X PRÉFACE
une écriture formée d après celle des Syriens , que vraisemblament des prêtres nestoriens leur avoient portée.
L écriture des Mandchou fut bientôt arrivée à sa perfection actuelle ; et depuis la conquête qu'ils firent , en 1644, de la Chine, leur littérature s'est enrichie d'un grand nombre d'ouvrages , consistant pour la plupart en traductions de livres chinois. Ces traductions donnent une certaine facilité pour l'intelhgence des textes originaux ; et c'est principalement sous ce point de vue que les missionnaires cathohques qui ont résidé à Peking , se sont occupés d'apprendre le mandchou , et de composer des livres élémentaires pour l'étude de cette langue.
Le P. Amiot envoya en Europe sa traduction du dictionnaire alphabétique mandchou-chinois , intj^ulé \^S.Aj^^ 1-t^^-^-y-^ 0.^' ^ Mandchou isaboukha bitkhe ^ ainsi qu'un extrait français de la grammaire de Ja même langue , composée en latin par le P. Gerbilion , et insérée dans le recueil de Thevenot. M. Langlès fut chargé de l'édition de ces deux ouvrages , dont le dernier fut inséré dans le XIP volume des Mémoires concernant les Chinois , et le premier publié à part en trois volumes in-4\
On avoit donc en Europe une grammaire et un iexique de la langue mandchou ; mais on manquoit de textes dans cet idiome , indispensablemcnt nécessaires pour se hvrer avec fruit à son étude. Cette considération m'a déterminé à faire paroître une Chres-