NOTATION DU TEMPS
248. Le calendrier égyptien a donné lieu à de très-orands travaux, et, néanmoins, les points les plus intéressants du comput égyptien sont encore pleins de mystères. Il nous suflira de retracer 1e1 l'ex-
faut soioneusement distinguer ce —4 seul publication du papyrus du Musée bri-
de | \ avec le déterminatif des localités, tannique changera l’état de la science à qui vaut un demi-sata. cet égard.
Nous ne connaissons pas encore ? Voyez Lepsius, Denkmäler, HT, 229.
d'exemples d’autres opérations, mais la * L'orgyie, suivant M. Lepsius.
NOTATION DU TEMPS. 199 pression des principales divisions du temps. Le «jour» [Li] ITA
heru, en copte SDO%, était partagé en douze heures, ANT unu-l, en cople +-D"KN0% « hora. » La enuitr LA $ © kerah, copte sahidique Eupzs, avait la même division; chacune de ces vingtquatre heures avait son nom mystique, outre son chiffre ordinal!. Le mois avait imvariablement 30 jours; son nom = ou simplement , —, Se lit dbet, en copte E8O"T « mensis?.» Le croissant æ- qui domine la composition du mot prouve que le mois était originairement lunaire; mais son caractère astronomique Jabandonne dans l'année civile, où l’on a régularisé sa valeur au chiffre fixe de 30 jours. Quatre mois composaent une saison
, ' Ru tar; les trois saisons augmentées de cinq jours complémentaires
formaient l’année civile je renpe-t. La première saison ou tétramé-
me se ROUE ( Sa, elle correspondait à
Condeirée semu celle de moissons ?.
empruntées à
Mais ces dénominations,
linondation; la se- = =
per était l’époque des semailles et la troisième 2m
PVANNE O) certainement
la nature dans l’origine, n'avaient plus de sens ac-
tuel dans l’année civile, car cette année se composant imvariable-
* Les travaux successifs de M. Brugsch ont complété et rectifié sur tous ces points le beau mémoire de Champollion sur la Notation du temps. On y trouvera {ous les noms des personnages mystiques qui président aux heures et aux jours du mois, ainsi que les féries spéciales de chaque quantième du mois.
* Pour la valeur 4b du disque lunaire, voyez Brugsch, Dictionnaire, p.37. Le caractère primitivement lunaire du mois ressort également de tous les textes qui concernent ses parties et qui le montrent suivant les phases de la lune.
* C'est ce qui résulte du tableau des travaux agricoles du tombeau de XX LKR Peheri à EI-Kab, où la saison des se-
ue
mailles «est appelée ja äleru
pere et celle des. moissons ZVi © is äâteru Semu; le sens de +moissons»
est d’ailleurs incontestablement dans les textes” celui qu convient seul pour le STOUPE AA ui “"# Kemu, avec le signe des grains. C'est SM. Br ugsch qu'on doit la définition du véritable sens des trois saisons, qui avait échappé à Ghampollion.
Ge même savant a fait remarquer que les Coptes se sont servis de pur pour «l'hiver» et de gyetr rs: pour «l'été; » les tétraménies "Ar pre et fs semu ne pouvaient toutetois correspondre qu'à peu près à deux saisons de trois mois chacune et tirées d'un autre système de division de l'année, emprunté aux Grecs et comprenant quatre saisons au lieu des trois divisions égyptiennes.
ment de 365 jours, sans admettre aucune intercalation, retardait d'environ un jour en quatre ans sur la marche naturelle de l'année solaire. Une année civile aussi imparfaite ne pouvait servir pour ouider la marche des travaux agricoles, mais le Nil y suppléait dans la pratique par la régularité parfaite du retour périodique de son débordement.
2419. Les Égyptiens avaient d’ailleurs trouvé un point de repère suflisamment exact pour guider une année fixe agricole pendant une lonoue série de temps; ils avaient remarqué que le lever héliaque de Sirius, qu'ils appelaient me Vt suph «le triangle, » revenait exactement près du début de l'nondation. Cet astre, dédié à Isis, fut censé inaugurer l’année naturelle en annonçant le retour du flot bienfaisant. L'année sothiaque, produite par le retour du lever héliaque, étant sensiblement égale à l'année solaire, dut paraître pendant longtemps d’une exactitude très-suffisante, et ce ne fut qu'après bien des siècles que le retour du Nil, enchainé par la nature non pas à Sothis, mais bien au solstice d'été, dut déceler aux yeux attentifs des prêtres épyptiens une légère différence de marche entre les deux phénomènes. Quoi qu'il en soit, l'année c1vile de 365 jours, ou «année vague,» retardait nécessairement d'un jour en quatre ans sur l’année sothiaque, par l'accumulation des différences annuelles, égales à un quart de jeur : son premier jour parcourait ainsi tous les jours de cette année en 1 460 ans. C'est ce que les astronomes ont nommé la période sothiaque. On sait par le témoignage du décret de Ganopus que les Égyptiens notaient réellement le jour de leur année civile où tombait le retour du lever héliaque de Sothis, phénomène qui est indiqué sur les monuments par les groupes suivants : Era) V5 pere sup, «sortie ou appa-
es rition de Sothisx et qui donnait lieu à une fête importante. Les Égyptiens avaient encore d'autres cycles dont la valeur nu-
mérale ou la sionification sont mconnues jusqu'ici. L'inscription de