Bas, forme dialectale du français hois
2. Aix-la-Chapelle, conformément à l'histoire, est la capitale de l'empereur dans les plus anciennes chansons de f^este: |)lus tard Aix est remplacée par Laon, qui fnt la capitale des derniers Carolingiens, et enfin par Paris, résidence des Capétiens.
POÉSIE ÉPIQUE
Por faus loiers remainent li bon plait.
Dieus en prent droit, qui nos governe et paist, 35
S'en conquerront enfer qui est punais,
Le mauvais puis, dont ne ressordront mais.
Cel jor i ont bien dis et uit evesques,
Et si i ont dis et uit arcevesques;
Li apostoiles de Rome chanta messe. 4o
Cel jor i out oferende mout bele.
Que puis cele ore n'out en France plus bele.
Qui la reçut mout par en fist grant feste.
Cel jor i out bien vint et sis abez,
Et si i out quatre rois coronez. 4^
Cel jor i fu Looïs alevez.
Et la corone mise dessour Fautel;
Li rois ses pere li vont le jor douer.
tences loyales ont disparu. Mais Dieu en fait justice, lui qui nous gouverne et nous fait vivre, et les juges vénaux tomberont dans l'enfer puant, dans l'horrible puits dont ils ne sortiront jamais.
V. — En ce jour, il y eut à Aix au moins dix-huit cvêques; il y eut dix-huit archevêques; ce fut le pape de Rome qui chanta la messe.
VI. — En ce jour, l'offrande fut superbe; jamais depuis on n'en vit en Finncc une pUis belle. Celui qui la reçut en fit une grande tète.
VII. — En ce jour, il y eut au moins vingt-six abbés; il y eut quatre rois coui'onnés; eu ce jour, Louis fut élevé en digïiité. La couronne lui mise sur l'aulel; le roi son père