‹ Chrestomathie égyptienne (volume 2)Chapitre 35 sur 98 · TROISIEME SAISON · texte numérisé non relu

TROISIEME SAISON

i" mois, Pachons; s' mois, Payni; 3* mois, Epiphi; h" mois, M^sori.

Les cinq joure complémentaires s'écrivaient ainsi' :

I I ^œ:»^ Jri 1 I I II ^œ:»^ Jr 11 II

tiu hir-u renpe-t hru uà tiu hemrenpe~t hru sen, etc.

Ginqjours excëdaDt Tannée, joar premier; cinq jours excédant Tannée, jour second, etc.

* On peut seulement présumer par son chiffires, comme fJ! pour ^ tr troisième

emploi dans le résumé des règnes my tho- mois ; ^ tantôt on ajoute au nom de la saison

logiques, au premier fragment du Papy- © qui détermine le temps et ses divisions;

rus de Turin, que celte période dépasse s'abrège en rn et îss; en

des milliers d'années. pour ]|Jj|, M. Bnigsch a signalé la va-

' Les variantes sont nombreuses dans riante rare et importante Wtî S avec le

Torthographe de ces groupes; tantôt on signe de Teau. remplace les croissants multipliés par des ^ Telle est l'orthographe que nous

On les désignait aussi par la fête des cinq enfants de Seb et de Nu, nés dans chacun de ces jours.

251. Les jours du mois étaient aussi quelquefois indiqués par leurs fériés spéciales dont M. Brugsch a publié la liste; mais ce qu'il y a de plus remarquable dans leur appellation ordinaire, c'est que leur numération s'effectue dans les écritures cursives par des signes d'un système tout différent de celui des autres chiffres. Ces figures sont en usage dès une très-ancienne époque, sans qu'on ait pu trouver la cause de cette anomalie. Le tableau ci-joint réunit les formes hiératiques et démotiques pour les trente jours du mois^

Les dates publiques sont toujours exprimées dans l'année dont nous venons de donner la notation détaillée; elles se réfèrent uniquement à l'année du pharaon régnant et ne rappellent aucune ère fixe^.

252. A côté de cette année civile vague l'année naturelle avait aussi ses fêtes, telles que celle du lever de Sothis et celles qui se rattachaient à l'inondation. Sothis était d'ailleurs considéré comme la reine de trente-six constellations qui présidaient successivement aux trente-six décades ou périodes de dix jours, suivant son lever héliaque; une trente-septième décade enjambait d'une année sur l'autre, en sorte que deux années formaient soixante et treize décades. Ces astérismes', qui sont l'origine des

avons signalée sur les monuments de la ' La seule exception connue est celle

XII' dynastie; la variante j'j Ç nj | | de la stèle de San, qui a été érigée sous

rapportée par Champollion est plus ré- Ratnsès II et rappelle Tan Aoo dun roi

cente; elle est identique, car ^— ^ égale antérieur.

▼ dans le sens de (T sur, au-dessus, excc- * Leur nom est JJflJjjj X^^^~"'

danl.<) (Voyez notre lettre h M. Maury, qu'on compare avec le copte JqHÊC

Revue archéologique ^1847.) «* lampe , lumière, -o ' V^oyez la planche VI.

décans des astrologues alexandrins, formaient le calendrier stellaire d'une année Gxe, commençant au lever de Sothis; il explique la division en décades qu'on remarque sur divers monuments.

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