I se prononçait comme aujourd'hui. En hiatus
1 . Eûr (de SLgxirum pour aupurmm) devient eur {bonheur, malheur), au lieu de ur, peut-être sous l'influence de heure (bonne heure, maie heure).
2. Cette fusion ne s'est pas produite dans beneïr, obéir, pour ne pas altérer la flexion du verbe.
3. Avoine, foin, moins^ moindre doivent peut-être leur o à la labiale précédente.
XXX INTRODUCTION
devant une autre voyelle, il est devenu j à partir de la fin du xiii" siècle {diable^ viande^ chrestien),
81. lÉ. Lorsque cette diphtongue était précédée de ch ou ^, elle a perdu son i à partir du xiv* siècle [chief^ chef, mangier ^ manger) *. Ensuite, la même réduction s'est produite, du xiv' au xvi^ siècle, dans les verbes en -ier où la diphtongue n'était précédée ni de ch ni de (/ (à l'infinitif, au participe passé, à la 2^ pers. plur. du présent de l'indicatif et de l'impératif, et à la 3^ pers. plur. du passé défini), par analogie avec los verbes en -er. — En revanche, dans des mots oi^i elle n'existait pas à l'origine, cette diphtongue a été produite plus tard par le rapprochement des deux voyelles i e primitivement indépendantes {mari-er, cri-er, fi-er, etc., ne commencent à rimer en -ier qu'à la fin du xir siècle, et encore exceptionnellement)^.