La négation tem^ conservée par le copte, est écrite
^f=, ^ jk . ou même ^^ .. i^ Ça temu ^ : la forme copte
' Aoion, venant au secours de Ramsès * Voyez Chabas, Pap. Abbott, p. 96.
dans le poème de Penlaur, lui dit, de ses ' ChampoUion {Grammaire, n" 989,
ennemis : slIJî^^ Î^^T^HT^ÎL ^) "^ *® connue que sous la forme des
J ^ M ^ I Zl! JT L! ^«^'"»« bu ne- ^«s ^®™P» ^^ » °^**» «^^°8 ^^fi°* '« ^«-
Hu uâ ha-f ben kTher ânnu^f rr je ne veux '^»*' «^ '^ rôle de ^ dans le m^^moire siu-
pas qu un seul regai'de derrière lui , ou ' inscription d Ahmes, qu'un autre se retourne. «
augmentée, cyTEJ^^, n'a pas été observée dans ja langue égyptienne. Le radical > y^ ^^^ temu ou tum se prend dans le sens d'être complet : il semble que le copte Ta^^f (rclauderei) ait conservé la vraie signification radicale, car il est facile d'en déduire les deux nuances si opposées de compléter et d'exclure. La négation de cette forme est affectée aux termes conséquents; un de ses usages les plus habituels, la fait répondre à ve (de peur que) , dans les phrases qui suivent une prohibition : rrNe sors pas au dehors, dit Bâta à sa femme,
tem-t por-iam er ata-t.
De peur que le fleuve ne le saisisse \
Un grand nombre de chapitres du rituel ont leurs titres rédigé sur le modèle suivant^ :
ro en tem mu em num em yer-i nuter.
Chapitre de ne pas mourir une seconde fois dans la région divine inférieure.
On voit qu'ici il n'y a pas de prohibition, l'emploi de ^^ V est simplement commandé par la dépendance du verbe qui suit I ro en, etc. cr chapitre de faire, ou ne pas faire, telle action, n Tum convient parfaitement à nier les cas obliques de l'infinitif, comme dans la phrase suivante, tirée de la grande inscription du Ramesséum; les espions du prince de Kheta avaient tâché de tromper Ramsès II :
en ha n tem ta-heri-^u pa-{menji) en hon-f er ^erau
Mot à mot : Pour ne pas faire se préparer les soldats de sa Majesté à combattre '\
* Pap. d'Orbiney, X , i . ^ Grande inscription de Bamsis II ré-
' Voyez Lep. , Todtenbuch, cli. xi.iv et piHée à Ibsambonl, au Ramesséum et à pamm, Louqsor.
391. Dans Içs temps composés aveclç, la place de tem est entre l'auxiliaire et le verbe attributif. Après la phrase citée ci-dessus, où il est dit que la femme à'Anpu ne lui présente pas la lumière pour entrer dans sa maison , le texte ajoute ^ :
flw-*(f) ha tem-ta-t mu lia tot-f.
Elle ne donna pas Teau pour les mains.
Ici encore, Tétat, la dépendance de i— i ta-ty amène la particule ^^, par préférence à toute autre négation. Avec le conditionnel,
la formule est la même que pour J ben : l<=> . . . > V^.
La phrase suivante du Récit des deux frères nous a paru intéressante au point de vue de la construction : rr Anpu cherche deux fois à frapper son frère *,
en pa-iem-yptebu-f.
Sans réussir k le tuer (mot à mot : en le pas tuer lui).
C'est la négation du masdar augmenté de rarticlo. Nous retrouverons également > y^ (eni aux prohibitions.
392. La négation JjjjjjjjJ men est très-rare; les locutions coptes (sah.) EJUin, ewjuow se rapportent évidemment h ce type. Le radical men se prend pour le mal et aussi pour la pauvreté, la misère. C'est ainsi que le puissant Antefesl qualifié :
mâk'li men Le [>rotecteur du malheureux *.
' Pap, d'Orbiney, IV, 9. Voyez ci-dessus, n* 887. — ' Voyez ci-dessus, n*' 389. ^ Pnp. d'Orbiney, VI, 8. — * Musëo du Louvre, slèle d'Antef.
U|l|t||l yk
Le groupe '""-''-* ^" -w^ paraît répondre à ejwjuow ; il n'est pas certain toutefois qu'il faille transcrire àn^meny car le signe idéographique -—'V-*, quoique initial, peut être compris dans le même mot. En tout cas, cela constitue une négation très-énergique, ainsi que le prouve ce verset d'un hymne au soleil , où il est question des dieux célestes :
=^ffiPA4-njir7trTi3:fiiPi'4-iX'?>;
{àn)meni mu-4u nuier hâ-u-sen ntuk meses-^ë{t) er fu-u.
Aucun (autre) dieu n'a engendre leurs corps; c'est toi qui les a tous engendres '.
393. Le radical négatif ^^l^^^v^ x^/t est d'un usage beaucoup plus fréquent que le précédent; c'est un véritable verbe signifiant, à la voix active, rr annuler, effacer, détruire ^, ?) et dans un sens plus neutre, «ignorer ou omettre. i^ C'est ainsi que, dans les clauses du Rituel funéraire y la formule I ^ wi"'^^ ^^ X^^ ropen, etc. rr si
ce chapitre est ignoré, elc-n est opposé à 1^ ^
àr r^ ro pen <rsi l'on connaît ce chapitre, etc. -n II se joint très-souvent au verbe nié sous la forme grammaticale du participe. Au poëme de Pentaur, Ramsès adresse ses reproches à ceux qui n'avaient pas pris part au combat :
natf-uer-u yemi-u yerau.
Les princes n'ayant pas combattu.
En raison de sa valeur verbale, )(em prend les affixes personnels directement. Il est à remarquer que la seconde personne ® jk yem-ek (tu non) convient à l'indicatif et au prohibitif. C'est le second sens qui paraît applicable dans la phrase suivante du Rituel
' Musée de Berlin, slèle n* i^^55 , de * On le trouve souvent alors écrit ^
la collection Passalarqua. "^^ •/emâ.
funéraire : ®\l ^^ J^ \k'^=^ ^m^ x^sm-^h iu er-à cr ne viens pas vers moi^ !fl x^^ ^^^ véritablement, dans tou^ ces cas, un verbe auxiliaire négatif.
On regarde généralement la forme augmentée l®\^-i--«-* à)(em, comme identique, pour le sens, avec ®V ^^.^^^ x^^^-
394. Je ne connais qu'un seul exemple de la négation ^jj^ ka; mais il n est pas possible de soupçonner une erreur de gravure sur le petit obélisque de Karnak, où se lit la phrase suivante :
ka-^tp àr ma-ti ferpa-t to.
Jamais on na fait pareil depuis l'existence du monde. {Ka-sep est mot à mot : ps
de fois. )
Les textes offrent encore diverses locutions négatives, telles que : V^'^-^SM ffexempt de, privé de,^ et Q^k^jT ^ ^ privé, dépourvu, fl mais leur étude appartient plutôt au dictionnaire'.