Glaive. Cf. page 188, note
5. Cf. page 40, fin de la note 4. . , 4. Til-Chàtel, arr. de Dijon.
VIE DE SAINT LOUIS
de ConflensS qui estoit avec moi a baniere. Je et mi chevalier ferimes des espérons et alames resqueiirre mon seigneur Raoul de Vasnau^, qui estoit avec moi, qu'il avoient tirié a terre. Endementres que j'en revenoie, li Turc rn'apoierent de leur glaives ; mes chevaus s'agenouilla pour le fais qu'il senti, et j'en alai outre par mi les oreilles deu cheval ; et me redreçai au plus tost que je poi, mon escu a mon col et m'espee en ma main; et mes sires Erars de Sivri, que Dieus assoille'% qui estoit entour moi, vint a moi et nous dist que nous nous traisissons emprès une maison desfaite, et iluec atendrions le roi qui venoit. Ainsi come nous en alions a pié et a cheval, une grans route de Turs vint heurter a nous, et me portèrent a terre, et alerent par dessus moi, et volèrent mon escu* de mon col. Et quant il furent outre passé, mes sires Erars de Sivri revint seur moi et m'en
gneur de Conflans, qui était sous mes ordres et portait bannière; nous donnâmes de l'éperon, mes chevaliers et moi, et nous allâmes à la rescousse de messire Raoul de Vanault, qui était sous mes ordres, et que les ennemis avaient jelé à terre. Pendant que je revenais, les Turcs pesèrent sur moi avec leurs lances, mon cheval s'agenouilla sous la pression et je passai par-dessus ses oreilles ; je me redressai le plus rapidement que je pus, mon bouclier au cou, l'épée au poing. Messire Erard de Sivri, que Dieu absolve, qui n'était pas loin de moi, s'approcha et nous dit de nous retirer près d'une maison en ruines et d'attendre là le roi qui arrivait. Comme nous uous en allions à pied et à cheval, un fort groupe de Turcs vint nous heurter, me jeta à terre et passa par-dessus moi, arrachant mon écu de mon cou. Lorsque les Tnrcs fin oiit passés outre, messire Érard de Sivri revint à moi el m Cniiiicna. et