‹ Chrestomathie égyptienne (volume 2)Chapitre 96 sur 98 · pas sur moi · texte numérisé non relu

pas sur moi

' Uu. Cf. O'YOI (TvœU Au Papyrus ^ Nuter -hâ- anpu, localité inconnue,

/}AtW(Brug8ch, n* t58; Ex. un, 9), ce mais située d*après le récit non loin de

mot correspond au démolique J '^^ la suivante. Ce pourrait être Cynopolis. neb = UO&E «tpeceatum»». Cf. Todtenb,

STÈLE DU ROI PIANKHI-MERIAMEN.

a ouvert ses portes;

Aphroditopolis est tombée sur son ventre.

an un

N'est pas

<»«) r.îTîà!^

TTTTr • i

k III I X

hesep xpiem-tu er hon-f em kesep-u na res x^ dment

un nome fermé pour S. M. parmi les nomes du midi , du nord , de 1 ouest ,

âbet de Test.

V V • • • *^ Ammmi\

tuu heri her yat sen

Les pays du centre * (sont) sur leurs ventres

en sent-fher par crainte de lui.

•JaiU^ErÂ:^!^!:

ertu-i ma lis offrent

/et'Sen er bu y^r htm-f ma neta '-v nte sebâ-t leurs biens au lieu où est S. M. comme sujets de la porte.

hai erfto tiau Lorsque fut éclairée la terre au matin

sep sen ai en nen hek sen na second vinrent les deux rois de la

res

hek sen na /ab

haute Egypte et les deux rois de la basse Egypte

ent

ara-u

er sen-

avec leurs diadèmes pour adorer

' Mâiennu, Ce passage donne le phonétique du xxii' nome de la haute Egypte,

^^ ^ crrAphroditopoIite» , dont le cheflieu se nommait de son nom sacré : r^ T^ • fci © Pa-neb-t'tep^he, TTET^- TIE^ » Tim^ , Aphroditopolis, M.Lauth ne Ta pas reconnu.

* (r Les pays du centre » , c'est-à-dire ff les

nomes de rinlérieur du Delta ». Voy. 1. 1 9.

' Neia (T sujet, être soumis à^). Cf. Dé-

cret de Canope, 1. 7, où "^ \ ^ >— correspond au grec réffcrofiai imô,

^ Nimrod et Uaput pour le midi , Osorkon et Pefaabast pour le nord.

ta en biu hûn-f as yer mn gutem-u Aâ-« na to x^

les esprits de S. M. Voici que ces rois et les chefs de ia basse Égjple

ài «r fnaa nefer-u hon-f ret- sen em rei

vinrent pour voir les beautés de S. M. ; leurs jambes comme des janabes de

iTi ^ filial I I Tcm <»« «jSZai I I J\

him^t'U an àk en sen er suten pa fer-nti un en sen em â-

femmes. Us n'entrèrent pas dans la demeure royale, parce que ils étaient im-

mà'U ^ knâ kak rem-u betau pu nte

purs et qu ils mangeaient du poisson , ce qui est défendu dans

suten pa as suten Nemrot àk- J er suten pa

la demeure royale. Mais le roi Nimrod entra dans la demeure royale

^^m «aA a IJJT ^ aMj.£=i II T y\ I 1 I

fer nti un-nef em àb an kak-f retn-u hâ-sen

parce qu'il était pur et ne mangeait pas de poisson. Ils se tinrent

^ ^ 1 il I I r=LMj\ Tcn Ta*i-^^i3)

er retsen uâ em àk suten pa hàn atep

sur leurs jambes, un seul entra dans la demeure royale. Voici qu il chargea

^ Em àmâ-u «à Tétat d'impurs?). Le est en tout cas opposé h em ab ttk Tétat déterminatif peut laisser supposer qu'ils de pur t. étaient incirconcis; ce membre de phrase

STELE DU ROI PIANKHI-MERIAMEN.

T I I lJl%« • •• • •

Aô-tt em hat nub x^mel ' des navires d'argent, d'or, de cuivre.

(iM) y(i:

de vêtements,' de toute chose de la

ÎG

i ^fe^k-i-i i-7iiiA%M^ I ^iJj A>Jb<

to xjab mâru neb en Xaru

basse Egypte, de tout bien de la Syrie,

;[f(i-«* neb en Ta-neter de tout objet du Taneter.

Re-

♦ I rt

/7tt dr en hon-f monta le roi;

Â&/ /tt mamu'f^ neb her nehem son cœur se dilatait; son tout dans la joie à

âmen/ ài^t sep^en sar her

Toccident, à Torient; ils le reçurent organisant des

nehem

em

réjouissances; au

!1 Iw -rtini :r\r7i XH

ion-f XJ^^^^ neham

fat-sen

pe-hek

Heu (où était) S. H. criant ils se réjouissaient en disant : Roi vainqueur (it^).

Pianxi pe-hek ter

Piankh i ! roi vainqueur I

àuk ÀH/ti hék-nek

Tu es venu ! Tu as dominé sur

' ypmet (r cuivre n. Voyez Lepsius, Die Metalk, p. 91.

" X**"*** Voyez 1. loa.

' Xent (T remonter le fleuve, aller an midin est opposé à ^^2^=01 xj^t «rdes-^ cendre le fleuve , aller au nord». Les deux déterminatifs sont à remarquer : ^, la barque voile déployée, pour x^' '^re-

monter'), et ^^ssê^ la voile carguée et le mât baissé, pour descendre le cours de Teau , exactement comme cda se pratique de nos jours sur le Nil.

* Marna, mot inconnu. L'absence de déterminatif empêche de préciser le sens.

M. Lauth traduit : trtous ses districts (?). »

((h^eb àr-k ka-u etn hem-t-u netem àh en

la basse Egypte 1 Tii as fait les hommes en femmes I S^est rëjoui le cœur de

mut meê-ia tai saii àm-k amu àn-t ^

la mère qui a engendre un homme; t'a donné sa semence celui qui demeure dans An.

àr-t nés au kaui-t^ mes ka

Quil soit donne a toi de la gloire, ô vache qui engendre le taureau!

àuk er neheh neyt-k men pe-hék meri Uas-L

Tu seras dans les siècles! Ta victoire demeure, 6 roi ami de Thèbes!

^ (F Celui qui demeure dans An;n c'est * Kaui est la vache, mère du Soleil;

Amon à qui est attribuée ici la génération c'est la suite de la même idée, de PianUii.

STÈLE DU ROI PIANKHI-MERIAMEN. 8t

(Ligne !•) L'an ai, le i*' du mois de Thot, sous le règne du roi de la haute et de la basse Egypte, Piankhi-Meriamen , vivant pour toujours, décret prononcé par Sa Majesté : tr Ecoutez ce que j'ai fait de plus que mes ancêtres. Je suis le roi, émanation divine, image vivante de Tum.T> En sortant du sein, déclaré comme roi,

les princes l'ont tenu en vénération (2) Distingué par sa

mère pour être roi, dans Tœuf; le dieu bon, aimé des dieux, le fils du soleil, fait de ses propres mains, Piankhi-Meriamen.

On vint dire à Sa Majesté : U arrive que le prince de l'occident, le grand gouverneur de la ville de Nuter, Tafnekhta (est maître) dans le nome de (Ka-Kame), dans le nome de Ka-Heseb, dans

Hapi, dans (3) dans An» dans Panub, dans le nome de

Memphis. Il s'est emparé de l'occident dans tout son contenu depuis les extrémités jusqu'à Tatoui. Il marche au midi avec une armée nombreuse; les deux régions se réunissent auprès de lui. Les commandants et les gouverneurs de nomes sont à ses pieds comme des lévriers. Ils ne lui ont pas fermé (leurs villes; il a même envahi) {K) les nomes du midi : Meritum, la ville de Parakhemkheper, Crocodilopolis, Pamadjat, Takinesch; toutes les villes de l'ouest lui ont ouvert leurs portes, effrayées par lui. Il s'est tourné (ensuite) vers les nomes de l'orient et lui ont également ouvert leurs portes : Ha-

bennUyTaiutsai, Hasuten, Aphroditopolis, (^).^^ assiège Hé-

racléopolis et l'a complètement bloquée; il ne laisse ni sortir, ni entrer personne. 11 l'attaque sans relâche; il l'a mesurée dans tout son contour et à chaque commandant est assignée une portion des remparts. Il a laissé dans leurs portions (de territoire) les commandants et les gouverneurs des nomes. Voici qu'il a passé (un temps

considérable ) (6) dans l'impiété de son cœur, et il se

réjouit. Les princes, les chefs et les capitaines de l'armée qui sont dans leurs villes envoient incessamment dire à Sa Majesté : (rSi tu gardes le silence à ce sujet, le midi et les nomes de la haute Egypte sont perdus. Tafnekhta, marchant en avant, ne trouvera

82 CHRESTOMATHIK ÉGYPTIENXK.

personne qui puisse l'arrêter. •» Nimrod (?) ^^ ^^*^^

de Hauer; il a abattu le rempart de Nefrus; il a lui-même démantelé sa ville, de peur d'être pris par lui. Mais, assiégé daos une autre ville, il est allé se ranger à ses pieds; il a déserté le parti de Sa Majesté et se tient avec Tafnekhta comme l'un (de ses sujets. Celui-ci lui a donné) (8) le nome d'Oxyrynchus et l'a récompensé en le comblant de tous les biens qu'il pouvait désirer.

Sa Majesté envoya dire aux commandants et aux capitaines des soldats qui étaient en Egypte, au capitaine Puarma, au capitaine Lameriskani, ainsi qu'à tous les capitaines de Sa Majesté qui étaient en Egypte : tr Partez pour la guerre, disposez le combat, environnez (le nome d'Hermopolis) ; (9) capturez ses hommes, ses troupeaux et ses barques sur le Qeuve. Ne laissez pas sortir les travailleurs dans les champs I Ne laissez pas les laboureurs labourer! Assiégez Un (Hermopolis); attaquez-la sans relâche. ?)

Ils firent ainsi, et voici que Sa Majesté envoya des soldats en Egypte en leur donnant de nombreux préceptes: (tN'(attaquez pas) (10) pendant la nuit, comme pour un jeu; attaquez quand vous verrez qu'il a disposé ses troupes pour une marche. On dira qu'il a fait retourner ses soldats et ses cavaliers dans une autre ville: 1 tenez-vous tranquilles jusqu'à ce que ses soldats viennent. Attaquez quand on dira qu'il est avec ses forces dans un autre endroit. Soit que (11) ces chefs qu'il a amenés dans son armée, les Tahennu et les guerriers du nord, se réunissent; soit qu'ils disposent leur armée comme les anciens; car nous ne savons pas quels ordres il donne pour la manœuvre de l'infanterie et pour soumettre au joug les meilleurs coursiers des écuries. Donc (12) quand la bataille est engagée, souvenez-vons qu'Amon est le dieu qui nous envoie. (Aussi) lorsque vous arriverez dans le nome de Thèbes, en face de Ap, entrez dans l'eau; purifiez-vous dans le fleuve. Prenez l'habit de fêtes au port de Tap; déposez l'arc et laissez le trait. Qu'un chef ne s'oppose pas (13) au seigneur de la vaillance, sans lequel aucun

STELE Di; ROI PIANKHl-MERIAMEN. 83

guerrier n'a de valeur. H rend vainqueur un bras rompu; il annihile les multitudes et il égale un seul à des milliers de personnes! Baignez-vous dans les eaux de ses autels; prosternez- vous devant lui et (14) dites-lui : tr Donne-nous la route, pour que nous combatfrtions à l'ombre de ton glaive. L'enfant que tu envoies terriGera a celui qui a effrayé des multitudes. 7?

Ils se prosternèrent devant le roi (en disant) : cr C'est Ion nom qui devient pour nous un glaive! Ta science dirige tes armées; ton pain est dans notre corps dans tous nos voyages; ta bière (1 5) étanche notre soif. C'est ta valeur qui nous donne des armes; on est victorieux en rappelant ton nom. Elle ne résiste pas l'armée dont le chef est un infâme! Qui donc est semblable à toi? Tu es le roi victorieux qui agit de ses propres mains et commande les travaux de la guerre, "w

Descendant (16) le fleuve, ils arrivèrent à Thèbes et obéirent à toutes les paroles de Sa Majesté. S'étant avancés en suivant le cours duQeuve, ils rencontrèrent une Botte nombreuse qui remontait vers le midi ; elle était chargée de soldats , de matelots et de tous les vaillants capitaines de la basse Egypte, complètement équipés, (1 7) qui venaient pour combattre l'armée de Sa Majesté. On en fit un grand carnage, on n'en sait pas le nombre. On prit les soldats et leurs vaisseaux et ils furent amenés vivants à la résidence de Sa Majesté. Ils marchèrent ensuite vers la ville de Khenensu (Héracléopolis) pour y livrer bataille. On le fit savoir aux rois et aux commandants de la haute Egypte. En effet, le roi Nimrod avec (1 8) le roi Wuaput; le prince des Masuas^ Scheschonk, de la ville de Busiris; avec le grand chef des MaStuis, T'atamanaufankh , de Mendès; avec son fils anié qui était commandant des troupes de Pa-tot-aper-hehu; les soldats du prince héritier Bukennifi, avec son fils aine, le chef des MaàuaS, (1 9) Nasnakati du nome de Ka-heseb; tous les princes portant la plume de la basse Egypte, ainsi que le roi Osorkon qui était à Bubastis et dans le territoire de Ra-nefer; tous

84 CHRESTOMATHIE ÉOYPTIEiNNE.

les commandanL*^ et gouverneurs de nomes de Toccident, de rorieiit et des pays du centre, s'étaient tous ensemble réunis dans une même voie, suivant les pas du grand chef de l'occident, gouverneur des nomes de la basse Egypte, prophète de Neith, dame de Sais, (20) et prêtre de Plah , Tafnekhta. S'étant avancés contre eux, ils en firent un massacre immense et ils prirent leurs vaisseaux sur le fleuve. Le reste ayant traversé, aborda vers l'occident, à Pa-peka. Le lendemain matin, l'armée de Sa Majesté passa (21) à leur suite. Les soldats se mêlèrent aux soldats, et ils tuèrent parmi eux une telle quantité d'hommes et de chevaux, qu'on n'en sait pas le nombre. De la grande terreur qui s'empara du reste, ils s'enfuirent vers la basse Egypte, dans une déroute longue et désastreuse. Compte du massacre fait parmi eux : hommes

(22) Le roi Nimrod revint au midi, ayant entendu dire que

Sesennu (Hermopolis) avait été prise par les ennemis sur(?) les soldats de Sa Majesté. Il captura les hommes et les troupeaux, puis il se renferma dans Un (Hermopolis). Les troupes de Sa Majesté étaient sur le fleuve et sur le rivage (23) de Un; ayant appris cela, ils bloquèrent Hermopolis sur ses quatre côtés, ne laissant ni sortir ni entrer personne. Ils envoyèrent alors faire un rapport à la Majesté du roi Piankhi-Meriamen, vivant à toujours, concernant la terreur qu'ils avaient inspirée et toutes les victoires de Sa Majesté. Alors le roi entra en fureur comme la panthère : «r S'ils laissent (24) subsister le reste de ces soldats de la basse Egypte; s'ils laissent s'échapper un seul d'entre eux pour raconter son expédition; s'ils ne les font pas tous mourir dans leur défaite, (j'en jure) par ma viel par l'amour du dieu Ra! par la faveur de mon père Amon! je descendrai moi-même, je détruirai tout ce (Î5) qu'il a fait et je le ferai pour jamais renoncer au combat. Lorsque j'aurai accompli les rites du commencement de l'année, je ferai mes oflrandes à mon père Amon dans sa bonne panégyrie dans laqueHe il fait sa sortie du commencement de l'année; il me permettra de voir en

STÈLE DU ROI PIANKHI-MERIAMEN. 85

paix Amon dans sa bonne panégyrie de Ap. Je le ferai sortir solennellement dans son image (26) vers Ap du midi^ dans sa belle panégyrie de Ap, dans la nuit de fête consacrée dansThèbes, panégyrie qu'a célébrée le dieu Ra au commencement des temps. Je le ferai sortir vers sou temple et reposer sur son trône au jour de l'entrée du dieu, le 2® jour du mois d'Athyr; alors je ferai goùtej* à la basse Egypte, goâter mes griffes. t)

Les soldats qui étaient en Egypte (27) eurent connaissance de la fureur du roi contre eux : ils combattirent alors vers Uab, à Pamal'at (Oxyrynchus); ils prirent cette ville comme un orage d'eau. Ils envoyèrent vers le roi qui ne se calma pas pour cela. Ils attaquèrent alors Tatehni , ville très-forte (?) ; ils la trouvèrent remplie (28) de soldats vaillants de la basse Egypte. On fît un bélier pour renverser ses murailles. Ils firent parmi eux un carnage dont on ne peut évaluer la quantité; le fils du prince des Moèuas^ Tafneklita, était du nombre. Us envoyèrent dire cela à Sa Majesté qui ne s'apaisa pas pour cela. (29) Ils attaquèrent alors Habeunu; elle ouvrit ses portes et les soldats de Sa Majesté y entrèrent. Ils envoyèrent dire cela au roi qui ne s'apaisa pas pour cela.

Le neuvième jour du mois de Thot, Sa Majesté descendit vers Thèbes, oii elle célébra la fête d'Amon, dans la panégyrie de Ap. Sa Majesté (30) descendit ensuite vers la ville d'Herraopolis. Sa Majesté sortit de la cabine de sa barque, mit le joug sur ses chevaux et monta sur son char. La terreur de Sa Majesté (se répandit) jusqu'au fond de l'Asie; tous les cœurs étaient dans la crainte. Sa Majesté sortit pour se précipiter (31) sur les ennemis et se mit eu fureur contre eux comme la panthère : cr Si , continuant vos combats, (dit-il), vous r^rdez l'accomplissement de mes ordres, si vous complétez votre rébellion, je ferai sentir ma terreur à la basse Egypte. T) Il leur fit subir une défaite longue et désastreuse sous ses coups. Le roi plaça son camp au sud-ouest d'Hermopolis qu'il attaquait (32) chaque jour. Il construisit des monticules de terre pour

8(5 CHUESTOMATHIE ÉGYPTIENNE.

couvrir la muraille; il plaça des échelles pour Tescalader. Les archers lançaient des traits; les catapultes jetaient des pierres, afin de tuer chaque jour du monde parmi eux. Au bout de trois jours, Hermopolis eut son air corrompu et fut privée de respiration. (33) Alors Hermopolis se rendit, implorant le roi; des messagers en sortirent, apportant toutes sortes de choses bonnes à voir : de l'or, des pierres précieuses, des étoffes en byssus. (Ils dirent :) crll a paru! Turaeus est sur sa tôle; il a imprimé sa terreur; des jours nombreux ne sont pas nécessaires pour se soumettre à son diadème, -n Voici qu'il fit venir (34) sa femme, la royale épouse, fille de roi, Nestentemeh, pour implorer les épouses royales, les favorites royales, les filles et les sœurs du roi. Elle se prosterna dans la demeure des femmes devant les épouses royales (et dit : ) cr Venez à moi, épouses royales, filles et sœurs du roi, apaisez THorus, seigneur du palais. Elevés sont ses esprits! grande est sa justice! t>

(Lacune de quinze lignes.)

(52) ffïu as fermé* le chemin de la vie! si je m'élevais vers le ciel comme une flèche, je serais (atteint par toi). (53) Les pays du midi sont vaincus; les pays du nord sont courbés (sous ton joug).

Puissions-nous être sous ton ombre ;

(55) Pas un vieillard n'est vu avec son père (?) ; ses

districts sont pleins d'enfants, -n II se prosterna devant Sa Majesté

(56) l'Horus, seigneur du palais, et (il dit : ) tr Tes

esprits m'ont fait cela. Je suis un des serviteurs du roi qui payent

leurs tributs au trésor (57) Fais compter

leurs tributs ! je t'en donne plus qu'eux, t) Il offrit alors l'argent, l'or, le lapis-lazuli , l'émeraude , le fer et toute sorte de pierres précieuses en grand nombre. (58) Il remplit le trésor de ce tribut. Il amena un cheval de la main droite et, dans la main gauche, il tenait un sistre d'or et de lapis. Le roi sortit alors (59) de son palais pour se rendre

* Probablement un discours de Nimrod, dont la lacune contenait ie commencement.

STÈLE DU ROI PIANKHl-MERIAMEN. 87

au temple de Thot, seigneur d'Herniopolis, et des huit dieux dans le temple des huit dieux. (60) Les soldats du nome d'Hermopolis firent éclater leur joie. Les prophètes dirent : ff 11 est très-bon l'Horus qui descend dans (61) sa ville, le fils du soleil Piankhi; tu nous fais une fête, parce que tu as protégé Hermopolis. t) Sa Majesté se rendit alors (62) au palais du roi Nirnrod ; il passa dans toutes les chambres delà demeure royale; il visita le trésor et les magasins. 11 se fit amener (63) les épouses et les filles du roi. Elles invoquèrent Sa Majesté comme (le savent faire) des femm.es; mais Sa Majesté ne tourna pas son visage (6A) de leur côté. Sa Majesté se dirigea ensuite vers Técurie des chevaux et le dépôt des poulains; et il vit qu'on (65) les avait laissés manquer de nourriture. Il dit alors : cr Par ma vie! par Tamour de Ra qui me donne de nouveaux souffles de vie! avoir afiamé (66) mes chevaux, c'est un crime plus grand que toutes les offenses que tu as commises! Ne rebelle pas ton cœur (?). J attesterai la terreur du maître (67) à tes serviteurs. Estce que tu oublies Tombre divine de mon visage? On n'échappe pas à ma valeur. Certes, si toute autre personne (68) à moi inconnue eût fait pareille chose, je no lui eusse pas pardonné! Dès le sein (de ma mère), j ai été enfanté dans un œuf divin; (69) Dieu m'a donné sa substance; il a placé en moi sa personne; je ne fais rien sans lui! C'est lui qui dirige mes actions, d Sa Majesté destina alors ses biens pour le trésor, (70) et ses magasins pour le domaine sacré d'Amon dans Ap. Vint ensuite le roi d'Héracléopolis, Pefaabast, avec des présents (71) pour le pharaon : d.e l'or, de l'argent, toute espèce de pierres précieuses et des chevaux choisis dans l'écurie. Il se prosterua devant Sa Majesté et lui dit: tr Hommage à toi, Horus! (72) roi victorieux! taureau qui repousses les taureaux! J'étais au plus profond des enfers I j'étais plongé dans la nuit et la lumière m'a été donnée (73) après les ténèbres! Je n'ai trouvé personne dans le jour du malheur, qui m'assistât dans le jour du combat, excepté toi, ô roi victorieux! Tu as chassé (7/i) les ténèbres loin de moi.

88 CHBESTOMATHIE ÉGYPTIENNE.

Je suis loii serviteur avec tous mes biens. Héracléopolis donne ses tributs (75) k ton palais. Voici Tîmage d'Harmachis au-dessus des constellations; son existence est ton existence , de même qu^il néprouve aucun dommage, tu ne subis aucune atteinte (76), 6 roî Ptankhi, vivant à toujours! yi Sa Majesté descendit ensuite vers Apie (le commencement du bassin) au lieu nommé (7 7) Rohen. 11 trouva la ville de Parakhemkheperavec des murailles élevées et ses portes fermées. Elle était pleine de vaillants soldats de la basse Egypte. Sa Majesté leur envoya dire : «Vous qui vivez dans la mort! faibles (78) ..... misérables I vous qui vivez dans la mort! s'il se passe un instant sans que vous mouvriez, vous serez juges du massacre! Ce serait pénible au roi! Ne vous fermez pas les portes que je vous ouvre pour vivre, au lieu de l'exécution (qui vous attend) en ce

jour. Ne préférez pas la mort; ne méprisez pas la vie! (79)

à la face du pays entier. -w Ils envoyèrent dire à Sa Majesté : «Puisque l'ombre du dieu est sur ta tête, le fils de Nut t'a donné ses mains. Ce que tu désires se fait à l'instant, comme ce qui sort de la bouche d'un dieu; car un dieu t'a enfanté! Nous voyons cela par tes œuvres. La ville et ses clôtures (80) (sont en ta puissance). Laisse entrer et sortir.?) Le roi leur accorda ce qu'ils désiraient; et voici qu'ils sortirent avec le fils du chef des Mastias, Tafnekhta. Les soldais de Sa Majesté entrèrent dans la ville; pas un homme ne fut tué de ceux qui s'y trouvèrent. (81) (Le roi envoya ses) chanceliers pour sceller le dépôt des titres (?). Il vérifia ses trésors pour le trésor royal et ses greniers pour les offrandes sacrées de son père Amon-Ra, seigneur des trônes du monde. Le roi descendit en* suite et trouva Meritum, la demeure de Sokaris, seigneur d'illunn'nation (Pa-sokar-neb-sehat'), qui était fermée. Il ne l'avait pas atteinte que déjà on se battait dans son sein. (82) La peur les (avait saisis); la terreur avait fermé leur bouche. Sa Majesté leur envoya dire : (r Placez devant vous deux lignes de conduite et choisissez suivant votre désir. Ouvrez, et ce sera la vie, ou fermez, et ce sera

STÈLE DU ROI PIANKHI-MERIAMEN. 89

la mort I ma Majesté ne passera pas devant une ville fermée. *» Ils ouvrirent alors à l'instant et Sa Majesté entra dans l'intérieur de

cette ville. li offrit (83) à Menhi dans la ville de Sehat'.

11 véri6a le trésor et les greniers pour les offrandes divines d'Amon dans Ap. Le roi descendit ensuite vers Totaui où il trouva les rem* parts fermés; ses murailles étaient remplies de soldats vaillants de la basse Egypte. Mais ils ouvrirent leurs portes et se prosternèrent (84) (devant le roi, en disant) : «c Ton père a disposé pour toi de s on héritage, comme seigneur des deux mondes. Tu les possèdes; tu es le seigneur qui domine le monde, r Lorsque le roi fut passée, il fit une grande offrande aux dieux de cette ville en bœufs, veaux, oies et toutes sortes de bonnes choses. 11 vérifia son trésor pour le trésor royal et ses magasins pour les offrandes sacrées (85) (d'Amon)

(Sa Majesté s'approcha ensuite) de Memphis et envoya

dire aux habitants : (rNe fermez pas vos portes, ne combattez pas, vous qui êtes dans la ville. Le dieu Su était au commencement des temps; j'entrerai et je sortirai comme lui^ Si vous ne repoussez pas mes pas, je consacrerai une offrande à Ptah et aux dieux qui sont dans Memphis; j'accomplirai les rites de Sokaris dans le temple de

Seta; je contemplerai Ptah. Je m'en irai pacifiquement. (86)

(Je traiterai) Memphis avec douceur; elle sera épargnée! Les enfants ne pleureront même pas! Voyez les nomes du midi; personne n'y a été tué en dehors de ceux qui blasphémaient le dieu. Le sup* plice n'est fait que pour l'impie, -n (Mais) ils fermèrent leurs portes et firent sortir des soldats contre un détachement du roi composé

d'ouvriers, de chefs de construction et de matelots. (87) * .

(sur) le rivage de Memphis. Voici que le prince de Sais (Tafnekhta) s'approcha de Memphis pendant la nuit, en disant à ses soldats, à ses matelots, à tousles généraux, formant un total de 8,ooo hommes ol leur redisant sans cesse : ^ Memphis est remplie des meilleurs soldats de la basse Egypte; l'orge, le blé et toute espèce de grains

' G est-à-dire : trsans vous faire de mal.»

des greniers s'y trouvent en abondance; tous les ustensiles de travail (88) ; la muraille d'enceinte est construite; le

grand bastion est disposé d'après les règles de l'art; le fleuve entoure le côté oriental (de la ville) et on ne peut trouver un point d'attaque contre elle. Les parcs sont pleins de bestiaux ; le trésor est garni de toutes choses : d'argent, dor, de cuivre, de vêlements, de parfums, de miel, d'huile. Je m'en vais et je donne tout cela aux princes de la basse Egypte. Je leur ouvre leurs nomes; (89) - • - . (Défendez- vous) longtemps jusqu'à mon arrivée.» Il monta alors à cheval, ne se confiant pas à son char, et s'en alla vers le nord par crainte de Sa Majesté. Le lendemain matin , le roi s'approcha de Memphis où il aborda vers le nord. Il trouva l'eau montée jusqu'aux murailles et les bateaux abordèrent (90) (au rivage) de Memphis. Or le roi vit qu'elle était bien fortifiée; le mur d'enceinte était élevé par des constructions nouvelles; les fortifications étaient renforcées; on ne trouvait pas de point d'attaque contre la ville. Tous les soldats du roi discouraient sur les règles de la guerre et disaient :

ff Attaquons (91) Ses soldats sont pourvus de tout. En

construisant un plan incliné, nous élèverons le sol à la hauteur de son «mur d'enceinte, nous attacherons ensemble des échelles; nous dresserons des mâts et des poutres dans tout son pourtour. Nous diviserons de cette manière tout son circuit par des buttes de terre

et (92) afin de s'en emparer. Nous élèverons le sol à la

hauteur de ses murailles et nous trouverons ainsi notre chemin. » Le roi se mit alors en fureur comme une panthère et dit : «r Par ma vie! par l'amour de Ra et par la faveur de mon père Amonl je comprends que cela est arrivé par l'ordre d'Amon ! Ceci est la parole

des hommes, (93) avec les nomes du midi qui lui ont

ouvert la route. Ils n'ont pas placé Amon dans leurs cœurs; ils ne connaissent pas ses ordres. Amon agit ainsi pour que sa puissance apparaisse et pour montrer la terreur (qu'il inspire). J'emporterai cette ville comme un ouragan ! c'est l'ordre (94 j (de mon père Amon)

STÈLE DU ROI PIANKHI-MERIAMEN. 91

n Alors le roi fil approcher ses barques et ses soldats

pour attaquer Memphis sur le rivage. On lui amena toutes les barques, tous les radeaux, tous les vaisseaux, tous les transports qu'on put trouver amarrés aux rives de Memphis et dont les proues

étaient amarrées aux maisons de la ville (95) Les soldats

de Sa Majesté ne firent pas pleurer (même) un enfant. Le roi vint lui-même pour diriger toutes les barques et dit à ses soldats : (r A vous (maintenant) d'attaquer la ville; entourez la muraille et entrez dans les maisons par le fleuve. Si Tun d'entre vous arrive sur la muraille, qu'il ne reste pas en place, (96) Ne repoussez pas les chefs (qui se rendent), ce serait vill Maintenant que nous avons bloqué le midi , nous aborderons au nord et nous nous reposerons dans la balance des deux pays (Memphis). d Voici qu'il prit Memphis comme un ouragan et y tua beaucoup de monde; on amena aussi des prisonniers vivants devant Sa Majesté. (97) Le jour suivant, Sa Majesté envoya du monde pour protéger les temples du dieu ; puis il se dirigea lui-même vers le temple des dieux «t offrit une libation aux seigneurs de Ha*ka-Ptah. II purifia Memphis par le natron et l'encens; il rétablit les prêtres dans leurs fonctions. Le roi se rendit ensuite au temple (98) (de Ptah); il se purifia à la porte du temple et accomplit les rites réservés à la royauté. Après son entrée dans le temple, il offrit à son père Ptah de Ressebtif un grand sacrifice composé de bœufs, de veaux, d^oies et.de toutes sortes de bonnes choses. Le roi rentra ensuite dans son palais et apprit que toutes les localités situées dans la campagne de Memphis, Haripetimi, Peninauaa, (99) Pebukhennebiu, Tauhibi avaient ouvert leurs portes et que (leurs défenseurs) avaient fui sans qu'on pût savoir où. Le roi Uaput, le chef des Masuasy Mukanesu, le prince Petisis (100) et tous les chefs de la basse Egypte vinrent alors apporter leurs tributs pour être admis à contempler les splendeurs du roi. Sa Majesté disposa du trésor et des greniers de Memphis pour les offrandes à Amon, à Ptah et aux dieux d'Ha-

ka-Plah. Le jour suivant, le roi se dirigea vers l'orient; il offrit à Tum dans Kherau , (101) aux dieux dans le temple des dieux et aux dieux qui résident dans Amab, un sacrifice de bœufs, de veaux, d'oies, afin qu'ils accordent toute prospérité au roi Piankhi, vivant à toujours. Sa Majesté se dirigea ensuite vers Héliopolis par la montagne de Kher et le chemin du dieu Sap vers Kher; il passa par le camp qui était à l'occident de Merti. 11 fit une offrande et se purifia (102) dans la source fraîche; il lava son visage dans l'eau de Nu, où le Soleil lave son visage. 11 passa vers ^aiukaman; à Saiukor îiian il fit une grande offrande au Soleil dans son lever, composée de bœufs blancs, de lait, de parfums, d'encens et de bois odoriférants de toutes sortes. (103) Puis il vint au temple de Ra, il y entra en faisant deux adorations. Le grand prêtre invoqua le dieu qui repousse les ennemis du roi. Sa Majesté accomplit las rites de la porte, revêtit le seleb (?), se purifia dans l'encens et offrit une libation; il apporta les fleurs de Habenben et en offrit le parfum (?). 11 monta ensuite (10 A) les degrés vers le grand adytum pour voir Ra dans Habenben. Le roi demeura seul, poussa le verrou et ouvritJes portes; il vit alors son père Ra dans Habenben et vénéra les barques sacrées de Ra et de Tum. Après avoir fermé les portes, il y plaça la terre sigillaire sur laquelle il mit l'empreinte (105) du sceau royal. Puis il dit aux prêtres : ce J'ai apposé un sceau; qu'aucun des rois qui viendraient ici n'y entre désormais ! iî Les prêtres se prosternèrent devant Sa Majesté en disant : cr Qu'il soit stable et heureux! Qu'il ne subisse aucune atteinte l'Horus qui aime Héliopolis!?) Le roi se disposa ensuite à entrer dans le temple de Tum et il accomplit les rites de l'Anta ( 1 06) en l'honneur de son père Tum-Khepra, seigneur d'Héhopolis. Le roi Osorkon vint alors pour voir les splendeurs de Sa Majesté. Le lendemain matin, le roi se dirigea vers le rivage oi!L (étaient) ses barques et passa sur la rive du nome d'Athribis. La tente du roi fut dressée au midi de Kahani, à l'orient (107) du nome d'Alhribis. Arrivèrent (à ce moment) les rois, les chefs de

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ia basse Egypte, tous les princes, les porte -plumes, les poiie-ombrelles, princes et fils royaux de l'occident, de Torient et des régions du centre pour contempler les splendeurs du roi. Le prince Petisis se prosterna (108) devant Sa Majesté, en disant : cr Viens vers le nome d'Athribis; tu verras Khenti-khati (Horus). Que la déesse Khuit te protège! Immole à Horus dans son temple un sacrifice de bœufs, de veaux et d'oies! Entre dans mon palais, ouvre mon trésor et tu domineras sur ce qui appartient à mon père. Je te donnerai de l'or autant que tu pourras en désirer, des émeraudes (109) semblables à loi(?) et des chevaux, la tête de mes écuries, les plus beaux de mon haras, -n Le roi se dirigea vers le temple d'Horus Khenti-khati; il offrit des bœufs, des veaux, des oies à son père Horus Khenti-khati, seigneur de Kamur. Puis le roi se rendit à la demeure du prince Petisis qui lui offrit de l'argent, de l'or, (1 1 0) du lapis, des émeraudes, une quantité d^objets, (tels que) des vêtements royaux en grand nombre, des lits couverts de byssus, du parfum anta, de l'huile précieuse dans des vases, des étalons et des juments les meilleurs de l'écurie. Le prince Petisis fit alors un serment devant les rois et les grands chefs (111) de la basse Egypte, (en disant) : tr Quiconque cachera ses chevaux et cèlera ce qui lui appartient, certes! il mourra de la mort de son père ! Je vous le dis pour que vous cessiez de résister en ceci. Si vous savez quelque chose qui me regarde, certes! dites que j'ai caché au roi quelque chose (112) dans la demeure de mon père, de l'or, de l'argent (?), des pierres précieuses, des vases, des bracelets, des colliers d'or, des colliers ornés de pierres, des ornements pour tous les membres, des couronnes pour la tête, des anneaux pour les oreilles, des ornements royaux, des vases en or pour les ablutions du roi, enfin toutes les pierres précieuses. J'offre (113) au roi des étoffes, des vêtements en grand nombre et les meilleurs de mon palais. Je sais que cela te plaît. Passe à mon écurie et choisis ce qui te plaît parmi les chevaux, i? Sa Majesté fit (en effet) ainsi. Ces rois et ces chefs dirent

au roi : cr Nous allons vers nos villes; nous ouvrirons (1 1 à) nos trésors et choisirons ce que tu désires; nous t'amènerons la tête de nos écuries, les meilleurs de nos chevaux.?) Et Sa Majesté fit ainsi. Liste des noms : le roi Osorkon qui était à Bubastis et dans le district de Ranefer; le roi Uaput à Tenteremu et à Taan; le chef T'atamenafankh à Mendès (115) et à Taaara; son fils aîné, le chef des soldats à Pathotapireheh , Ankhhor; le chef Mukanesu à Sebennytus, à Pahebi et à Samhut; le grand chef des Masuas^ Petenef, à Pasupti et à Âapensebtihat'; (1 1 6) le grand chef des Maàuas, Pemau, à Busiris; le grand chef des MasuaSy Nasnakati, dans le nome de Heseb (Pharbœtites?); le grand chef des ilfe»tta$, Nekhthornasennu , à Pakherer; le chef des Masuas^ Pentaur; le chef des Maêuas, Pentabukhen; le prophète d'Horus, seigneur de Sekhem, (1 17) Petuharsamto ; le chef Hurbesa , à Pasekhetnebtsa et h Pasekhetnebrahesaui ; le chef T'atkhiau, à Khentnefer; le chef Pabes, à Kherau et à Pahapi

avec leurs bonnes offrandes (118) en or, argent ,

en lits recouverts de byssus, en parfums. (1 19) dans des vases . . . (en toute sorte) de choses d'un bon usage, en chevaux, (120) . . .

... On vint dire (121) à Sa Majesté des soldats ....

(il a fermé) sa muraille (122) par crainte de toi; il a mis la flamme

dans son trésor sur le fleuve; il a muni Mesti (123) de

soldats Le roi envoya alors ses soldats (12 A) pour voir

ce que devenait l'ennemi du prince Petisis. Ils vinrent dire (125) à Sa Majesté : (tNous avons tué tous les hommes que nous avons trouvés dans cet endroit, f) Alors le roi donna (ce territoire) (126) au prince Petisis. Voici que le chef des Masuas, Tafnekhta, apprit cela; il expédia (127) un envoyé vers Sa Majesté pour l'implorer, en disant : (r Apaise-toi ! Je ne t'ai pas vu (128) dans le temps de ma honte! Je ne puis tenir devant ta flamme! Je suis vaincu par tes ardeurs! Car tu es le dieu Nubti dans le midi, ô dieu Mont, (129) taureau victorieux^ Quand tu considères quel- ; que chose, tu ne trouves plus personne pour s'y opposer! J'ai

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atteint les îles de la mer! (130) et je redoute tes esprits à cause de cette parole de flamme. Un ennemi s'élève contre moi! Ton cœur n est-il donc pas apaisé (131) par ce que tu as fait contre moi ? Je suis maintenant misérable, en vérité! Ne me rejette pas dans Thorreur de mon crime (?). La mesure (132) de la balance connaît les petites fractions; multiplie-les pour moi en pardon (?). Si tu jettes des semences, tu en recueilleras le produit quand il sera le temps. Ne détruis pas (133) le verger lorsqu'il est en fleurs. Tu as placé ta crainte dans mon cœur; ta terreur a pénétré mes chairs ! Je ne m'arrête plus (13^) à la maison de boissons; on ne m'apporte plus la harpel Dans ma faim, je ne mange que du pain; lorsque j'ai soif, je bois (1 35) de l'eau. Depuis le jour où tu as entendu mon nom, la crainte a pénétré mes os. Ma tète est brûlante (?)! Mes vêtements (136) sont en lambeaux ! Je me suis réfugié près de Neith en me cachant. Viens à moi; tourne ton visage de mon côté! Si je renie (mon crime), (137) le serviteur ne sera-t-il pas purifié par le pardon? Qu'on prenne pour le trésor (royal) ce qui m'appartient, (138) l'or, les pierres précieuses, mes meilleurs chevaux garnis de ce qui est nécessaire. Que je désire l'arrivée (139) de l'envoyé qui effacera la crainte de mon cœur! J'irai avec lui au temple et je prononcerai (lAO) un serment sacré 1^ Sa Majesté envoya le grand prêtre Petamnesto et le chef des soldats Puarma; Tafnekhta leur donna (lâl) de l'argent, de l'or, des vêtements et toute sorte de pierres précieuses. Il se rendit au temple, invoqua le dieu (1^2) et prononça un serment sacré, en disant : rr Je ne violerai pas les ordres du roi; je ne m'éloignerai pas des paroles (1 A3) du roi ! Je ne nuirai à aucun chef sans ton consentement; j'agirai selon les paroles (l&â) du roi et je ne transgresserai pas son ordre.-» Sa Majesté se contenta de cela. On vint alors dire (1A5) au roi : «rNuterhaanpu a ouvert ses portes; Aphroditopolis s'est prosternée à terre. Il n'y a (1^6) plus de nome fermé à Sa Majesté parmi ceux du midi, du nord, de l'occident et de l'orient; les régions du centre se sont

proslernées par crainte du roi. (H7) Ils apportent leurs richesses devant Sa Majesté, se reconnaissant comme sujets du palais. *» Le lendemain malin, (H8) les deux rois de la haute Egypte et les deux rois de la basse Egypte vinrent, l'uraeus au front, pour adorer les esprits (1A9) de Sa Majesté. Ces rois et les chefs de la basse Egypte vinrent pour voir les splendeurs de Sa Majesté; leurs jambes (1 50) étaient comme des jambes de femmes. Ils n'entrèrent pas dans la demeure royale, parce qu'ils étaient impurs (151) et qu'ils mangeaient du poisson, ce qui était prohibé dans la demeure royale. Mais le roi Nimrod entra (152) dans le palais du roi parce qu'il était pur et ne mangeait pas de poisson. Ils se tinrent (153) sur leurs jambes, un seul d'entre eux pénétra dans la demeure royale. Piankhi chargea des navires d'argent, d'or, de cuivre, (154) de vêtements, de toutes les richesses de la basse Egypte, de tous les biens de la Syrie et de tout ce qui vient du Taneter. Le roi remonta le fleuve; (155) son cœur se dilatait (de joie); son (pays?) tout entier était dans la joie à l'occident et à l'orient. On le reçut en organisant (i 56) des réjouissances. Là où était le roi, on poussait des cris de joie^ en disant : «cO roi vainqueur! ô roi vainqueur! tu es venu! Ta domination s'étend sur la basse Egypte. Tu as rendu les hommes (1 58) comme des femmes. La joie est au cœur de la mère qui a enfanté un homme! Celui qui réside dans An ( Amon) t'a donné son essence! Gloire à toi 1 ô vache qui as engendré le taureau ! Tu seras dans les siècles! Ta puissance sera éternelle, ô roi qui aimes la Thébaïde! tî.

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