‹ Chrestomathie du moyen âgeChapitre 135 sur 245 · XI. — ou SE CHANTE · texte numérisé non relu

XI. — ou SE CHANTE

(( Estoilete, je te voi, Que la lune trait a soi.

Nicolete est avuec toi, M'amiëte o le blont poil.

« Ah! Dieu! » fait-il, « ici fut Nicolette, ma douce amie, et c'est elle qui a fait cette loge de ses belles mains. I^our la grâce de mon amie et pour l'amour d'elle, je descendrai ici et je m'y reposerai cette nuit. »

Il mit le pied hors de l'étrier pour descendre; son cheval était grand et haut; il songeait tant à Nicolette, sa douce amie, qu'il tomba lourdement sur une pierre et se démit l'épaule. Il se sentit fort blessé, mais il fit tous ses efforts et de l'autre main attacha son cheval à une épine, puis^ se trahiant sur son côté, il arriva à se coucher sur le dos dans la loge. Il vil })ar un trou les étoiles au ciel ; il en vit une plus brillante que les autres, et commença à dire :

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