IX^ ARTICLE
Si, d un côté ou de i'autre, on envoie de grands ou de petits chargés d'affaires , iis doivent se rendre préalablement à la frontière , et donner avis de leur mission et de ieur rang. II ne faut pas les retenir long-temps à ia frontière , et l'on doit y envoyer quelqu'un pour ies recevoir. Après la réception d'une lettre d'invitation , on ieur donnera à cliaque relais des
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vivres , et on les recevra avec respect. A leur arrivée , iis seront logés et défrayés ; s'ils viennent dans une année pendant laquelle ie commerce n'est pas permis , iis ne doivent pas apporter de marchandises. Si, pour quelques affaires importantes, on envoie un ou deux courriers, iîs doivent présenter leurs papiers aux officiers de ia frontière, qui leur fourniront des chevaux de relais, des conducteurs et des vivres, sans qu'ils aient besoin d'en donner l'avis préalable : le tout, comme il a été convenu avec l'ambassadeur de l'empire des Oros , le comte illyrien Saioa Wladislmoitche,
La correspondance par lettres et par messagers entre les deux empires étant de la plus haute importance , elle ne doit souffrir aucun retard. Si donc à l'avenir on ne répond pas aux lettres envoyées, et si l'on retient inutilement les messagers, ce sera agir contre le contenu du traité de paix. Dans ce cas, on ne recevra plus ni les ambassadeurs ni les négocians, jusqu'à ce que de pareilles difficultés soient terminées : alors seulement on leur permettra le passage.