LA DISTRIBUTRICE
Oh ! quelque chose encor!
CYRANO
Oui. La main à baiser.
Il baise, comme la main d'une princesse, la main quelle lui tend.
LA DISTBIBTJTBICB
Merci, monsieur.
Révérence. i
Bonsoir.
Elle sort.
L'Aiglon ^
AÇTEV Scène F-
Le fils de Napoléon I", le roi de Rome, est élevé et presque tenu en captivité à la cour d'Autriche, chez son grand-père maternel, l'empereur Franz, sous le titre de duc de Reichstadt. Metternich, qui craint toujours une restauration napoléonienne, a essayé d'en faire un prince autrichien, mais il n'a pu tuer en lui le souvenir de l'empereur : l'Aiglon a appris en secret l'histoire de son père et pense sans cesse à l'Aigle *. Un complot noué par des Français s'est formé à la cour pour faire évader le duc et l'emmener à Paris où le peuple est prêt, croit-on, à se soulever en sa faveur. L'âme de la conspiration est Flambeau, un vieux grognard de l'armée napoléonnienne, engagé à la cour comme laquais, sous un faux nom. Le rendez-vous des conjurés est dans la plaine da Wagram ; c'est là que le duc doit trouver des chevaux pour fuir. Un scrupule de ce dernier fait échouer le plan ; la police autrichienne le surprend avec ses compagnons. Flambeau^ pour éviter d'être fusillé, s'est frappé d'un coup de poignard : il va mourir. L'Aiglon, après avoir éloigné ses partisans et les policiers, reste seul avec le vieux soldat pour l'assister dans son agonie.