‹ Chrestomathie égyptienne (volume 3)Chapitre 74 sur 84 · POIDS, LONGUEURS, SURFACES, CAPACITÉS · texte numérisé non relu

POIDS, LONGUEURS, SURFACES, CAPACITÉS

241. Les poids officiels des pharaons étaient l'anneau de métal

= où == ef ses subdivisions. L’anneau est ordinairement écrit È ee) E >

par le groupe #wm dont les variantes ER FE" RE tenu donnent la prononciation ?. M. Chabas a prouvé que ce poids contenait dix unités inférieures, nommées bef, mot qui rappelle le copte T-KUTE « drachma.» Les pesées ont donné au même savant le poids moyen de 9,1 grammes pour le kef. L’énumération des fractions du kef a fait penser à M. Lepsius qu'on le divisait en 360 parties, dont chacune équivaudrait à 08,025 environ. Quant au sm

BA ten, 1 pesait à peu près 91 grammes. Tels sont les poids avec

! Comparez l'explication donnée par M. Goodwin du groupe À |= = uba-

ro-u qui remplace et cetera et qui semble signifier mot à mot «en {raversant les (autres) parties.» (Voy. Zeitschrift, etc.

août 1868, et Brugsch, Dict. p. 960.) Les

signes TT et TJ sont lei tracés en sens inverse de celui du monument, où l’éeriture commence à droite.

? Voyez Dümichen, Kyphi Texte, et Pleyte, Papyrus Rollin, passim. (Gomparez le même groupe abrégé

oé, Papyrus [arris, p. 16.)

lesquels on évaluait les matières précieuses enlevées comme butin ou reçues en tributs par les pharaons !. Les étalons étaient vérifiés au trésor royal?. | |

Les Égyptiens avaient des poids d'une valeur beaucoup plus élevée: on aperçoit dans les plateaux de la balance les figures de divers animaux tels que le taureau ou lhippopotame; ces étalons étaient probablement en pierres dures et pesantes comme les exemplaires des multiples du kef que possèdent les musées.

242, La coudée royale paraît être la mesure officielle de longueur; les exemplaires les mieux conservés lui donnent 525 millimètres *.

La coudée royale LT suten mali comprenait 28 doigts composant 7 palmes. La petite coudée à = mali nets n'avait que 6 palmes ou 24 doigts; voici le tableau des divisions gravées

sur la coudée royale :

° La coudée royale Rens ES égale à 28 doigts — 0",5925. 9° (Le Pygôn?). 4 rement7......,... 20 3° Le... ? Lpteser PUR RÉRIEOES er 1D h° La grande spithame UE | nr ET MRTE 2: 1 5° La petite spithame AT ME 4 ? 19 6° Le Dichas == =2= ,.....,..... ?

Le poinp Heriné ee. CORRE Er ? 5

! Voyez Campagnes de Tutmes II1; on inscripuon : «cinq ket du trésor d'Hélio-

y rencontre par exemple comme tribut annuel de la nation éthiopienne de #1

FLE un RTS

HAE | jam. 374 ten et un ket d'or,»

c’est-à-dire la quantité assez considérable de 216 kilogrammes et 43 grammes.

* L'étalon qui a servi de point de départ aux calculs de M. Chabas porte pour

polis.» (Voy. Chabas, Note sur un poids égyplüen, Revue archéologique, 1861.)

* Voyez Lepsius, Ueber die æpyptische Elle, ete. Berlin, 1865, et Zeitschrift, etc.

décembre 1865.

* Suivant la remarque de M. Lepsius, la patte d'oiseau répond ici au groupe L 2 was 4 remen le haut du bras.»

Lhsssssss

* La prononciation de la patte d'oiseau

ne nous paraît pas encore bien déterminée.

MESURES DIVERSES. 121 SLA MAN ER : A, .: 0) 9° Le palme <=mm 5p................ h

5 doigts.

10° Le doigt | RE TT Ce CUT 1

On employait aussi des fractions du doiot, telles que = un “ À FL : . É <= 1 demi-doigt, 7, un tiers de doigt, et mème ne un seizième de doigt.

Le palme =, mesure très-usuelle, s’écrivait aussi phonétiquement par ÉX sep, en copte Won « palmus, » et par AN, qui vaut ordinairement sep !.

On rencontre dans les textes d'autres mesures de longueur; la canne 7, avait deux variétés, en relation probable avec la grande me ; ——> et la petite coudée. Deux noms de cette mesure, #1 uar et “| nab, ont été rencontrés par M. Brugsch ?, qui a également indiqué une mesure itméraire nommée = ‘mm âtur.

<> MMM 243. L'inondation annuelle rendait les mesures agraires plus nécessaires dans la vallée du Nil que partout ailleurs. Nous trouvons = dans les anciens textes le tena |, mesure probablement en À Nr rapport avec la surface nécessaire pour produire un {ena de froment. To Œæ

tombeaux memphites offrent, pour ce mot, de nombreuses figures

Une autre mesure très-ancienne s'écrivait par Île groupe sat. Les

toutes composées par la réunion des trois signes LD . Nous pensons ET EE À

que c'est la même mesure que le sata qui sert d'unité dans

les calculs de la grande inscription statistique d'Edfou*. On ren-

* M. Lepsius croit qu'il y avait deux systèmes de divisions, de grands et de petits doigts, ete. nos coudées ne portent pas ces doubles divisions. :

* Voyez Brugsch, Dictionnaire, p. 333 et 322. M. Lepsius pense que cette canne ou perche est évale à l’orgvie de six A (Voy. Zritshri t, etc, * 97; 1865; comp. Brugsch, Dict. p. 1051.)

* Voyez Lepsius, Ueber eine hieroply-

plische Inschrift am Tempel von Edfu, Berlin, 1855. On trouve, à la première ligne de la planche IT, ‘la description d’une pièce de terre contenant € æ \o «100 Suta de su ma-t ou terre basse. »

Le premier morceau donne 98 unités plus 1/2 1/4; on y ajoute une parcelle de 1/2 à l’orient, plus une parcelle de 1/2 1/4 à l'occident. Le texte réunit ces deux par-

celles par les mots œi Ni er

contre encore la mesure nommée = À A àr, que M. Brugsch regarde comme équivalant au schœne. Quant à cette célèbre mesure agraire, Gx04v0s, en copte WJENNOS, elle n'apparaît sous ce

nom qu'à l'époqué des Ptolémées. L'inscription d'Edfou ! décrit un

domaine de 7o sata 1/2, 1/8 et 1/16, et elle ajoute a

EN I TT ee "AE à nee 3 © ni àr xennuh sefey, ce qui fait sept schœnes; si l'on à

népligé les fractions, le schœne aura contenu 10 sata.

Pa

Les fractions carrées qui correspondent à cette mesure ont pour expression les groupes suivants :

A [ = \ \ (remen?) «1/2, TL hesep «1/h,n . (sa?) «1/8, NE 9 à . 4 Nsuct/16met 1 \remar 1/32 ?.» Ges fractions toutes spéciales représentent peut-être des noms propres, comme nos anciennes dénominations de boisselées, perches, etc. plutôt que des fractions proprement dites. Telle est l'idée qu'inspire naturellement

cette série de noms distincts pour chaque fraction de la mesure.

244. Parmi les mesures de capacité, le vase nommé [1] à hen occupe une place moyenne. M. Ghabas ayant remarqué que les textes donnaient 5 tenu pour le poids d'un hen d'eau, et 7 1/2 pour le poids d'un hen de miel, a tiré de ces mentions la valeur de o!,455 pour la capacité du henf. Ge résultat parait offrir toute garantie. Le tiers du hen ou une coupe de la contenance de 0!,151

., Rp .

se nommait âp-t ou tep-t, ce que M. Chabas compare au

sala hesep «cela fait un sata et un quart;»

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