‹ Chrestomathie française du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 144 sur 151 · JULES CARRARA · texte numérisé non relu

JULES CARRARA

Vienne à moi par des jours pareils La mort qui délivre! Puissé-je Au milieu des colzas vermeils, Sous les arbres blancs comme neige,

M'endormir sans longues douleurs, A l'heure calme où l'ombre tombe, Et tes frais Printemps, de leurs fleurs. Faire une couronne à ma tombe !

Florence.

0 Florence, en mes jours de fatigue et d'ennui. Que de fois j'évoquai U vision chérie ! Tu m'es depuis six ans comme une autre patrie: A toute heure et partout ton souvenir me suit.

Que ton ciel est léger, et comme l'Arno fuit, Mélodieusement, dans la plaine fleurie ! Que tes deux cents clochers ont douce sonnerie! Quelle gloire à ton front, lorsque descend la nuit!

Heureux qui mit sa lèvre à la coupe enchantée ! Tu semblés, au printemps, un vaste reposoir, Et ta grâce, jamais, ne sera trop vantée !

Noble ville des lys, quand pourrai-je revoir — Les yeux mouillés, le cœur joyeux, l'âme exaltée! — Ton campanile blanc briller dans l'or du soir ?

Œuvres à lire d'Adolphe RLbaux: Feuilles de Uer-t-e (18S3); Vers l'idéal (1884); Rosaire d'amour (1887); Pierrot sculpteur, pièce en 1 acte en vers (1888); Comme le grillon (1898). — Critique à consulter: Virgile Rossel, Histoire de la lillérature française hors de yrance.

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