‹ Chrestomathie française du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 81 sur 166 · ANATOLE FRANGE · texte numérisé non relu

ANATOLE FRANGE

Le reflet de cette magie Donne à leur regard un raj'on.

Déjà la belle illusion Excite leur frôle énergie.

L'inconnu, l'inconnu divin, Les baigne comme une eau profonde ; On les presse, on leur parle en vain : Us habitent un autre monde.

Leurs yeux purs, leurs yeux grands ouverts S'emplissent de rêves étranges.

Oh ! qu'il sont beaux, ces petits anges Perdus dans l'antique univers 1

Leur tête légère et ravie Songe tandis que nous pensons ; Ils font de frissons en frissons La découverte de la vie.

Les Noces oorinthiennes ^

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