‹ Chrestomathie égyptienne (volume 2)Chapitre 24 sur 98 · L:i:kv^^:n · texte numérisé non relu

L:i:kv^^:n

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àmamu er^-tei tum nekt-^ ^eperund.

Si tu apprends que quelque chose tue soit anivë ;

unu nekt'U répondrait ici h (raliquid negotii, n dans le sens du copie O'^OU (raliquid. 1)

210. Le radical 1% signifie essentiellement crlieu;^ il devient néanmoins pronom vague s'appliquant aux personnes, il reçoit alors le déterminalif ^^^ et au pluriel ^^i J i ; c'est ainsi complété qu'il

compose le groupe | ^^i J ^^ bu neb qui traduit le grec xgimes dans le décret de Ganopus ^.

211. «^ ^r, ha est le type du copie ^\ (t aliquis; t) l'exemple suivant réunit en parallélisme bu neb et ha neb ^; il s'agit des Ptolémées :

:^'^T^!<^;.unj^

ha-u neb em ncti-u ka-êen bu neb hotep her

Tous sont leurs sujets, chacun est en paix dans leurs eaux.

Ce qui signiGe (rsous leur direction, -n

mu-sen.

* Histoire des deux frères, p. 8, 1. 6.

Les mots àr-àmamu semblent ici pour âr âmam-ek crsi tu apprends ;n cependant àmamu jieut èlre une forme passive «rs'il est su, etc.» ces manuscrits sont souvent très-incorrects; eriet est une conjonction répondant au copte ^£ <rque,^ dans les phrases de ce genre.

* De'cret de Canapus, partie hiéroglyphique, I. 3o.

' Voyez Brugsch, Inscriptions géographiques, pi. VIII. Pfeti a le sens propre de ff sujet, n ce qui se relie avec le radical T # nef (r rendre houmiage.n Voyez pour kasen le n* 190 ci-dessus, btre Aer mu trdans les eauxn du roi ou d'un dieu est une expression qui signiGait en Egypte, comme dans le langage de nos marias, cr suivre, obéir, se diriger d après les onlrcs de (|uelqu uu. *>

L'expression ^m^ ^^i J i àrint neb cr tout œil n pour «t tout le monde,!) qui a été signalée par M. PleyteS est du même genre; elle transforme ^^ àri en pronom vague.

Ajoutons ici que l'adjectif '^■^ neb, surtout avec un substantif au singulier, prend aussi la signification de cr chaque ;!> ainsi * ' hru neb doit être traduit cr chaque jouri? et non pas « toujours, i» .

212. L'adjectif pronominal ,S%i iennuy variante graphique x V njT 1» comporte aussi le sens de tr chaque '^. n En effet le texte monumental de Karnak pour le poëme de Pentaur porte les mots S 1^ ^ lu % tennu hru, comme variante de ^ ' hru neb^ cr chaque jour, n qu on lit au même endroit dans le papyrus Sallier. Le parallélisme rend aussi l'exemple suivant très-précieux pour confirmer le sens de tennu qui n'existe plus en copte. Il est dit dans les louanges du soleil :

^eper hru neb mes su tennu tuai-t.

n s'engendre choque jour et il s'enfante à chaque matin*.

Ce mot se place devant le substantif qu'il caractérise; exemples : X %J tennu renpe-t cr chaque année; a m ^ WT P 1 — 1

^k 11^ ^'' tennu mlia «rà chaque soir^. tî Quelquefois le substantif garde même son article : ^ Z m Wl m!, m. ^"Br er tennu pa-àbet «r à chaque mois ^. -n

Nous rencontrons aussi /ennti joint au groupe ^^x^^^*^^^^^^^'*"

^ Voyez Pleyte, Études, p. io6. de Tactiou qui appartiennent au radical

' Cette détermination appartient à ten se présentent Clément ici à Tesprit.

M. Goodwin. Ce terme tennu ayant plu- ^ Papyrus Sallier, n"* 3, VIII, 8.

sieurs acceptions, il devient difficile * Sharpe, /fi«crtp/toiw^II,g3,citépar

de préciser le premier sens du sym- M. Chabas, Mélanges, p. 85.

bole yf^, Toiseau appelant. (Voy. n* 79, * Histoire des deux frères, I, 5.

ï. 6. ) I/interrofration et la multiplication * Voy. M. Chabas , Mélanges, p. 85, 1 1 .

Xelu tennu : il nous paraît répondre alors à rr quaecumque resyn dans l'exemple suivant du Papyrus Prisse où il est question de la conduite à tenir à l'égard d'un supérieur^ : <— »^^ Ay 1^ H^^§\ n ^ iL ^î\ ar-ek -/etu tennu s^a-nefr^ fais quelque chose qu'il

t'ordonne. ?» Nous retrouverons bientôt ce mot important aux interrogations et exclamations*.

213. Nous avons vu que «rrun, l'autre ?) se rendaient parpa-uâ, pa-ki; ce dernier mot est bien le copte KE, KET tralius, alter. -n II est souvent pronom, comme dans ce passage tiré du Livre des Souffles^ :

an dru àsàr N. fa xjBtu en khu, L'osiris (un tel) n*a rien dérobé aux autres.

Gomme adjectif, il se place habituellement avant le substantif qu'il qualifie; exemple : l l ^^ ^W\ ki ran cr un autre nom. -n

Les exemples cités ci-dessus prouvent que le féminin prenait quelquefois la terminaison ta : ^^^ |l ta ket-tà cr l'autre. 7>

21/i. Le groupe a'^^'^ kete/u peut être une expression ren-

forcée tirée du même radical fe, ket; il signifie (r autre, t» mais en insistant davantage sur l'idée de « différence, f) C'est ce qui résulte

* Papyrus Prisse, IX, i , Le délerminatif ^|j joint ici h lemiu pourrait jeter quelque doute sur cette interprétation; peut-être tennu se prètait-il aux sens de (r questions n ou «r ordres, i

* Un signe de tracé douteux, dans rinscription de Rosette, a été interprété par Cbampollion {Grammaire, p. 3i/i) par X et traduit par «chaque.') Le texte parait porter j ^0^1 | «mais on ne peut distinguer notlenient la tète #; le tracé

se concilierait aussi bien avec ^ ou "7 l<> tête d'oie. Le grec xareviavràv et le démotique x^ renpe-t tr par année'» n'éclaircissent pas la question suffisamment; le signe douteux |)eut aussi bien cacher une préposition que le pronom rr chaque,'» et serait ainsi plus conforme au démotique Xer et au grec xardt.

^ Sa en sinsin. Su, manuscrit du musée du Louvre.

du passage suivant, où Batu s'expliquant avec Anpu lui révèle les propositions honteuses qu'il a reçues de sa belle-sœur; après quoi il s'écrie ^ :

•^if^^wi^-i^-

Xer ptàr pnâ-su nek em ketexu.

Or voici! elle a tourné cela pour toi en (tout) autre chose.

Gomme adjectif, ketexjn était placé devant le substantif (de même que ki et tennu), à en juger par les mots ^^> kete)(u ro-u ce autres chapitres, n titre d'une division du Papyrus magique Harris^^ et par quelques autres exemples.

215. C'est ici le lieu d'expliquer une variante de la formule p-uâ

p-'Uà pour le pronom réciproque. Le radical I ^ âri «t so-

cius, aequalisT) se prête facilement à cette nuance, conservée dans le copte F.pE'Tî crinvicem'.T) Le texte suivant montre comment il se construisait dans cette acception ; après la résurrection de Batu les deux frères s'embrassent* :

au uà her futu fnâ cm paif ari

àm-^en,

Litléralement : Fut l'un à parier avec son compagnon d'entre eux (pour : ils se parlèrent

Tun àTautre).

' Histoire des deux frères, p. 7, 1. 6. ce peut être une faute du scribe, qui est

' Vo^ezCbsibas^ Papyrus tnagiqueHar- loin d'être correct dans ce manuscrit;

ris, p. 17. mais on rencontre très-souvent de ces

'' Voyez ci-dessus, n* aoa. changements de place dans Toixlre des ca-

^ Histoire des deux frères , p. i/i, I. /i. ractères, même sur les monuments les

Remarquez lorthogi'aphc j^^ pour dm; plus soignés.

216. Le radical ""Jf" sep se retrouve exactement dans le copte CETîX (f superesse, remanere,^^ et le pronom antique sep est parfaitement conservé sous les formes CETTI (memphitique) et CEETTE (sahidique) (rreliqui.i^ Le sens du radical sep est clairement établi par la formulé suivante qui termine les calculs au registre de comptabilité du musée du Louvre :

I n III

Sepi't un-4 em {tut-f) en pa heseb en renpe-t ag. l^iUëralement : Reste existant dans sa main du compte de l'an 219.

C'est ainsi que le comptable constate le résultat définitif des entrées et des sorties. Pour les comptes partiels on trouve des formules abrégées ^ ■ ^^ ji ^ > sepit em {tut)"/ tr restant dans sa main,?)

un-t em {fut)-/ c existant dans sa main,i» c'est-à-dire rrpar devers lui;^ ce sont les quantités non employées et dont il reste chargé relativement à TËtat.

Il faut observer avec soin les particules qui gouvernent la construction; sept hei* .fw^•/sera au contraire «ries restes de sa main.*» Au retour de Séti I*^, après sa campagne de Syrie, Tinscription de Karnak parle ainsi des vaincus ^ :

Sep her {ttU)'-fem sekarânx,àn erto merà.

Le reste de sa main est amené prisonnier vivant en Egypte.

Un sigle démotique de la forme I 1 J répond

nombre de fois dans Finscriptlon de Rosette aux mois grecs âXXa, SXXcov^ ainsi que Young Tavait tout d'abord constaté^. M. Brugsch

^ Chamfoûiork, Notices manvserites de ' Young, Htaro^/ypAtc»^ inscription de

Karnak, Dans @« '^ signe © est plio- Rosette. (Comparez Brugsch, Grammaire nëtique pour sep, démotique, p. 1 1 5, 116.)

GHRESTOMATHIE EGYPTIENNE.

a prouvé qu'il se lit Sep; parmi les expressions phonétiques de cette syllabe, /-r-^, ou mieux encore z^"^, peuvent être signalés comme le type du sigle démotique précité. (Voyez ci -dessus, n** 76, S, 7*.)

L'exemple suivant, tiré du récit de Piàn)(i-meriàmun , réunit le verbe sep et le pronom sept. Irrité à la nouvelle d'un combat livré contre ses troupes à Hermopolis, le roi éthiopien s'écrie^ :

an au er-ta-t-ensen sep sept em{menitu) na to (x^i). Mot à mot : Est-ce qu ils feront rester un reste parmi les guerriers de la Basse-Egypte?

217. L'expression la plus vague du pronom indéfini est le groupe ^^^«^ wî^w ffun tel;^^ le démotique a conservé ce mot et le copte le reproduit dans le composé tt&çî>o.&ît à Seîvd cr quidam , n où l'initiale TT&»4> semble due à un redoublement de l'article. Les noms des individus auxquels doivent être appliquées les formules magiques sont remplacés dans les papyrus ^ par la formule niu \ SS^^^m^^ tii^5u enm^Ti (Tun tel,fils d'un tel^. 7) Le fémi-

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