PASSIF
N* 5. Participe p àri^tu (rfait.'»
N** 6. i" aoriste p^"^^ âri-tu-â aje suis fait, etc.?»
N" 7. a* aoriste p ^ àri-tu-nà nj'ai été fait, etc^î
* Le vague des voyelles occasionne des deux participes actif et passif: i quelques cas de confusion entre les finales \ t et ^^ ^ tu, uu
GAUSATIP.
N** 8. Temps simple ||^ te-Aâ «r dresser, ^ iofiailif, etc.
N° 9. i*' aoriste IIS ^"^^ êe-hà-à trje dresse, etc.»
N** 10. 2* aoriste 110 ^ se-hà-nà «j'ai dresse, etc.^
N** 11. Participe II S s:^ #e-Aâ-l «r dressant ^^
Nota. Les formes du passif sont aussi usitées pour ce causalif.
DU SUJET ET DES GOMPlilfENTS DU VEBBB.
271. Il est nécessaire, pour l'inteHigence des exemples de celle section , que nous nous arrêtions ici un instant sur les rapports du verbe avec ses sujets et ses compléments *.
Le sujet-pronom peut être ou incorporé au verbe sous la forme d'affixe, comme le montre le paradigme ci-dessus exposé, ou représenté par un des types pronominaux absolus : JIm ç ^^i makuày ^ ^ emtuk, V STç ementufy etc. (Voyez le n*^ 192 et les numéros précédents.) Sous cette forme, il précède toujours le verbe.
Le sujet-substantif est souvent dépourvu de toute sorte de marque de liaison. Il peut, suivant l'occurrence, être placé avant ou après le verbe. On doit seulement remarquer que lorsque le verbe précède, le substantif suffit pour marquer la 3^ personne; mais, lorsque
^ On pourrait encore joindre à ce pa- division des règles grammaticales, on radigme Timpératif et le prëtënt-aoriste, s'exposerait à l'inconvénient grave d allëqui résultent de Taddition de \ ^ à ioi- gNer des exemples dont le sens ne parailial , mais comme on y distingue claire- trait pas démontré aux personnes qui comment l'emploi d'un auxiliaire, au moins à mencent leurs études hiéroglyphiques, l'origine, nous les avons rdégués dans les Nous avons, en conséquence, réparti dans temps composés. (Voyei ci-après, n-3o5 toute la grammaire les règles les plus et 317.) usudles de la syntaxe.
* En observant trop rigoureusement la
le verbe suil le substantif, on ajoute quelquefois l'affixe de la 3^ personne, variant suivant le genre du sujet. Ainsi que nous l'avons déjà fait pressentir (n° 192), le sujet pouvait aussi recevoir un exposant spécial dans la particule 1 an, écrite quelquefois I A \ et qui s'abrège en a**^'^ n simple. Cette particule a pour rôle tout à fait particulier de désigner ïagenl. Le sujet affecté de an se plaçait tantôt avant et tantôt après le verbe; il pouvait également être redoublé par l'afBxe de la 3® personne, ce qui produit diverses nuances dans le discours ^. La comparaison de deux exemples tirés du décret de Ganopus sera ici très-instructive : ligne 1 3 , après le considérant relatif aux bienfaits résultant de la naissance du roi, le texte introduit ainsi le dispositif, qui va faire entrer une certaine portion des prêtres dans la cinquième tribu, créée en l'honneur des dieux Evergète :
ta-ut wA'U bes suten du mor-u sa en renpe-t ua^t m hon-f.
Mot h mot : Être placés (pour (rqa*on place») les pr^res (qae) a installes le roi dans les temples, depuis Tan I*' de Sa Majesté, etc. (dans cette tribu ').
11 y a ici une double ellipse : celle du relatif n^i qui est très-fréquente, et celle du pronom-régime de la 3® personne qui est plus rare. Le substantif, qu'il rappellerait, uab-u, est ici assez près du verbe pour autoriser cette ellipse.
Dans le second exemple, au contraire, ces deux ellipses dispa-
' Cette orthographe, très- usitée du rare, avec un sujet affecté de JL, an.
temps des Toutmès, avait fait prendre à ^ Le texte grec correspondant suit fî-
tort la particule an pour un verbe par dèlement la même tournure : eh Zè rr^
quelques savants. ^Xifv raùrrjv aotraXexOrivcu tous dvà
' C'est à tort qu'on a apprécié et tra- tov ^pérov érovs yeyevrfiiévovs lepeîs,
dujt ordinairement cette forme par le m.t. X., sauf qu'il ne mentionne pas Tins-
passif; la terminaison passive ^\ tu, tallation par l'autorité royale. ut, est au contraire une exception Irès-
raissent (1. 3 /i et 35); il est question des vivres quon distribue aux mêmes prêtres, aux frais des temples :
Mot à mot : Lorsque a installe eui le roi dans le temple.
D'une part, le substantif {wjîihu) est ici assez loin pour que le retranchement de l'affixe-régime $en eût présenté des inconvénients, et, d'autre part, be^sen mien aurait donné lieu à une équivoque et aurait pu se comprendre : «rils ont installé le roi;T) la particule àn^ caractérisant Tagent devient ici très-utile.
Cette particule \ est si spécialement affectée à désigner l'agent, qu'elle suflBt, avec un nom propre, pour exprimer qu'un tel parle ou va parler, en vertu de l'ellipse usuelle du verbe ^^ ^S tut. Au chapitre i* du Rituel, l'allocution mystérieuse prononcée par le dieu Thoth commence ainsi :
à àsàr ha àmetU an taktoi ndf er nMk.
Osiris, taoreaa de TAmenti, (dit) Thoth, seigneur éternel*.
Le défunt ou le prêtre qui prononçait l'hymne était censé revêtir le personnage de Thoth pour cette fonction.
Nous avons fait observer déjà l'aflBxe 1 àn^f comme sujet du verbe un, tandis que an et tu prenaient dans les mêmes circonstances les affixes simples I, ^^^b, 3^^^, etc. L'usage seul réglait ces différences.