‹ Chrestomathie du moyen âgeChapitre 20 sur 245 · PHONÉTIQUE. XXIX · texte numérisé non relu

PHONÉTIQUE. XXIX

hiatus* cesse de se prononcer, souvent en allongeant la voyelle suivante (e)age, m(e)esme^ f{e)is, v{e)eau, p{e)eui\ v{é)oir, 'p(e)ouU, s{e)ur)\ devant un i il a parfois formé avec cette voyelle le son ei {reine)^.

11. Quelques adverbes, prépositions ou conjonctions peuvent indifféremment avoir ou n'avoir pas un e posttonique (or et ore, encor et encore^ lors et lores, sour et soure^ onc et onques^ donc et donques^ avuec et avuequès^ iluec et ilueques^ com et corne, arier et ciHere).

78. ÉU. — Cette diphtongue, très rare avant la vocalisation de s'est réduite de bonne heure à la voyelle eu.

79. ÉI, diphtongue, devient au xii'' siècle, devant une consonne orale, ôi, (jui se prononce wè à partir de la fin du xiii^ siècle. Du xv!*" au xviir siècle, oi a pris, suivant les cas, le son actuel loa (toujours écrit oi), ou le son é, écrit aujourd'hui ai {mei > moi, peire > poire, creie > croie >> craie). Devant une consonne nasale ou une l mouillée, ei ne devient pas oi {peine, conseil)^.

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