PRONOMS RÉFLÉCHIS OU RENFORCÉS
193. La formule ordinairement employée pour le pronom réfléchi de la 3* personne résulte des deux aflixes j^.— ^ et 1% réunis; exemple :
Er-ta-ncf su her )(a-tef.
Il se mit sur son ventre; pour : il se prosterna.
Conmie pronom personnel renforcé, le type x^ ^^-i^ Aa-/, que
Voyez ci-dessus, n"" i85, i86. appliquées au datif dans les titres des
' Voyez Todlenbuclij titre du cha- chapitres xxi, xxu, xxui, xxiv, xxv et pitre wix. Comparez les mêmes fornmles xxx.
DES PHONOMS. 69
nous avons étudié \ répond au copte ^^'^ tr lui-même. -n Ma^s l'égyptien antique avait encore ici d'autres locutions que le copie ne connaît plus. \
194. ^ ies^^ qui répond à notice mot crmême,^^ se joint à tous les aCÎixes personnels. Voici un exemple pour la i"^ personne :
ài-nà tief'{nut)nd fes-à '.
Je suis venu, je rends hommage moi-même.
On trouve également -i^ tes-ek «r toi-même, ti -îîr| /î?5-^(r luimême, ti et ^^ A*^'^*-^ tteihsen cr eux-mêmes, t^ ainsi que la variante -^^ ç -••-Il I I ... ......
] ^ fes-u. Le papyrus judiciaire de Turin indique ainsi l'exécu-
tion de la sentence capitale sur les condamnés • I J^ '^àç -irr^ àU'f met-nef tes-ef (ril est mort lui-même; tî et ailleurs :
I ^ \k '^^ -4^ àu-f met-nef her tesf cr il est mort par
lui-même. 7) Au pluriel la formule est I jk /^% el
àu-u met-un tesu cr ils sont morts eux-mêmes *. -n
* Voye«n'i83.
' C'est à M. Samuel Birch qu on doit la découverte de cette importante locution.
' Voyez Todtenbueh, 3i, 6.
• Th. Devéria , Papyrus judiciaire de Turin. En rëflëchissant h cette formule et surtout à la variante met-nef her fes-f, on pourrait croire à une sorte de suicide des condamnés. Mais on voit au contraire, dans le jugement, qu*on leur donnait la mort. Je pense qu'il faut entendre que par leur crime ils se sont condamnes euxmêmes à mort. Les exemples les plus curieux de ce pronom se trouvent dans les l^endes du dieu suprême; au formulaire du chapitre xvn du Rituel funéraire , 1. 3,
on lit :
nuk
nuter âa x^P^ tes^f^le suis le dieu grand , existant par lui-même, n II est dit plus loin du même personnage : ,^^^^^ \ j^
« ^"•^ ncfc^âm-/^w-</'ff(c est celui qui)
fait Tacte de la génération en soi, luimême ; ^ <«^ ne/; a produit le copte U E \ K rrmœchari , -^ ihid, 1. 9. Nous avons cité déjà la légende Râ mâk-su fes-f, où la même idée est appliquée au soleil. (V. n"* igi.) On dit également de cet astre qu il est
donnant la naissance à lui-même,?) h son lever de chaque matin.
70 CIIRESTOMATHIE ÉGYPTIENNE.
Ce pronom provient très-probablement du radical l^ te, tel rfdire;^^ en copte '^z^ !^0C.
195. Une expression de valeur très-analogue, mais beaucoup plus rare dans les textes , se tire du radicalp**@s^/>, qui signifie cr acte ^ -n et aussi crfoisii [vices) ^ comme le copte COTT. Ramsès IIl, dans un discours qu'il adresse à ses peuples après la victoire, s'exprime ainsi ^ :
Seyeru-a her x^P^ ^^ '*^* àr-nà sep-d.
Mes desseins s'accomplissent, on nu peulëcliapperàcequc je fais moi-même (mea vice).