‹ Chrestomthie du vieux français;Chapitre 98 sur 110 · POUR LA VERIFICAT. DE LEURS FAICTS, ET PAR MATIERES CRIMIN · texte numérisé non relu

POUR LA VERIFICAT. DE LEURS FAICTS, ET PAR MATIERES CRIMIN

jjSi l'escriture est la vraye image du parler, à quoy nous pouvons nous plus ^estudier que de représenter par icelle en son naïf ce pourquoy elle est in- „ventée? Belles paroles vrayment. Mais je vous dy que, quelque diligence „que vous y apportiez, il vous est impossible à tous de parvenir au dessus ,de vostre intention. i Je le cognois par vos escrits: car combien que découchiez toutes vos flèches a un mesme blanc, toutesfois nul de vous n'a sceu ^atteindre, ayant chacun son orthographe particuh'eî-e y au lieu de celle qui est , commune à la France.'- — „Ostez de nostre escriture les lettres que nous „ne prononçons pas, dit encore le même Pasquier, vous introduirez un chaos „en l'ordre de nostre grammaire, et ferez perdre la cognoissance de l'origine „de la plus grande partie de nos mots; coTifondant singulier et pluriel en- „semble, parce qu'en ces mots d'il fait et ils font, le mot d'il se prononce gtout d'une mesmes teneur, et représente neantmoins plusieurs nombres."

' Pasquier s'adresse ici, non point au seul Eaœus, mais à tous ceux qui comme lui, se posaient en réformateurs "^de l'orthographe.

BEANTOME

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