‹ Chrétiens et TurcsChapitre 72 sur 119 · III.— LES TURCS EN VALACHIE · texte numérisé non relu

III.— LES TURCS EN VALACHIE

ce petit pays, sur lequel il avait toujours nourri des projets de conquête.

Pendant qulskender^y opérait contre les insurgés de lUerzégovine , Mustapba- Pacha Mélémitcbi devait empdcber l'arrivée des Bosniaques à Jaîtza et à Travnik; mais Mustapha-Pacha s'était coptenté de rester devant Jaîtza et de camper à une bonne distance sur le versant d'une montagne. Omer-Pacba, ayant appris Tétat des choses, se hâta de se rendre lui-même à Jaltata pour chasser de cçt(e forteresse les insurgés qui y étaient entrés san^ obstacles. Les incidents de celte nouvelle campagne établirent une fois de plus la supériorité militaire du général ottornan. Les Bosniaqqes furent battus à Jaîtza j à Yalzar-Vakup, à Krupa, enfln a Bibatcbi forteresse devant laquelle Iskender-Bey était bloqué, et ' qu'Omer-Pacha enleva après un vigoureux assaut'. Après la prise deBibatchet l'arrestation de la plus grande partie des chefs rebelles de la Bosnie, Omer-Pacha retourna à Knipa, d'où il fit une proclamation dans laquelle il déclara aux Bosniaques que les séducteurs du peuple

* Ukeoder-Bey, chargé d'opérer sur la frootière de la CraÏQ^, avait rempli sa mission et s'était avaocé jusqu'à Bihatch en passant par Ifivna, Gbmatsch et Blay. Il campait à deux heures de Bihatch, lorsqu'il fut entouré et bloqué par une [partie des insurgés, qui voulaient couper ses communications avec Omer*rPaclia. Sur ces entrefaites, le séraskier partit de Priédor, s'avança sur Krupa, hODbarda la forteresse, et le 1»' avril, sous une grêle de balles, fit établir un pont par Èmin-Àga, officier de sapeurs (rex-oHicier autrichien Calmar). Les chefs albanais Guoleka et Ûsman-Aga niantèreni les premiers k l'assaut avec leur infanterie irrégulière, mais ils furent culbutés. Omer-Pacha, voyant que les Albanais

étaient entre ses mains, et qu'il accordait une pleiiie et entière amnistie aux paysans qui s'étaient souleirés contre l'autorité du sultan. U les exhorta à servir fidèlement leur padishah et à se soumettre aux agents de la Porte. Il leur ordonna de s'emparer de quelques-uns des chefs qui s'était enfuis et de les livrer à Tautorité. Ali-Keditch, qui avait joué le rôle le plus actif dans le soulèvement, se réfugia aussitôt en Autriche.

La défaite des insurgés bosniaques avait intimidé la population musulmane, tandis que le triomphe d'Omer- Pacha, jadis chrétien lui-même et leur compatriotei avait rempli de joie les chrétiens de Bosnie et de l'Herzégovine. Ils se berçaient de l'espérance de Toir leur position bientôt améliorée. Cet espoir paraissait d'autant plus fond^ qu'Omer-Pacha ne leur avait pas ménagé les promesses pendant toute la durée dfis opé-

perdaie&t coange, fit anncer son infanterie régnlière, qui, malgré on feu bien ooarri ei après une demi-heure de combat, s^empara des principaux points. La garnison se rendît, et les chefii rebelles forent faits prisonniers. Les Turcs eurent cent trente Albanab taés et soixante et orne blessés; dans leurs troupes régulières, ib comptèrent sept cent cinq morts et cent quarante-deux blessé». Les Bosniaques eurent quatre cent quatre-vingts morts et cent soixante-quinxe blessés. La bataille avait été acharnée, et Omer- Pacha s'était exposé aux plus grands dangers. De Krupa, oik le séraskier apprit la position critique d*Iskender-Bey, il partit eo toute hâte et se dirigea vers Bibatcb. Cette forteresse est bètie sur une Ile au milieu des marais formée par TOuna. Les insurgés fireni un dernier effort pour se défendre sur les retranchements de la ville. Le 48 avril, Orner ordonna Tassant et y entra le même jour. Cette prise coûta aux Turcs quatre-vingt-trois morts et soixante«x blessés.

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