dépari de Philippe de Valois, trait.'- li. De fortune
de la paix avec les plénipotentiaires T. D'ancienneté.
français; c'est ce même Gautier qui H. Mie, négation avec Vs adverbiale.
avait été chargé de s'aboucher avec '.I. Tins.
Jean de Vienne pour négocier les cou- 10. Je vous donne la promesse
ditions de la reddition de la place et
pagnie de contes, de barons ei de chevaliers. Si entendi que cil de Calais venoient en l'arroy ' (jue il avoit devise! ! et ordonnet ; si se mi>i hors et s'en vint en le place devant son hostel, et tout cil signeur 3 après lui et encores grant foison qui y sourvinrent, pour veoirchiaus de Calais comment il fineroient*. Et meismement la royne d'Engleterre sievi5 le roy son signeur. Evous6 venu monsigneur Gautier de Mauni et les bourgois dalés ' lui qui le sievoient, et descendi en le place, et puis s'en vint devers le roy et li dist : « Monsigneur, veci le représentation de la ville de Calais, a vostre ordenance. » Li rois se taisi tous quois et regarda moult fellement8 sur chiaus; car moult haoit9 les habitans de Calais, pour les grans domages et contraires10 que dou temps passet sus mer li avoient fais.
Cil six bourgois se misent tantost11 en genoulz par devant le roy, et disent ensi en joindant leurs mains : « Gentilz sires etgentilz rois, ves 12 nous chi six qui avons esté d'ancisserie bourgois de Calais et grans mar céans 13. Si vousaportons les clés de le ville et dou chastiel de Calais, et les vous rendons a vostre plaisir, et nous mettons en tel point que vous nous veés "en vostre pure volenté, pour sauver le demorant dou peuple de Calais ; si voelliés avoir de nous pité et merci par vostre très haute noblece. » Li rois regarda sus yaus très ireusement, car il avoit le •coer si dur et si espris de grant courous que il ne peut parler; et quant il parla, il commanda que on leur copast les tiestes tantost. Tout li baron et li chevalier qui la estoient, en plorant prioient si acertes 15 que faire le pooient au roy qu'il en vosist16 avoir pité, merci; mais il n'i voloit entendre.