‹ Chrestomathie égyptienne (volume 2)Chapitre 39 sur 98 · DE LA CONJUGAISON · texte numérisé non relu

DE LA CONJUGAISON

261. La forme simple du radical dépourvue de toute addition et représentant pour ainsi dire l'idée abstraite est employée dans le discours pour des cas assez divers et que nous sommes accoutumés à distinguer soigneusement dans nos grammaires. Soit par exemple le verbe 8 Ç T Aw (r pousser, frapper ;7) celte forme, toute isolée, pourra être rencontrée dans des phrases où l'on devra nécessairement traduire soit à l'indicatif (t il frappe, il frappait, il a frappé, il avait frappé, il frappera; tj soit à l'impératif tr frappe;?) soit à l'in-

* Pour ces formes secondaires, com- provenant de ^ «rdare.» — ' Voyez parez la Grammaire oêsyrtenne de M. Op- CbampoUîon , Gramm. n** 986. Je croîs pert (Paris, 1868), p. 109. pouvoir me dispenser d'insister par des

* Le copte, qui Ta perdue, i*a rem- exemples sur des règles aussi ancienneplacée ordinairement par le HT initial , ment acceptées que celle-ci.

finitif (T frapper, 7) ou au participe <r frappant,^ quelquefois même au passif sans modiGcation apparente. Je souligne le dernier mot, parce que lanalogie des fondes sémitiques engage à penser que des modifications intérieures pourraient exister pour le passif dans la prononciation et quelles sont voilées par Torthographe égyptienne, qui n emploie que des voyelles vagues et qui les supprime presque arbitrairement. Nous étudierons plus loin les emplois de la forme abstraite du radical pour chaque temps du verbe.

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