‹ Chrestomathie franc̜aise du XIXe siècleChapitre 86 sur 176 · HENRI D£ BORNIER · texte numérisé non relu

HENRI D£ BORNIER

LE DUC KATME

Et maintenant^ il faut pour l'hymen qu'on espère, Joindre au désir du fils la volonté du père. — Venez, comte Amaury. Voici les fiancés ; Ils ne peuvent sans vous être unis. Prononcez!

AMAURTy avançant lentement.

Sire duc... Pardonnez à mon trouble... Il me semble Que pour moi cet honneur est trop grand, et je tremble; Je voudrais qu'en ce jour qui met tout au vrai prix. Le père disparût dans la gloire du fils ! Après ce qu'il a fait, ce qu'il fera peut-être. Mon fils est le vrai chef de famille, le maître ! Moi je ne suis plus rien, je ne peux rien, sinon Sentir mon cœur frémir de tendresse à son nom. Faites ce qu'il désire.

6ÉRALD

Ah! mon père... De grâce!...

Ma gloire, c'est d'avoir bien suivi votre trace.

AMAURY

Ce que j'ai dit, Gérald, je dois le maintenir : Moi, je suis le passé ; marche vers l'avenir!

LE nue NAYME

Comte Amaury, c'est bien! — Pour que nul n'en ignore, A tous, selon la loi, je fais appel encore. Ainsi, par des motifs qu'a prévus cette loi. Quelqu'un s'oppose-t-il à cet hymen ?

RAQENHARDT, sortant de la foule.

Oui, moi.

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