A la première pereonne, le signe ^^^ est souvent rem
^ Dans le copte, le t s'est perdu : le gnlier phënomène d'un dialecte où la
féminin de la a* personne est Ç; peut- forme simple, ou kal, a presque dbparu
être cette prononciation esl-elle ancienne pour laisser tout le terrain aux formes
et indiquée par la femme seule y . dérivées.
' L'assyrien a également offert ce sin-
placé dans les hiéroglyphes par l'image de la personne qui parle : J femme, 1 dieu, /L» roi, etc. La voyelle I â en est la variante phonétique, mais on rencontre aussi pour la i'* personne la voyelle % Uy surtout dans les textes très-anciens.
La i** personne de la forme ^ ^^^ kuà est écrite indifféremment : V S^ fcwâ, a ^^^ kuà, ^ I fcwâ, ^ ku et même "mm^ k simplement, ce qui peut être une cause de confusion avec la 2* personne. La i'* personne de la forme kuà paraît avoir quelque chose d'emphatique \ L'Osirien , parlant de sa nouvelle vie, dit au Rituel funéraire :
Mea-kuà num^cuà renpe-kuâ rà neb.
Je nais, je me renouvelle, je rajeunis chaque jour.
La 2^ personne, au masculin, est quelquefois écrite aussi ^ ^^i : c'est une véritable faute , qui est assez fréquente dans les manuscrits hiératiques. La a* personne , au féminin , est devenue en copte B; le ^ final s'est oblitéré. On trouve dans divers papyrus, dès la XIX^ dynastie, l'orthographe J au lieu de ^ J, ce qui donnerait à penser que la prononciation vulgaire permettait déjà cette suppression.
Il est à remarquer que la 3® personne n'a pas besoin de pronom aOixe quand le sujet est exprimé soit par un substantif, soit par
un pronom absolu , soit par les pronoms i jk ^t M , qui remplissaient également le rôle de sujet; exemple :
S{t)imu nti sen àbu.
Les herbes qu'ils aimaient.
* Voyez Todlenbuchy 87, a. Voyez Yé- sur Vinêeriptwn d'Ahmès, p. 61 et suiv. tude de cette forme dans le Mémoire ^ Papyrus d'OrUney, p. XXI , 1 . Dans
Ainsi que nous lexpliquerons plus loin,. le sujet a souvent alors, pour exposant spécial, la particule 1 du, qui désigne Tagent; exemple : i " ^1^ ial an Takut « Thot dit ; i> S^ \ I 1 f/n (in «wtew <r Le roi fut. ^)
La 3^ personne, au féminin, s'écrit par toutes les variantes —•^5 P> P^ ou "^ 9et et même H %9et; il n'est pas vraisemblable qu'elles représentent des formes réellement distinctes; le * ( et le double « H— *^ peuvent y être explétifs.
On peut observer quelques cas où l'affixe-sujet de la 3* personne est relié au radical par un i euphonique, qu'on trouve vocalisé par I, «ic : x^^ ou '^—^ — iij ou -tjeji. L'inscription d'Antef , au musée du Louvre (ch. xxvi, 1. 3), montre cette variété de l'aflTixe d'abord isolée : \k ^ ^^1^^' ^^ sut-^te/i tutu (t prononçant des paroles, tî et un peu plus loin, jointe à l'affixe-régime R^ ne{i) : jk ^ V '^^ ^ P ^ «m $o(emr'te/i-B[t) «r écoutant cela ^ i>
Au pluriel, on retranchait souvent le signe de la pluralité m, on lit alors a*^^^ et J^ pour f7^ et ^*^*^. A la 3* personne, Taffixe s'écrit de toutes les façons suivantes : a***«^ sen, ] 3^ w», P sen, P/MMMMA^m, n 8e{t)^ U^8e[t). Nous doutons fort que les deux dernières représentent une forme spéciale ; le * peut y être explétif ou marque d'abréviation pour la suppression de la nasale^. La forme --c^^JLi àri-un^y moins usitée, s'est rencontrée surtout
cet exemple, le ^ ^ de stimu n herbe» est ' Voyez le n* A & sur la suppression
de ecux que j*ai signales comme ëtant de la nasale dans Tëcriture.
peut-être tout à fait explétifs. En effet, le ' Ce pronom tm est plus souvent aflbce-
signe \^ est syllabique pour sm. régime , mais il pouva\,t aussi être aflSxe-
* M. Brusgsch cite dans sa Grammaire, sujet; exemple {Papyrus Abbot, IV, i3;
p. io8, un exemple pour le pluriel P ^ comparez Chabas, ibid.) : après les mots,
X rPrr^*-im-ft-*«itrceuxqui passent;» «vinrent l'officier royal Nassu àmen, ba-
mais le cas me paraît rester douteux, silicogrammateetlechefdela vaie,P*«r:
parce que certains verbes prennent, après -jV — i^^'^^^^^'^P r^r^ ^
leur détermiDatif, une flnale t ti, qui Kam-J 'JZiL-u-)mer xopà.
semble fortifier le sens et peut même varier avec le redoublement.
«rlls trouvèrent le cbef des ouvriers User Xopes.yt
dans les papyrus judiciaires; et la dernière ^«^^ ari-u est plus récente; elle est quelquefois même réduite au seul signe du pluriel, '«=*^ I pour àri-u.
264. La forme avec le sujet indéterminé -«=>*a% àri-tu (ton fait, on fit, etc. n ne diffère pas du participe passif (Jactum est pour fecerunt); mais comme cette finale tu s'adapte dans le même sens très-régulièrement aux pronoms absolus , il nous a paru plus pratique de l'ajouter au paradigme. Ainsi on aura avec le pronom de la forme j^ ^ emtu : \k ^ ^^^ emtuf art (r il fait, etc. t) et J^
^«=^ emtvr-tu àri (con fait, on fit, on fera.i) Dans cet emploi, la finale tu est évidemment caractéristique du pronom vague.
Le décret de Ganopus en offre une quantité d'exemples pour le futur : jk^^^^^''^^^ -^^^^ em-tulu àri y(â àa cron fera une grande fêtei^ (1. 17; comparez 1. 22, 28, 29) *. Dans la phrase suivante, le rédacteur se sert de cette forme au présent (1. 18) :
Jf\ Jr ir^^-^ Jr\i On i.-«^A*..M^ 1
Mtu-tu àn-f em renpe-t IX ( Payni) hau uà.
Oo la fait dans Tan IX, en Payni, le jour premier. kysrat Zè vw èv tû5 évàroy éret vovfivjvta toS Uavvi iirjvàs *.
Dans les basses époques, on lit souvent j^ mutut à la place de mtutu, mais il ne paraît pas y avoir de différence entre ces deux mots, le ^% tu final étant simplement changé en %-^ ou £ dans la plupart de ces mêmes textes.
265. Dans la conjugaison, l'affixe de la forme simple est quel-
' Ce dernier exemple prouve claire- yoyeile Mémoire sur rinscrqftiond'Ahmèê,
menl que le pronom emtutu n'indique ni p. 178 , où cette valeur a été d'abord ex-
Foptatif ni le subjonctif; pour le rôle gé- pliquëe. néral de tu exprimant le pronom vague, ' Voyez ci-dessus, n* i86.
quefois remplacé par les pronoms du type ^"^ ruk^ ^"^ ruf; quoique ces variantes appartiennent plus ordinairement à l'impératif, où nous les retrouverons, elles étaient quelquefois employées au présent-aoriste ; exemple :
ilm- ruk em ru-k.
Tu manges avec ta boache.
266. Le temps simple ou présent-aoriste a pour corrélatif un aoriste avec tendance vers le passé, qui se distingue du premier par l'insertion de n, a^^-^^^ ou ^, avant les aOixes; ce qui produit le
paradigme suivant : ^«=»^ sX , ^«=»^ , «=^ , ^^^ , «=^ êm*^^ .c^A%%«M^, signiGant : (rje fais, je 6s, jai fait,T) et même ce je ferai; tu fais, etc.i)
Nous verrons que ces deux temps ainsi que le radical abstrait se prêtent, dans les phrases de tournure concise, à toutes les modi- Gcations nécessaires au discours.
267. Le participe présent possédait encore une forme spéciale résultant du t final, sz=3 ou |, plus rarement * : " ^""Tf^ àrx-i ce faisant. 7) Le féminin prend ordinairement la finale 1 1 W.
268. Nous avons déjà indiqué la voix causative caractérisée par l'addition de M « initial (voyez n** 260) ; elle se conjugue comme la voix simple : |1§ se-hà cr dresser, tî pi ^^^ se-hà-à <rje
dresse,!) H 5 ^ «e-Aô-nd (cj'ai dressé, etc. d
269. La voix passive est très-fréquente : tantôt le radicales y présente sans modification apparente, mais on pouvait, dans le
' Sa-em sinsin «r Livre des souffles,» en varianle de àm-k em ru-k, texle des $ 3, manuscrit du Louvre, très-correct; autres manuscrits.
discours , reconnaître le passif à un changement de prononciation , qui ne laisse pas de traces dans l'écriture; tantôt on employait la forme spéciale du participe passif, qui résultait de l'addition de la finale tu ou ut, écrite ^%, «, et jk*^^. '•=^*'% àri-tu (rfaiti) En ajoutant les afiixes pei'sonnels, on obtenait les deux aoristes passifs ^«=-->^^^, ^"^^o ^ ârt-Yw-â et àri-tu-này etc. ce je suis faiti) {foetus ego pour^).
270. Nous reviendrons sur l'emploi de tous ces temps, que nous avons simplement groupés ici pour compléter ce qu'on peut appeler la conjugaison du verbe égyptien à un' point de vue strictement grammatical; on peut la résumer dans la liste suivante :
ACTIF ou NEUTRE.
N* 1. Thème abstrait '<^>- ârî, infinitif, participe présent, présent-aoriste,
3** personne et impératif.
N" 2, Présent- aoriste '*=*'^^i âri-â, présent, passé, futur, participe et impératif.
N" 3. Prétérit-aoriste '<^>- ^ âri-nâ, présent, passé, futur.
N** 4. Partie, actif m. '<^>-§=) àri-t (t faisant. -9 w
àrir-ta.