‹ Chrestomathie égyptienne (volume 2)Chapitre 20 sur 98 · RELATIONS DES PR0N0IIS · texte numérisé non relu

RELATIONS DES PR0N0IIS

192. Les pronoms suivent en général les mêmes règles que les noms dans leurs rapports avec les autres parties du discours, et les mêmes particules sont usitées pour les cas obliques. Au nominatif nous avons trouvé les formules | * ànuk^ \k ^^^^^T^^tiâ,

' Lepsius, 1. 4/i. Les très-lëgères lacunes de ces deux passages sont faciles h suppléer.

* Impliquant, comme tous les pronoms personnels absoias, Tidée du verbe être. Il en est de même de in , etc. dans toutes les branches des langues sémitiques.

* Chnmpollion, Grammaire, p. a 88,

traduit cette phrase: rrFais qu'il vienne vers toi. » Il a confondu ici mâk avec Timpëralif IV V,^^am- ma -A' <r donne, fais.?»

(Voyez un autre exemple de mâk-su au récit de la campagne de Tutmès III, Denhnàler, III, 3i, 1. 33.)

* Comparez Champollion , Grammaire, n*' 9q8 et suivants.

DES PROiNOMS. G7

\k ^ %^^^wwîJt-wfl, pour la i"^ personne, lorsqu'elle commence

la phrase ; les types 8 i "^^^ hâ-tuà , "^ ^^^ hâtir-à , ^^^ ru-à ,

^^^ fti/-â, j j ^^^tfl-â sont plutôt usités, soit avec Tinversioii, soit dans le second membre d'une phrase; c'est ce qu'on peut observer dans les exemples que nous venons de discuter. Les autres personnes se servent de tous les types pronominaux pour le nominatif.

Nous avons remarqué que les pronoms su et son se prenaient d'une manière absolue et sans support comme sujets du verbe. Ajoutons enfin que la particule Ja^^^^^^, variante I'^a*''^^«^ an, indique le nominatif avec les suffixes comme avec les substantifs; exemples : S^ i ^^^ ^^ ^^^^ ^j® fus,T5 Hrl un àn-f k\\ fut,?) etc.

Le génitif du pronom se traduit par l'affîxe simple ou par l'article possessif; exemple : ^^^ se-k crton fils,?» ou ^K^ll ^^ patk-se.

Le datif est rendu par les particules ^^^^^^ en, <=>• er, ®^ yer^ etc. Comme complément indirect du verbe, il se place après l'affixe personnel; exemple : i^^^^^^^ tor/nef^il donne à Inu-n

L'accusatif n'emploie pas les formes absolues ànuk, emiuà, etc. On se sert des affixes personnels pour les compléments directs des verbes. Il est seulement à remarquer que l'affixe de la i"^ personne prend habituellement comme complément du verbe la forme mSJ^, ml uà; exemple : %^ J I ^"^^^ ^^ ses-uà ce pour me servir. T) Cette addition dislingue e pronom régime du pronom sujet; jjl ^^^ seS'à signifierait crje sers;?? il y a toutefois des textes oi> cette utile distinction n'apparaît pas.

Le pronom personnel 1% et sa variante "^ sont très-usités à

l'accusatif; exemple : ^^ , 4 % er-la-nef su lier nesa-tef

ff(Le dieu Ra) Ta mis sur son trône ^tî

' f^ '^ ^^ très-fréquemnient usitë trouve même pour le neutre crceci, cela.» pour la personne royale, mais il n'est (Comparez Champollion, Grammaire, nullement restreint h cet usage, on le n*33a.)

08 CHRESTOMATHIE ÉGYPTIExNNE.

On remarquera aussi les types ^y^ ru ei"^ hati à l'accusatif des pronoms au lieu du simple affixe personneP.

Le locatif et l'ablatif joignent les affîxes à toutes les prépositions que nous avons citées pour les substantifs, et c'est surtout dans ces cas que les types particuliers )(aty tut y \ rat y de-

viennent plus fréquents. L'ablatif donne lieu à une remarque qui mérite d'être étudiée : au lieu de mettre la préposition en rapport direct avec le substantif qui est son complément logique, on la relègue à la fin du membre de phrase, en rappelant la personne par un aOixe. Ainsi, au lieu de dire (r Chapitre de ne pas enlever à l'homme son cœur dans l'enfer, n le texte du Rituel funéraire porte ^ :

Ru en tem er-ta nehem-4u hati en sa mâfem ^er-t nuter.

Mot à mot : Chapitre de ne pas faire être enlève le cœur de l'individu , de lui , en enfei*.

Celte tournure, dont nous trouverons l'imitation à l'article du relatif, a la plus grande analogie avec la construction sémitique des mêmes pronoms.

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