Scène IIL DAYEL, LA a bbllb inconnus
LA « BRLLE INCONNUS »
Elle apparaît, enveloppée de lumiAre ; elle porte une lobt blanehe ; elle a ea mains une palme verte et une roee blanche. Davel, pendant qu'elle parle, M eoolèye à moitié, en rêve ; on entend, en Boordiae, la musique de la ohanaoA
du premier acte.
Ne pleure point, Davel, sur ta patrie t Roavre les yeux, Davel, que ta lèvre sourie Et qu'un éclair de joie illumine ton front t Un vaillant ouvrier s'en va, d'autres viendront, Car Dieu ne laisse pas son œuvre inachevée, Et ta patrie, un jour, swa libre et sauvée. ^
Qu'importe l'insuccôs, qu'importe le trépas : L'héroïsme est vaincu, la justice, non pas. Elle n'a point menti, la voix de l'Inconnue; Et ta fée, 6 Davel, de toi s'est souvenue : C'est du sang des martyrs que naît la liberté, La mon est le chemin de l'immorlal lé. Tu fus et lu seras le précurseur auguste, Dont la mémoire au cœur des nations s'incruste Comme aux parures d'or, une perle de prix ; Tu fus abandonné, mais tu seras compris Et ta défaite aura sa superbe revanche.
Elle Jette palme et roee sur la eouohe de DuTel*
Prends cette palme verte et cette rose blanche : Ton pays les verra, ton doux pays de Vaud, Marier leurs couleurs aux plis de son drapeau El saluer demain sa jeune indépendance... Une aube pâle monte au ciel ; la mort avance ; Tu meurs ; un dernier (^i de ta tombe est monté : « Pour Dieu, pour la Patrie et pour la Liberté l »
Elle dépose un baiser sur le front de Davel et disparaît.
i Le personuage dont il s'agit ici est une jeune fille, légendaire ou non, qui avait autrefois prédit à Davel qu'il accomplirait de grandee choses. Gomme Jeanne d'Arc, le grand patriote vaudois était uu mystique et entendait des «oijc.
648 CHRRSTOMATHIB FRANQAISB