‹ Chrestomathie française du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 19 sur 166 · CHARLES LOYSON · texte numérisé non relu

CHARLES LOYSON

yé à ChâteaU'Gontier en Î79I, mort à Paris en 1S20.

EUViaqiie chn'tion, tondre et sentimental, il marque la transition cnln» Millovoye et Lamartine. Sa courte vie fut une lutte mélancolique coiitn» la mort : comme l'auteur des Elégies, il mourut, lui aussi, poitrinaire et se sentit mourir. Sa poésie, déjà toute romantique par les sentiments, est absolument sincère. Lorst]u'il parle de ses douleurs, ce n'est pas, ci>mme tant de poètes de Tàge suivant, par mode littéraire ou par suj^gestion livn»sque. 11 voyait venir le « noir séraphin », en écrivant ses plaintives rovories. Son stj'le, délicat et pur, a parfois la suavité des strophes lamartiniennes.

* On remarquera combien ce dernier vers est bien frappé ; c'est de l'excellent Corneille.

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