Scène IV
DAVEL, PUIS GEÔLIER, BOURREAU, LEURS AIDES. SOLDATS, GENS DE JUSTICE ; ea arrière DEUX MINISTRES
DAVEL, se réveillaat dans la demi-obscurité de l'aurore, palme et rose en mains.
0 vision divine ! Ai-je rêvé? Je rêve.
Mon Dieu, que celle niiil a passé douce el iirèvel
0 promesse sacrée, ô gages précieux !
La terre disparaîl, la mort m'ouvre les cieux.
La porte s'ouvre ; toute la prison est soudain éclairée. LE BOURREAU
Le jour est là, Davel ; courage !
DAVEL, sans l'entendre.
L'Inconnue M'a parlé ; ce n'est pas un rêve ; elle csl venue. Je la vois, je l'entends. Sois libre, ô mon pays ! Sois adoré, mon Dieu !
Il tombe à genoux.
LE BOURREAU, lui frappant sur l'épaule.
C'est l'heure!...
DAVEL, se retournant et se relevant.
J'obéis.
Au destin où je vais, un grand espoir me porte : 0 liberté! je peux mourir. - tu n'es pas morte!
Œuvres à lire de Virgile Rossel (Sandoz, Neuchàtel ; Lemerre, Paris ; Mignot, P. Payot, Lausanne; Attiuger. Neuchàtel, éditeurs) : Chants perdus (1881); .Vature (1885); La seconde jeûnasse (1888); Poèmes suisses ,1S93) ; Davel (1808); iVù-o^i/ie (IS'.iiJ); Morgarten (lOUôj. — Criliiiiies à consulter : Emile Bonjour, Notice-Souvenir de la représentation de Davel (Corbaz et ('.''•, Lausanne. iSllSj ; H. "Warnery, Semaine littéraire, 30 décembre 1900.