‹ Chrestomathie égyptienne (volume 2)Chapitre 38 sur 98 · L'insertion du as=^ t est aussi assez fréquente : c'est · texte numérisé non relu

L'insertion du as=^ t est aussi assez fréquente : c'est

ainsi que les variantes I V^^=^=^ àur et l^,,^^ j^^S ^^^'^ P^" raissent s'échanger indifféremment pour le nom du fleuve. Plus rarement, l'addition porte sur les lettres voisines ^^/mm t et ^^ t : les

formes u l T'^^ ^t^i et R^^ IT sont dérivées de u ll'^vkf seha ff impie, d

Mais il y a lieu d'observer que le signe *, servant souvent d'explétif et ayant été ajouté uniquement pour carrer l'écriture, des exemples tels que « jk^H^^^^**^ P^'^'^^'^^^jk^H^^^''*» » pleurer ^ t» et 8 7\ petehrer * pour ■ S j\ pafirer «r marcher ra-

pidement,^ sont justement suspects, et ne doivent pas être enregistrés facilement comme des formes nouvelles.

256. L'addition de la lettre r finale a été signalée dès l'origine par GhampoUion ; exemple : u ^* ^J^ sur «r boire , t» égal ^ 1 ^ ^W\ sàUy copte CciT. Le copte a lui-même conservé itoqpE à côté de itc^qi, mais il a souvent perdu ce p finaP. Beaucoup de

' Papyrus de Boulaq, XI, 7. autres leUres, peuvent donner lieu à une

' Todtenbueh, 17, 88. étude trèft-intéressaote pour la formation

' Un très-grand nombre d'autres mo- du dictionnaire, mais elles ne rentrent pas

difîcations produites par diverses addi- dans notre sujet. Contentons-nous de dire

tions, telles que le ^ ; initial, h\h que le .». initial a ordinairement la Torce

ei% X, initiaux , le J' « final et diverses causative.

mots antiques se présentent déjà sous les deux formes. (Voyez ie n** li6 bis.)

257. Une seconde classe de modifications est celle qui s'opère par k réduplication de tout ou portion du radical lui-même. Le cas le plus fréquent est la réduplication de la dernière lettre; elle se rencontre très-souvent pour les radicaux de deux lettres, qui sont ainsi amenés à la forme trililtérale; exemple ^ [ | | ^T\ àheh

pour 'T' I ^J^ àh cr désirer ;t) \ u )\ pesas pour ^ il pes

ff cuire, etc.TDn n'a jamais constaté de nuance particulière, produite par ce changement; cependant, dans certains cas, cette forme est peut-être plus énergique.

Ce redoublement s'observe aussi quelquefois dans un thème trilittéral comme mm .Mr yenemem pour ® m ^^- yenem ff respirer, dormir. -w

On cite aussi quelques cas de redoublement pour la seconde radicale d'un thème trilittéral, mais ils ne paraissent pas davantage en modifier le sens.

258. Le redoublement du radical entier se caractérise au contraire comme fréquentatif ou emphatique; il s'applique très-habituellement à des verbes où l'action est multipliée ou continuée ; il se rapproche donc sous ce rapport des formes dont l'étude appartient plus directement à la grammaire ^

Si le thème est syllabique, il se redouble tout entier; exemples : ZV ànân de /v à» cr se retourner ; iî 8 Hr X Hr j!\.

hunfiun et revenir, •» comparé à S "^ ifV hen. m TtTtT m^ m TtTtT ^. usausau «r brisera n'échappe pas à cette règle, malgré le nombre des voyelles écrites : c'est ce qu'on voit par la comparaison du copte O'^EcyO'îfœcg «rdistendere ad caedendum,*» qui en

^ Voyez, pour la discussion de cette mes, p. i6i, où nous en avions explique forme, le Mémoire sur Vinscriptitm d'Ah- déjà toute la théorie»

représente la prononciation. S 1 o 1 -^ henbhetib semblerait aussi une exception, mais elle rentre également dans la règle, car la nasale n'est ici qu un accident de la voyelle.

Quand le thème comprend trois articulations, le redoublement ne s'applique qu'aux deux dernières ^ L'exemple cité par M. Brugsch est très-frappant : le type 1 ^ ben cr anneaux devient J

teben cr tourner, ii et ensuite au fréquentatif J J tebenben

(T circuler, parcourir.-» Le copte observe cette règle tout comme l'égyptien; exemple : ^TJULnrJU cr brouillard, obscurité, etc. ^u C'est aussi exactement la règle que suivent les mots hébreux de composition semblable, tels que rinainn cr des taches, etc. ii qu'on ne range pas dans les conjugaisons régulières, quoiqu'ils forment une classe assez nombreuse. Il est à remarquer que plusieurs mots de cette forme semblent emporter une nuance diminutive, surtout dans les noms de couleur, tels que didik cr rougeâtre , t) de dik cr rouge.*» Quoique cette modification de sens n'ait pas encore été observée dans l'égyptien, il y a là une analogie de forme toute spéciale qui ne doit pas être négligée. La valeur grammaticale de tebenben est d'ailleurs reproduite exactement dans imno crcircum ireiî (Psalm. xxxvm, 11).

259. Le radical ainsi redoublé se rencontre à son tour sous deux formes apocopées. La première radicale y est toujours redoublée, mais la seconde est omise tantôt dans la première syllabe, comme sesen de iny^M^ sensen cr respirer, soufHer;*» tantôt dans la

seconde |l ^^ sensé. Il est à remarquer que la suppression porte presque toujours sur les liquides; nous n'oserions pas répondre que toutes ces formes apocopées fussent réellement distinctes dans le lan-

' Voyez le Mémoire êur l'inscription négation î^^^ j^ tem . d*où vient le verbe

d'Ahmis, p. i6i et suiv. Comparez aussi Î^œX «r diminuer, obscurcir, « dans le-

Oppert, Grammaire assyrienne, i868, quel Taddition de f h initial amène fidée

p. 1 oa , pour les formes ^yV^D el b^DD. d'action.

' Le premier type esl évidemment la

gage, car il serait possible que récrivain se fût servi là d'une véritable abréviation; considérant, par exemple, la forme redoublée sensen comme suffisamment indiquée au lecteur dans un groupe écrit n|l ou n^Jr par la réduplication de la première lettre radicale ^

260. Outre ces modifications, le verbe égyptien possède une véritable voix causative et tout à fait comparable cette fois au h^f^v araméen, qui a ses analogues dans Tassyrien et Téthiopien. Elle provient de l'addition de l'H s initial^. C'est ainsi que f tfà

(Tstare^ fait régulièrement n § «-Aô «r erigere. ?) (Rosette, o^îJ-

(jcu.) On trouve aussi la forme [1 a, dans laquelle je crois le m explétif. Nous comparerons plus loin cette modification à d'autres formules du causatif ^.

Toutefois l'addition au radical de Ys initial n'entraîne pas toujours le sens causa tif: c'est ainsi que R ^^ "^S setat ne signifie pas cr faire dire , faire parler, d mais simplement erdire ou parler, -n comme le copte c&^x, qui y correspond.

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