‹ Chrestomathie du moyen âgeChapitre 170 sur 245 · CoverL La syntaxe exigerait cuverz. Même faute au v. 4i · texte numérisé non relu

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CIlULSTOilATHIE 14

HISTOIRE

Si le covri de son mantel De bife * qu'afiiblé avoit,

Car bien et cointement savoit 95 Que desrobé l'orent a tort Li laron quant le virent mort.

Lors fist venir li Mareschaus Les prodes ornes, les loiaus,

El les clers, et selonc les lois lOo

Fu ensepeliz corne rois.

Cele nuit fu ensi gardez

0 haut servi se et onorez ;

Et l'endemain li baron vindrent

Des terres qui a lui se tindrent. io5

Mais tant de povre gent estoient

Al chief del pont 2, qui atendoient

Que l'en lor feïst aucun bien 1

Mais de l'avoir n'i avoit rien.

Li Mareschaus, senz nul délai, iio

Dist a Estiene de Marzai ^ :

(( Seneschaus, deniers covient querre.

cet état; il le couvrit du manteau qu'il portait, car il ne doutait pas que les voleurs ne l'eussent criminellement dépouillé quand ils le virent mort.

Le Maréchal fit venir les barons loyaux et les clercs, et le roi fut enseveli suivant les usages et suivant son rang. Il fut ainsi gardé cette nuit en grand honneur. Le lendemain arrivèrent les seigneurs des terres qui dépendaient de lui. A l'entrée du pont se tenait une foule de pauvres gens qui attendaient qu'on leur fît quelque distribution, mais il n'y avait pas d'argent. Le Maréchal dit alors à Etienne de Mariai : « Sénéchal, il faut que vous vous procuriez de l'argent. Voici

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