‹ Chrestomathie française à l'usage de la jeunesse arabeChapitre 36 sur 74 · Réponse à t annonce itun Mariage — Félicitations · texte numérisé non relu

Réponse à t annonce itun Mariage — Félicitations

Mon cher ami^

Ce que vous m'apprenez me fait le plus sensible plaisir. le TOUS félicite d'entrer dans une famille aussi honorable que celle de Mademoiselle L... Je connais peu cette demoiselle, ne l'ayant vue que dans la société; mais son air doux, modeste et réservé m'ont fait préjuger favorablement de son caractère. Du reste^da c6té des agréments physiques, elle est heureusement douée.

Quoique je sois encore peu connu d'elle , veuillez lui présenter mes compliments comme étant cea& du meilleur ami de son mari«

Recevez, mon cher N...., etc.

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S. Lettre d'un Père à son Fils qui est sur le point

de se marier.

Mon cher fils ,

Les bons principes que vous avez reçus me donnent l'assurance <)ue vous sentez toute l'importance des nœuds que vous allez former. Je vais toutefois appeler votre attention sur divers points essentiels. Ecoutez donc avec attention ce que je vous dirai.

Comme vous êtes responsable devant Dieu et devant les hommes, du bonheur de la femme que vous allez épouser^vous devrez d'abord renoncer à toutes les habitudes de la vie de garçon , pour vous occuper entièrement du soin de la rendre heureuse.

Souvenez-vous aussi que si le mariage donne au mari quelque empire sur sa femme, cet empire ne doit jamais dégénérer en tyrannie .

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Le mari doit protéger sa femme et la diriger par la persuasion, mais jamais par la rigueur ou la violence. C'est à force de preuves d'amour et de dévouement que vous pourrez acquérir de l'influence sur l'esprit de voire épouse;il faut qu'elle soit persuadée que vous ne voulez rien qui ne soit juste et pour son avantage personnel .

Gardez-vous surloul de vous dispenser de mille égards, de mille petites attenlions,auxquellesles femmes sont fort sensibles. C'est le moyen d'obtenir de leur part les mêmes égards et les mêmes attentions.

Cet échange réciproque de bons procédés est le plus sûr garant de la paix et de la concorde dans un ménage .

Je ne vous recommande pas de respecter votre femme, c'està-dire de vous abstenir en sa présence de tons discours grossiers ou licencieux, parce que je sais que vous n'êtes point capable de

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vous oublier à ce pomt,et que vous n'ignorez pas que le mari qui ne respecte pas sa femme, n'est pas respecté d'elle .

Il me reste à vous parler d'une chose importante; elle est relative au redoublement de z^le que vous devez apporter dans vos travaux, et à l'économie sévère que vous devez faire régner dans votre ménage; car vous devez songer à l'avenir et aux enfants qui vous surviendront sans doute .

Je termine en faisant des vœux sincères pour votre bonheur il tous deux, et en vous chargeant de présenter mes compliments affectueux à votre future épouse .

£n attendant la nouvelle de votre mariage^je vous embrasse de tout mon cœur .

Votre affectionné pèxe N.

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