‹ Chrestomathie égyptienne (volume 3)Chapitre 77 sur 84 · DES CALCULS · texte numérisé non relu

DES CALCULS

245. On sait peu de chose jusqu'ici sur les connaissances mathématiques que Îles anciens Égyptiens ont possédées. Les monuments pharaoniques que nous avons cités ne contiennent que des additions et des soustractions ou les multiplications les plus élémentaires !.

Dans les additions, les nombres sont énoncés l’un après l’autre; la somme est précédée par le mot Æ IX] temet (comparez “Fees. « conjungere »)}, qui signifie « réunir. » Les variantes hs et dau sont usuelles. Dans les registres hiératiques, les totaux sont ordinairement énoncés par le sigle hiératique pour seu tout seul?. Pour la réunion de plusieurs sommes partielles on se sert parfois de l'adverbe JAY sam «ensemble.» Voici un exemple d’addition de nombres entiers et fractionnaires, tiré de la liste des offrandes du

temple de Médinet-abu * :

j D 00 -MINNTS RS + e a] N Grains du midi: tena 18, apt1/4 1/8 1/ho; (Su?) res tena 18 äpt1]h 1/8 1/40;

Re A CANNANNIE 25 PAS La ii Q nn NH € n fn Grains du nord : fena 298, apt1/4h 1/8 1/20; (Su?) mehittena 298 äpt 1/4 1]8 1/20;

5 | e ls = A DA en ° NOTE De 0 e 111! & nn" N N En tous grains : tena 316, apt 1/a 1/4 1/20 1/40; temet (kas?)tena 310, äpt 1/2 1/# 1/20 1/40;

Le 1/h0 de läpt étant précisément le hen, la somme peut se

traduire par 316 fena et 33 hen.

! L'annonce d'un papyrus contenant * Voyez ces sigles sur la planche V; à un traité de géométrie que vient d’acqué- l’époque ptolémaïque IX est remplacé rir le British Museum est de nature à par -Xr et ses variantes.

* Voy. Dümichen, Tempelinschrifien , idées sur bien des points, surtout si le ma- pl. XX, 1. 19. Nos notes de voyage véri-

exciter la plus vive curiosité et à fixer nos

auseritappartient aux âges pharaoniques. fient la parfaite exactitude de ces lignes.

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