Le hciU est la garde, le pom est le pommeau de l'épée
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POÉSIE ÉPIQUE
Que adobastes a Paris el donjon :
Il vos a mort par mauvaise achoison.
Mais, par celui qui sofri passion,
Se ne li trai le foie et le poumon, 4o5 Je ne me pris vaillant un esperon. »
que vous avez fait chevalier au château à Paris : il vous a tué sans juste raison. Mais, par celui qui souffrit la passion, si je ne lui arrache le foie et le poumon, je ne me prise pas la valeur d'un éperon. »
ABIERI DE NARBONiSE
Le personnage historique dont la légende a fait le héros de ce poème et de plusieurs autres n'est pas connu. Des chants anciens présentaient Aimeri comme ayant défendu contre les Arabes le poste avancé de >^arbonne. Plus tard, on lui attribua la part principale dans la prise même de cette ville, et on lit de lui le hls d'Ernaud de Beaulande et le père du fameux Guillaume d'Orange. Au commencement du xiii* siècle, un poète de Bàr-sur-Aube, nommé Bertrand, renouvela ce récit dans la chanson dont nous publions ici un épisode (v. 127-771). C'est cet épisode que V. Hugo a repris dans la Légende des Siècles [AymeriLlot], en s'inspirant, non pas de la chanson de geste, qu'il ne connaissait pas, mais d'une imitation en prose insérée dans une nouvelle de A. Jubinal, Le Château de Dannemarie [Musée des Familles, t. X (1845), p. 57.>578). Notre lexte est préparé d'après l'édition de M. L. Demaison : Aymeri de Narhoune, chanson de fjesle publiée d'après les inanuscrifs de Londres et de Paris (Paris, 2 vol.in-8'', 1887 — Société des Anciens Textes).
Le récit des événements qui font le sujet du poème commence après le désastre de Roncevaux, et fait suite, par conséquent, à la Chanson de lioland.
Fi\inrois repairent, chasciins mont se p^rainie; Bien semblent gent qui inout soit travailliez
1. — Les Français reviennent, tous sont de mauvaise humeur et semblent harassés. Charles chevauche derrière ses