des r aoûts?
Rojne, s. f. Reine. Directement formé de roy, tandis que reine vient de l'espagnol ret^ta, ou du latin regina,
Ruir, mire , v. n. Rugir comme le lion.
Rustloatlon, s. f. Science de l'économie rurale.
8' pour Si : S'aucun.
Bâcher, sachier, saoler, saoqaer, v. a. Tirer, enlever, arracher avec force ; dégainer.
Saffiranier, s. m. Dissipateur, homme qui se ruine , ou ruiné , banqueroutier, c Ce mot , dit Furetière , peut venir de ce qu'il n'y a pas longtemps qu'on peignait de jaune ou de couleur de safran les maisons des banqueroutiers, ou de ceux dont les biens étaient confisqués avec note d'infamie. *
Sage , a<^. Fcure sage de quelque chose, Instruire.
Sagette , saeite , s. f. Flèche.
SalUIe, s. f. Sortie, issue.
SA
Saillir, v. n. Sortir. SaÂUir dPune maàson.
Saison, s. f. Temps de la vie, ^tas. V antique saison, Les anciens temps. Vivre une journée est réputé une longue saison,— Temps convenable:
De rang et en saison expédier ses ouvrages. 0. de Serres. Au XVII"** siècle, Malherbe, Corneille, Molièroi La Fontaine ont dit: Il est sawn que nous aUions au temple. Ce n'est pas la saison de m^expliquer. U était saison de songer au tnariage.
Salvable, acy. Salutaire.
Sangnidede, s. m. Poignard.
SauWement, saaTeme&t^ adv.
En sûreté.
SA
ftmfeté , lanlTetë , famreté ,