‹ Chrestomathie égyptienne (volume 2)Chapitre 80 sur 98 · JO · texte numérisé non relu

JO

hor neb âh * an biu-k * àr-s er-à nok m em suten

Homs, seigneur du palais : Tes esprits ont fait cela h moi. Je (suis) un des royaux

\% \L\^m Ti[s

hm-u heter etn bek-u er per-kaf, serviteurs, qui payent leurs tributs au trésor.

{a)p bék- (fais compter) leur

WidM.1 I I I >v^i^ ir«nn«

sen àr en nek em hou er sen ha mâ^ nef hainub tribut. Je fais à loi plus que eux. Alors il oiïre Targent, For, le lapis.

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mâfek Tëmeraude,

men

aa

neb

asu

le fer, toute pierre précieuse en grand nombre.

hàn meh per hat

Voici qu'il remplit le trésor

êeses

em ànnu pen àn-nef semsem em unam^ sések emabot

de ce tribut. Il amena un cheval de la main droite, un sistre dans la gauche, un

' I a souvent pour phonétique -— ' {

âh, ei quelquefois eebex r J a ■' ^^^ ^^ porte du palais.

' An biurk, etc. L'exposant an exclut ici ridée d'une tournure passive.

^ Ma (r faire acte de fidélité».

* Xcsbei, métfek, men. Comparez Tétude de M. fiepsius sur les noms des métaux ( Die Metalle in den Mgypt, Inschr. 1 872 ).

^ fl unam rrla droite n, quelquefois l ^» copte 0'«U&JW-. "^ abet frla

gauche", quelquefois yj ^^^^. Comparez Brugsch, Diction, p. 160, et Zeitsckrijï, i865, p. 19. On voit, dans le tableau du haut de la stèle, le chef vaincu qui amène le cheval à Piankhi; cet usage ne paraît pas ancien en Egypte.

CHBESTOMATHIE ÉGYPTIENNE.

nn 9

jri

en nub xj^bet sistre d'or et de lapis.

hàn B-yà- Voici qu il sortit

f em àk'fufa erpa de son palais, il passa vers la

Thot

III I Il II

pvria%i?p? V

ntb sesun sma-nef àua-u un-t-u ^ r<h-u

demeure de Tbot, seigneur de Sesun, il tua des bœufs, des veaux, des oies

JS^

Mil MM

ûà

un lin

en tef Thot neb sesun sesun em pa sesun-'

pour son père Tbot , seigneur dllermopolis , et les buit dieux

itti dans le temple des

Un an menfiu ' na Un her neham

huit dieux. Les soldats du nome d^Hermopolis dans l'action de faire éclater leur joie.

^:*r\r:îw

iki (8')

Xpinu^ fat'' sen nefer-u hor hotep em

Les Kkennu dirent : Très-bon THorus (qui) descend dans

tm-t-f sa ville.

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Mj

TFBFF

sera Pianxi 'àr-k en na hebes ma

la fils du soleil Piankbi; tu fais à nous une fêle parce que

yu-k Un tu as protégé Un.

' UiUu. Le nom du veau est souvent orthograpbié 1^ untu; mais on trouve aussi les phonétiques àb, hus, etc.

' •g^ menfiu. On peut constater ici comme dans plusieurs autres endroits de la stèle que les boucliers des soldats qui composaient l'armée de Piankbi étaient ronds; c'était probablement une forme

éthiopienne. Le bouclier porté par l'armée égyptienne a toujours la forme |.

^ Xennu. Les x^'^^ étaient un ordre de prêtres, qui, d'après les énumérations des stèles de la XII* dynastie, venait après les 1 1 nuter bon. On pourrait les rapprocher du copte pECJJCyXîtE « prophète i$.

STELE DU ROI PIANKHI-MERIAMEN.

uta pu àr eti hon-fer Lorsque eat passe S. M. vers

pa en suten Nemrui sem-nqf

la demeure du roi Nimrod , il passa dans

CDé ra

^WWMF^ ^r^L

ât neb nte suten pa per-hat-f

toute chambre du royal palais, son trésor.

uta-u-f er ta-t nef sta * ntu ses magasins; il fit amener à lui

rr. PA^^l

nef suten him-t-u suten se-t-u un les royales ëpouses , les royales filles.

an sen Elles

s-uas hon-f em (x^t) * invoquèrent S. M. (^ la façon)

him4-u an uh en hon-f ha-fer

des femmes; ne tourna pas S. M. son visage sur

sen uta pu àri* en

elles. Quand fut passe

!^ itnp

Ml

hon-fer àh na sem-sem-u uta^u en nefer^u*

S. M. vers Fëcnne des chevaux et le dëpôt des jeunes chevaux ,

tnaa nef il vil (que)

' Sta, Les empreintes donnent ici le caractère -^, dont le «phonétique est [• y ^ stau «r revenir, ramener». La planche de M. Mariette porte -i-..

' Em x^^' Le caractère o est douteux; il parait avoir sur le monument une forme un peu plus allongée, comme celle d'un 9 n^ par exemple. S'il y a réellement un o , on pourrait voir dans ce mot la préposition em yet, qui s'écrit ordinairerement ^^i, et qui signifie «ravec».

C'est peut-être aussi : fth la façon des

femmes. 9) Cf. le copte It'^dQE win roodumi).

' Art, Il y a sur le monument J^; c'est une faute évidente pour *^. Le pluriel III n'a pas de raison d'être.

* Neferu. Ce mot est souvent déterminé par le cheval; aussi sous les Ptolémées le cheval est souvent employé comme synonyme de l'adjectif nefer (rbon». On disait des neferu, pour de jeunes chevaux ; de même qu'on appelait neferu de jeimos guerriers, déjeunes filles.

CHHESTOMATHIE EGYPTIENM-.

S'heker^en fat-f âny-à ^ meri-à râ hun

on avait affame eux. Il dit : Par ma vie! par Tamonr de Ra (qui) rajennif

r^T ic^iiî^pii (««)

fent'à cm ânx * kesen-u nen heri-â s-hemon nez dans la vie, est pénible cela pour moi af-

ker

semsetn

famer mes che-

I iiMT

r»f beta neb àr-nek

vaux plus que toute offense que tu as faite.

nitïï-^^t!

mater-nà-tu /attesterai

senA en neb ma la terreur du maître à

em kefa àb-k Ne rebelle pas ton cœur!

ret'U-k

an au

tes gens. Est-ce que

Xem-nek nuter )(aibi her-à an uka nef sep-d ha ^

tu oublies Tombre divine de mon visage, on n^ëchappe pas à mon courage. Certes!

îl ('') T? f-à: Sl^:é \^ Z

àr-ê nd ki an reyj^

a fait cela à moi un autre je ne le connais pas,

an tes'à

«I* her^s

je ne relève pas lui sur cela *,

' An)(à^ mot à mot ^je visT); formule de serment. De là est venu le copte CUltECy ffjuraren.

' Hun fent-à em ân^' c'est-à-dire :

trqui me donne de nouveaux souffles de vie.»

' Ha .'^ j^ 2) , interjection , comme

rindiqne le dëterminatif. Cf. le copte ^MO ffutique!»

* 5ti. 11 y a ].\ sur le monument; c'est une faute du graveur pour ^\*

* rr Certes! si un autre k moi inconnu eât fait une pareille faute , je ne lui eusse pas pardonne ! y^

STELE DU ROI PIANKHI-MERIAMEN.

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