‹ Chrestomathie du Moyen AgeChapitre 93 sur 112 · C. Mùrc · texte numérisé non relu

C. Mùrc

En escripvant ceste parolle, A peu que le cueur ne nie fent.

Mes jours s'en sont allez errant, 2.">

Comme dit Job, d'une touaille '

Font les liletz, quant tisserant

En son poing tient ardente paille :

Lors, s'il y a nul bout qui faille,

Soudainement il le ravit. 30

Si 2 ne crains plus que riens m'assaille,

Car a la mort tout s'assouvit 3.

Ou sont les gracieux gallans *

Que je suivoye ou temps jadis,

Si bien cbantans, si bien parlans, 35

Si plaisans en faiz et en diz?

Les aucuns sont mors et roidiz ;

D'eulx n'est il plus riens maintenant.

Repos aient en paradis

Et Dieu saulve le remenant y ! 40

Réflexions sur la mort.

Je congnois que povres et riches, Sages et folz, prestres et laiz c, Nobles, villains, larges et chiches, Petiz et granz, et beaulx et laiz, Dames a rebrassez 7 collez.

De quelconque condicion, Portans atours et bourrelez s, Mort saisit sans exception.

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