‹ Chrestomathie du moyen âgeChapitre 67 sur 245 · PRONOMS RELATIFS · texte numérisé non relu

PRONOMS RELATIFS

204. Après une proposition principale négative, une proposition subordonnnée au subjonctif peut se passer du pronom relatif :

Soz ciel n'a ome, se jel conseiisse ier,

Après mon coup eùst nul recovrier {Raoul 345-6).

N'a ome el mont, tant sache deviser,

N'i convenist un jor d'esté user {Aim. 4^-44). r

Pour l'omission de la conjonction que dans le même cas, voy. § 243, 2°.

205. Qui, sujet d'un verbe au conditionnel, a très souvent le sens de ri quelqu'un, si on :

Quin feroit roi, ce seroit granz péchiez {Cour. 99). Ja seroit mo>rz, quin feroit chevalier {Cour. 109). Qui me donroit tôt le trésor Pépin,

SYNTAXE Lxxi

Ne tendroie Narbone {Aim. 271-2)

Il auroit dure départie

De ce, qui ne le secourroit {Pat. 167-168).

206. Le neutre quoi^ surtout depuis le xiii* siècle, peut après une préposition servir de relatif à un nom de chose :

Li rebas sour quoi {Feuil. 42-43).

Faire chauciee par quoi il peussent passer {Joinv. 213).

Un roncin seur quoi je montai {Joinv. 223).

Les pasturages de quoi leur bestes vivent {Joinv. 236).

207. Ou, pronom relatif, se disait des personnes comme des choses, sans exprimer aucune idée de lieu :

Ensi dist Charles, ou il n'ot qu'aïrer (Aim. 280).

Aucun mal Ou vostre personne prêtent {Greb. 3-4)»

-Mais advoutire et tirannie Ou il n'a voye de raison {Greb. 47-48).

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