‹ Chrestomathie égyptienne (volume 3)Chapitre 71 sur 84 · CHIFFRES DE GRANDS NOMBRES. PLIS · texte numérisé non relu

CHIFFRES DE GRANDS NOMBRES. PLIS

ee A er Fxemples | 50 |

/ É d'addition. 1] A ee aa 9 TA 2.9 REZ a .

Led a | l

— T = s k = fractions

Hiérogl. Hiérat. Demotiques.

CAT e

Addition.

fu?

DSoustraction,

DES NOMS DE NOMBRE. 110 de trois unités et que la barre mférieure en représente quatre. Cest la même expression du 4 répétée qui forme le chiffre 8; mais le 4 a une physionomie particulière, il nous parait le produit du chiffre 7 augmenté de deux unités. Les abréviations successives l'ont singulièrement changé et l'ont amené à une forme très-voisine de notre q.

Les trois premières dizaines se sont formées de la même manière ; on voit clairement la forme cursive du A 10 s’'augmenter d'une‘et de deux unités, d'abord séparées de lui et qu'un tracé plus cursif à bientôt soudées à la dizaine !, pour former les chiffres 20 et 30. Les premières formes des chiffres 50 et 70 laissent également reconnaître l’'accouplement du 5 et du 7 hiératique avec le A de la dizaine. Pour 6o et 80, le principe est différent; la réduplication de trois dizaines pour 6o et de quatre dizaines pour 80 est indiquée par la barre inférieure; c’est ce que rend évident la composition du chiffre go où les deux traits inférieurs remplacent manifestement deux rangées de trois dizaines.

Le signe des centaines est le tracé cursif rire de , un peu allongé; 1l sert de support aux unités qu'on y place jusqu'à 500 ?; 600 et 800 sont composés dans le même esprit que 60 et 80, c'està-dire qu'on y indique la réduplication par la position même des unités. On ne peut jamais les confondre avec 300 et Aoo, mais on pourrait, à certains endroits, hésiter entre 500 et 600, parce que la pose du calame a quelquefois donné au trait inférieur de 600 un caractère douteux; toutefois un examen attentif décélera toujours lesprit du tracé$. Pour 700 et 900, les chiffres 7 et 9 se sont soudés au sigle des centaines.

! Voyez la planche I. papyrus de Boulaq. Le papyrus Rollin, * Voyez la planche HE. étudié sur l'original, ne présente pas non * Pour bien distinguer la physionomie plus de confusion entre ces deux chiffres. spéciale des chiffres 500 et 600, compa- Comparez Pleyte, Zeitschrift, ete. février rez ces deux nombres, dans les deux ad- 1866. Le dernier modèle du chiffre 6oo

ditions reproduites planche V, d’après le est donné dans notre planche IE d'après

Le support des multiples de 1,000 est probablement un abrégé du mille hiératique !; 5,000 s'écrivait par 3,000 et 2,000. Nous retrouvons encore une fois lindice de Ia duplication pour 6,000 et 8,000. 7,000 semble écrit par 5 et 2 sur 1,000; 9,000 est obtenu par la triplication de 3,000. ;

Pour les myriades, on employait un système contraire, les unités s’écrivaient au-dessous du chiffre | 10,000. Il en est de même pour

N 100,000 et ses multiples ?.

2368. Les nombres ordinaux * s'expriment en copte par l'addi-

üon du préfixe «ses ; l'égyptien possédait la même locution. Ainsi

le troisième, le dixième, etc. s'écrivaient ce meh yemet, mel. met, etc. L'inscription de Rosette se sert de la progression

meh uà, mehk yxemet pour désiener les temples

meh sen, du premier, du deuxième et du troisième ordre. Gette particule = meh se mettait quelquelois avant le substantif dénombré; ainsi, dr L" @ meh hru xemet signifie «le troisième jour. » |

Il y avait des termes spéciaux pour le premier et le deuxième : 8, en, variante graphique f. signifie «le premier.» On trouve aussi # ati dans le sens de rcelui qui marche le premier ou le chef.» Le copte So%ert « primus» en tire son origime. Le se-

cond se disait quelquefois V nem; on le trouve surtout comme

Champollion; mais nous n'en avons pas maire des combinaisons de chiffres élevés

. trouvé d'exemple certain, et nous pensons qu'il peut y avoir eu là une confusion avec un chiffre 5oo dont les unités sont liées entre elles, ce qu’on observe fréquemment.

! Voyez la planche IV.

* Voyez la pl. V. Champollion donne de très-bons exemples de chiffres et de nombres hiératiques dans la Grammaire éoyptlienne, n° 196. On en trouvera aussi de nombreux spécimens dans les papyrus Rollin publiés par M. Pleyte. Champollion indique encore au n° 197 de sa Gram-

dont il ne cite pas d'exemples et que nous n'avons pas rencontrées dans les manuscrits. La véritable expression pour les multiples de 100,000 a été donnée par M. Devéria. (Voyez Revue archéologique, 1862, t. IT, p. 253 et suiv.)

* Voy. Champoilion, Gramm. n° 198.

* M. Brugsch a rendu très-probablement la lecture tep pour la tête & dans le sens de «premier;» cependant le copte a aussi &ChE «primus.» xent a parfois le même sens. (V. Brugsch, Dict. p. 1108.)

adverbe «iterum.» Le copte possède encore NE2s « etiam, » EGNE*S «sodalis, socius. »

Le nombre ordinal était également noté par la finale & (fém. On ne voit pas clairement si le vase & joue ici un rôle phonétique ?;

SE

ce n'est donc que sous toutes réserves de preuves ultérieures que se mi ses

nous transcrivons ® sen-nu « deuxième, » ë xemel-nu «troisième, » etc.

Cette forme est très-ancienne, et ® insi écrit donne lieu à diverses

£ Non & x locutions, telles que «= än sen-nu-f « celui qui n’a pas son

; 11 | second, incomparable; » M s| her sen-nu-s « pour le second de cela, »

c'est-à-dire : «en récompense de cela.”

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