f. Salut, sûreté
ftimitx, prép. Sans. «
flcadron, s. m. Escadron. Ce mot, comme escadre et escouade, dérive immédiatement de l'ital. squadrare, former en carré, un carré de gens, mie troupe. La racine est quadro, un carré.
Sçavoirettjlocadv. Savoir, c'està-dire.
86, coig. Si.
Seal, seale, s. f. Scel, sceau. En anglais seoj.
Secret, acy. Intime, confident.
«Les cardinaux les plus seereia du pape. > Froissart.
Seer, se seera S'asseoir, n sist^ impwf. du subjonctif.
Sentir f t. a. Percevoir par les sens, comme l'italien Sentirez qui se dit de l'ouïe, de l'odorat, du tact, etc.
Seigner^ v. a. Signer. Seigner (se), v.pron. Se signer, faire le signe de la croix.
Seignemief s. f. Société de seigneurs, haute société. ly autre pari vint moût grande seigneurie, ses parents et amis.
Semblablef faire le semblable, Agir de même.
Sembler^ v. a. et n. Ressembler.
Nous sembUms celuy gui,
Semondref v. a. Exhorter, inciter, inviter, avertir, mander, solliciter. Swnnumere. Du partie. Semons, vient Semonse, semonce, Sommation, invitation juridique. Sommer a la même origine.
Seneechalf s. m. Surintendant de la cour. De l'ancien haut allemand Sim-ecalh, le plus ancien domestique.
En bas latin, seniscaJcus; en ital., siniscaloo, sescalco; en esp. et prov., Benescal,
Seneetre^ adj. Gauche. Sinister.
Nous en avons tiré sinistre.
Sente, s. f. Sentier. Sentis.
SentenoOf s. f. Locution, tour de phrase.
SeolTy V. n. S'asseoir, siéger, être placé, subsister. H sied, il siet. Il est ns, situé.
Sepultnrer, v. a. Enterrer, ensevelir.
SI
SeqaeUey s. £ Suite, conséquence, postérité. Ce mot ne s'emploie plus que dans un sens dédaigneux ; autrefois ce mot était noble comme aujourd'hui suite: H envoya le chancelier et toute sa sequéUe porter les sceaux au dit roy sonJUs, Comines.
Serohery v. a. Chercher.
Sergenty serganty serglent^ serJanSf etc., s. m. Homme de guerre, compagnon, serviteur, valet Serviens,
Sereinerf v. a. Rasséréner, rendre serein.
Serly le, Berie^ a4j. Agréable, doux, serein, joli, tranquille.
Serourge^ s. m. Beau-frère. Sororius.
Serpenté^ adj. Sinueux, à la façon du mouvement des serpents.
Servir^ v. n. Suivi d'un infinitif avec de où nous mettons à : « JZ sert dembraser le monde. » Brant
SenffHry v. a. Souffrir.
Seiiloir y seoldre y soloir y Bouloiry v. n. Avoir coutume. Sa- 1ère. Il seult, au présent de l'indicatif et an passé indéfini.
8eiir> A seur. En sûreté, assuré.
Serenta Bs savent
Sly sjy adv. Ainsi, de même, de cette manière. < Bouteilles, barils et autres si faites choses. > Froiss. < Leur dit que bienfait soit si comme folye. » « Toujours puis si les (les exercices des armes), continua que H en estait très souverain maistre. > — « Presser Vun sur Vautre, si comme par envie. > Froiss. Si comme vous avez ouï. B dit que si feroit-il. < Sise douta trop fort que mal ne Ven prist, si y pourvey (pourvut) tantôt de remède moult felormeux. »
Ainsi donc. « Vous pourrait trop grandement coûter de vos gens... Si épargnez vos gens. » Froiss. Si Ravisa que par dons il attrairoit si (tellement) le roy de France que...
Si dans une conclusion et ainsi.
« Si disait en conclusion que par là Us leur porteraient hommage. >
Aussi, de même. < IZ a resOtui les
sciences et si a nostre langage rendu
élégant » -^ t De si noble chevalerie
U issit trop peu de grands faits da/r-
SIO
SI
mes, car la bataiUe commença et si estoient les François fort las et travaillés, » Froiss.
Même. « Toute cette province est bien plantée d'arbres et a de beaux et bons pasturasges,,. et si avois-je dès ce temps là duL-huit belles et grandes Tilles. » Amyot.
Oui. Si feray-je. Oui, je le ferai. Il a conservé cette signification : H dit que si. Si, je vous assure.
Coig. Au commencement d'une proposition, conséquence d'ime autre.
Aussi, c'est pourquoi. < Si ne fut pour ce chiche tenu. >
Au commencement d'un second membre de phrase, il sert de liaison avec la première dans le sens de et ou or. € Testoye puceUe chieux mon père; si avoit un roy en ceste terre moiàt mal. » Chr. de Pisan.
Mais, mais au contraire. < Mais Nostre Seigneur ne V avoit voulu consentir; si m'a donné tant à faire en mon temps. » Froiss. < Il me donna telle descharge que je n'en vouldroye encore autant avoir sg loue les haulx dieux quant de luy suis si bien eschapez. »
Exprimant une conséquence. En allem. so. < Quand le roi eut oui sa sasur ainsi lamenter si en eut grand pitié. > Froiss. < Quand la reine et le dit comte de Kent ouïrent ces nouvelles si se doutèrent (conçurent des craintes), car ils sentoient le roi hâtif...» Si s'avisa la dame. Qui m'ayme sy me suyve. » Rab.
Pourtant, toutefois. < Mon mari m* a prise en trop grand haine, et si ne sais pourquoi. » Froissart «Les enfants crièrent à la rage de faim. La pauvre mère si n'aura que bouter es dens. > Gerson. Si faut-il quefaUU.
Encore faut-il que j'aille. Quelquefois joint à pourtant. Si ne sont^ pourtant abjects.
Si que, conj. En sorte que.
Si très-fort que, loc. conj. Aussitôt que. ^
Slèole^ s. m. Monde, vie terrestre.
H trespassa de ce siede. Ce siècle et Vautre, La vie présente et l'étemiié.
Slerea 5e tenir à siège, devant une ville, li assiéger.